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CHARLIE WINSTON @ Elysée Montmartre (05/12/18)

C’est dans l’enceinte d’un Elysée Montmartre rempli que Charlie Winston vient présenter son nouvel album “Square 1” à un public toujours aussi curieux. Retour sur deux heures placées sous le signe du partage !

A 19h45, la tâche d’ouvrir le bal est confiée à la radieuse NAYA, jeune auteure-compositrice-interprète ayant déjà fait vibrer le plateau de la finale de “The Voice Kids” 2014 de sa voix suave et enchanteresse. Au gré de ses morceaux entrainants et modernes (“Girl On The Moon”, “Ailleurs Solaire” ou encore “Ego K.O”) tirés de son premier album “Ruby”, la musicienne envoûte l’audience de son aura éclatante et de sa bonne humeur communicative, au service d’un talent indéniable. Artiste à suivre !

 

 

Après un entracte express d’à peine un quart d’heure, le public se retrouve déjà nez à nez avec la tête d’affiche; ou presque, car c’est dans une mise en scène minimaliste mais saisissante que l’artiste fait son entrée. Dissimulé derrière un écran blanc reflétant sa silhouette mouvante, CHARLIE WINSTON fait vibrer l’Elysée Montmartre des notes retentissantes de “Another Trigger”, captivant l’auditoire. Accompagné de ses deux musiciens, assurant avec aisance les percussions, le piano et le violoncelle, le Britannique, guitare à la main, enchaîne avec l’entrainante “Kick In The Bucket” et communique dès les premiers instants une charge d’énergie contagieuse. Pour cause, l’ambiance chaleureuse ne cesse d’accroitre au gré des titres, tous interprétés avec technicité et éloquence. Tantôt à la guitare acoustique, tantôt au piano, le musicien use de ses divers talents et rythme la performance par sa générosité et son entrain, communiquant avec l’assemblée entre les chansons.

 

 

Si les classiques de l’homme au chapeau exaltent la foule (“I Love Your Smile”, “In Your Hands” ou encore “Like A Hobo”), les morceaux plus récents n’en seront pas en reste. “Here I Am”, “Photograph”, “Get Up Stronger” ou encore “Airport”, tirés du nouvel album, se révèlent sous un nouveau jour : interprétés par des musiciens en effervescence, les titres sonneront d’autant plus éclatants et riches sur scène, touchant les spectateurs en plein cœur.

 

 

L’artiste met du cœur à l’ouvrage et tâche de pousser l’échange jusqu’à la confession : afin d’introduire “Until Tomorrow”, il racontera à son audience l’enchainement d’évènements et de problèmes de santé rencontrés par sa famille et lui-même ces dernières années, l’ayant contraint à faire une pause dans sa carrière qui reprendra sous la forme de l’optimiste “Square 1”. La générosité de l’artiste se manifestera également de manière physique, puisqu’il viendra à la rencontre de son public en traversant la salle sur “A Light (Day)”, bâton lumineux en main.

 

 

Enfin, que serait le partage sans invités surprise : si Naya réapparait sur scène pour une reprise de “No Roots” d’Alice Merton, c’est le rappeur Baloji qui enflammera l’Elysée au son de “Feeling Stop”, avant que la sœur de Winston, Vashti Anna, ne le rejoigne pour un poignant “Lost In The Memory”; premier titre du rappel qui sera illustré par un fan project, la foule brandissant des dessins à l’effigie du fameux chapeau du Britannique. Difficile de ne pas être contaminé par la fièvre Charlie Winston, qui pousse sa volonté de proximité avec le public jusqu’à lui proposer de noter leurs adresses e-mail sur des formulaires à la table de merch, afin de garder contact avec eux. Comme un clin d’œil à la soirée qui approche de sa fin, l’artiste s’éclipse sur “Losing Touch”, faisant ses aux revoirs en douceur à une foule conquise.

 

 

Ce soir, Charlie Winston livre une performance aussi chaleureuse que sincère, mêlant sonorités organiques et puissance scénique. Deux heures de concert passées à vitesse grand V, ayant ravi une audience timide mais réceptive. Agréable moment !

Setlist :

Another Trigger
Kick in the Bucket
Constant Sorrow / Speak To Me
Here I Am
Photograph
Until Tomorrow
Get Up Stronger
Airport
Rendez-Vous
Feeling Stop
No Roots
Spiral
Generation Spent
I Love Your Smile
Like A Hobo
A Light (Day)
In Your Hands
—-
Lost In The Memory
The Weekend
Say Something
Losing Touch

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