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BRUCE DICKINSON @ Le Trianon (14/02/20)

Exit les roses, exit le champagne et le petit restaurant “so charming”, rendez-vous au Trianon pour une soirée en compagnie de… Bruce-Bruce Dickinson !

Comment ça Bruce Dickinson au Trianon ? En concert solo ? Comment cette information a pu échapper à l’ensemble des fans ? Incroyable aujourd’hui à l’heure d’une société ultra connectée… Minute papillon !

Cet événement s’inscrit dans le cadre de la sortie, en octobre 2017, de son livre autobiographique “What Does This Button Do?”. Son auteur est également pilote, sportif (escrime), fan invétéré de bières et… ah oui, frontman d’Iron Maiden. Ça y est, on y arrive; le contexte est posé.

Suite à la sortie du bouquin, bon nombre de pays ont accueilli Bruce Dickinson, dans le cadre de “clinic” et sessions questions/réponses. La France n’avait pas encore eu cette chance. La séance de dédicace, fin 2018, à la Fnac des Champs Elysées, n’était pas suffisante. Et c’est finalement en ce 14 février 2020 que Paris accueille Bruce, dans la magnifique enceinte du Trianon.

Bruce’s Speech

Arrivé sous une pluie d’applaudissements, Bruce pose d’abord sa Trooper (décidément) et salue le public. Le show s’articule donc en deux parties. Une première où il survole, chronologiquement, son parcours, certains faits et anecdotes. La seconde elle, après entracte, est consacrée aux questions/réponses, avec donc un peu plus de spontanéité et d’inédit.

De son enfance et son caractère turbulent jusqu’à ses premières expériences musicales, les anecdotes sont nombreuses. Initialement, c’était la batterie qui attirait son attention, mais son premier groupe -il était au bongo, qu’il avait d’ailleurs volé- le pousse durant une répétition à prendre la place du chanteur. Fini les bongos, c’est au travers du chant qu’il va continuer son aventure artistique.

Mais les faits qu’il relate sont plus vivants encore lorsque l’intéressé se met en scène avec beaucoup d’humour, imitant par exemple son comparse Nicko ou ironisant sur la relation batteur/bassiste au sein d’un groupe. On peut également souligner l’anecdote au sujet du premier Rock In Rio, ses premiers pas au sein de Samson, les substances illicites ou encore quelques piques -toujours avec humour- à l’encontre de comparses frontmen.

I’m not just a singer, I’m a free man !

Bruce revient également sur son voyage à Sarajevo, en pleine guerre, début 90. Malgré l’extrême gravité des événements, les quelques anecdotes sont empreintes d’humour encore. Il a d’ailleurs été nommé citoyen d’honneur, l’an dernier, le jour même de la fête nationale, bousculant le protocole local. Une véritable fierté et un honneur, comme le laissait entendre ce soupçon d’émotion au travers de ses propos.

De plus, nombreuses interventions sont en Français, apportant ce je-ne-sais-quoi qui rend cette expérience plus agréable et fun, tout simplement. L’auditoire est très réceptif et respectueux (Dieu merci ce n’est pas un concert).

Puis cette première partie arrivant à sa fin, Bruce évoque son cancer et de drôles d’anecdotes malgré la gravité de cette expérience. Ce n’est sans doute pas à la portée de tous d’en parler si ouvertement avec quelques pointes d’humour.

The Book Of Bruce

La séance de question/réponse suit mais est assez vite expédiée. D’une car les questions soumises auraient dues l’être avant le show -et non à l’entracte- puis en raison du couvre-feu de la salle, le temps presse. Quoiqu’il en soit, cet échange est plus spontané que son show, très rodé.

Que ce soit des questions relatives à sa carrière solo, à la fin d’Iron Maiden, si “Alexander The Great” serait au programme prochainement -à priori non-, un concert symphonique -peu probable- ou des expériences de vols. Les thématiques sont diverses.

Puis la cerise sur le gâteau, ou plutôt les cerises, seront l’interprétation d’un extrait de “Revelations” et de “Wasting Love”. L’occasion pour lui d’expliquer des aspects plus techniques concernant son interprétation, un moment extrêmement intéressant, car les différences sont palpables. Difficile de faire mieux pour conclure !

Encore hésitant à lire “What Does This Button Do?”, cessez donc, foncez ! Et à la question “quelle est la drogue préférée de Bruce Dickinson ?” L’adrénaline !

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