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CARPENTER BRUT @ Zénith (30/10/22)

Mais où s’arrêtera donc l’ascension de Carpenter Brut ? Quatre ans après leur concert à l’Olympia et tout juste de retour d’une tournée nord-américaine couronnée de succès, les maîtres du synthwave metal montent encore d’un cran et ce soir, c’est direction le Zénith !

Sierra

C’est dans un Zénith déjà plein à craquer que SIERRA monte sur scène pour chauffer le public venu très nombreux ce soir. Et il ne faudra pas très longtemps à Annelise Morel et à son mélange d’EBM et de synthwave martiale et mélancolique pour accrocher l’auditoire avec une facilité déconcertante.

Sierra semble s’éclater sur scène et l’audience, clairement venue au Zénith pour danser ce soir, lui répond chaleureusement par des applaudissements nourris dès qu’elle en a l’occasion. Le lightshow qui l’accompagne est particulièrement soigné et efficace, entre néons installés sur la scène et lumières qui balayent la foule.

Cinq morceaux plus tard, qui ont semblé n’en faire qu’un dans ce set puissant, Sierra quitte la scène et le public est assurément conquis.

Horskh

La soirée se poursuit avec HORSKH et son metal industriel électro. Dans un style qui rappelle la part la plus sombre de Nine Inch Nails, le trio dégaine une énergie brute et agressive qui en met plein les oreilles du Zénith. Les beats électro sont accompagnés par une batterie et une guitare live, et le chanteur et leader du groupe, Bastien Hennaut, harangue la foule depuis un marche-pied sur la scène.

En véritable MC indus, il donne de sa personne pour ambiancer le public du soir, allant sans cesse d’un bout à l’autre de la scène. Une grosse énergie à la Ministry se dégage de Horskh et les gros riffs se succèdent, voyant le chanteur et le claviériste alterner entre séquenceurs/synthés, guitares ou même percussions.

Horskh réussit parfaitement à garder le public déchaîné avant Carpenter Brut et la mission est réussi pour le trio, même si on peut quand même regretter un coté légèrement répétitif dans ce set.

Carpenter Brut

C’est sur un “Everybody” des Backstreet Boys complètement décalé (mais sur lequel le public s’amuse) que les lumières s’éteignent pour laisser place aux stars de la soirée. Au-dessus de la fosse, on aperçoit une gigantesque boule à facette qui laisse présager une soirée sur le thème du dancefloor.

Sur “Opening Title”, Franck Hueso, maître à penser de CARPENTER BRUT, prend place sur scène derrière son synthé illuminé du logo du groupe, accompagné des musiciens live Adrien Grousset (guitariste d’Hacride) et Florent Marcadet (batteur d’Hacride et de Klone).

“Straight Outta Hell”, extrait du dernier album Leather Terror, lance le début des hostilités et le Zénith se transforme immédiatement en une grande boîte de nuit infernale. L’assemblée est chaude comme la braise et il n’y a pas besoin d’attendre longtemps pour que tout le monde se mette à danser, puis à chanter sur “The Widow Maker”, autre extrait du même disque.

Carpenter Brut passe ensuite la seconde et enchaîne les extraits des premiers EP de la formation qui ravissent le public. Sous des lumières rouges qui inondent la salle, et des écrans vidéos qui diffusent des images de série Z 80′ – diable, VHS géante, palmiers qui brûlent – “Meet Matt Stryker” ou “Run, Sally, Run!” font danser et sauter la foule comme jamais et les morceaux s’enchaînent quasiment sans interruption.

Et ce n’est certainement pas “Lipstick Masquerade” qui pourra laisser au Zénith le temps de reprendre son souffle. L’ambiance, déjà survoltée, est maintenant électrique et tout le monde est debout jusque dans les gradins pour ce morceau, chanté en live ce soir par Persha.

“Imaginary Fire” n’aura pas la chance d’être interprété en live par Greg Puciato (on s’en serait douté) et le chant est assuré par des bandes enregistrées, mais cela n’enlève rien à la puissance de ce tube, sur lequel le son ultra heavy de la guitare d’Adrien Gousset redouble de puissance et Florent Marcadet martelle ses fûts.

L’ambiance visuelle et le lightshow de Carpenter Brut est incroyable ce soir, entre effets de pluie et de tonnerre sur “Hairspray Hurricane” ou flammes sur “Leather Terror”, la chanson la plus metal de ce soir.

L’homme derrière Carpenter Brut, Franck Hueso, se lève et fait signe au public qu’il veut voir un wall of death sur LE maxi tube du groupe, “Turbo Killer”, et le public s’exécute avec joie. Cela pogotte avec entrain dans la fosse, on est vraiment en enfer ce soir, et ce ne sont pas les flammes projetées sur “Le Perv” qui diront le contraire !

Le show de ce soir se conclut en apothéose avec la classique reprise de “Maniac” (la chanson du film Flashdance) sur laquelle tout le monde se déchaîne une dernière fois sous les rayons de lumières de la boule à facette et reprend en chœur les paroles affichées sur les écrans.

Carpenter Brut a régalé le Zénith avec un show dantesque effréné. Le groupe aura fait l’unanimité et impossible de trouver une seule personne qui n’ait pas dansé ce soir. Avec un show aussi impressionnant visuellement et une énergie aussi débordante, on se dit que Carpenter Brut aurait parfaitement sa place sur les plus grandes scènes des festivals cet été !

Carpenter Brut Setlist Le Zénith, Paris, France 2022, Leather Terror