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CORRODED @ Backstage By The Mill (24/02/18)

Le Backstage By The Mill accueillait samedi soir le show made in Sweden de Corroded, accompagné par The Hawkins. Les deux groupes nordiques ont tenté tant bien que mal de créer l’émoi dans les coeurs glacées des Parisiens. On vous dit tout.

Il est 19h30 quand le premier quatuor pointe le bout de son nez sur la scène du Backstage. Si la foule semble bien éparse, ce n’est pas sans compter sur l’énergie de THE HAWKINS, venu présenter un tout premier album sorti l’année dernière, “Ain’t Rock N Roll”.

Les influences punk des quatre rockeurs font mouche dans l’assemblée, sans pour autant créer d’émulation particulière. Il faut dire que malgré l’enthousiasme des quelques curieux présents, la salle est bien trop vide pour rendre la soirée inoubliable. The Hawkins sait tout de même s’y prendre avec le public, qui coopère sans difficulté durant plus d’une demie heure. La tchatche des petits gars fonctionne, l’audience est ravie.

 

 

Après un assaut de chevelus, c’est une horde de barbus qui décide d’envahir la scène, bien décidés à imposer leurs grosses voix et leurs gros riffs. Malgré l’arrivée de quelques retardataires, le constat reste le même qu’en première partie de soirée : vide sidérale au Backstage. Que ce soit l’appel des pistes de ski ou bien le froid glacial de ce samedi soir, on a bien du mal à ne pas être peiné pour les deux formations qui se sont déplacées pour une petite trentaine de personnes. C’est bien dommage.

 

 

Le quatuor suédois a mis la lumière sur ses essais les plus récents, privilégiant bien évidemment le petit dernier, “Defcon Zero” (2017) et son prédécesseur, “State Of Disgrace” (2012). Si les fans ne semblent pas réellement connaître la discographie de CORRODED sur le bout des doigts, ce n’est pas l’entrain qui manque.

 

 

D’un “Age Of Rage” (2010) sulfureux, aux accords délicats de la version acoustique de “A Note To Me”, en passant par un très humble “I Am The God” (2012), Corroded sait combler les quelques chanceux qui ont fait l’effort de se déplacer. Le lead rockeur Jens Westin et sa clique nous ont invité à rejoindre leur Corroded Land, où égalité, fraternité et rock attitude sont maîtres mots. Il est vrai que faisant face à si peu de personnes le chanteur se sent plutôt à l’aise en parlant politique et droit des femmes comme bon lui semble. En plus de charmer par son look de biker, notre ami nous dévoile aussi des opinions honorables. Joli.

 

 

L’espéré “Time And Again” se fait attendre mais ressort glorieux d’un set qui aura duré pas moins d’une heure et demie bien remplie. Ce fut un peu comme si l’on assistait à la répèt’ d’un groupe de potes… sans les fausses notes. On repart avec de l’amour et de nouveaux copains tous neufs. Plutôt cool.

 

 

La fraîcheur de la soirée n’a pas entamé la chaleur d’un accueil suédois en grande forme. Rien de mieux pour se réchauffer que l’intimité d’un petit comité : le show de The Hawkins et de Corroded n’avait rien à envier aux plus gros. Certes un poil trop calme mais, en vue du nombre de places occupées, les gars se sont bien défendus. On ne peut réellement leur faire valoir ce manque de mouvement, on se contentera d’apprécier ce qui nous a été offert.

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