ReportsSlideshow

BLACKRAIN @ Le Trianon (28/02/26)

Pour terminer le mois de février en beauté, RockUrLife se rend à la soirée à ne pas manquer. En ce 28 février, les princes du sleaze français BlackRain investissent Le Trianon pour présenter Orphans Of The Light, leur dernier album, lors d’un concert événement. Ce soir, tout respire le glam et les paillettes : T-shirts de groupes fièrement arborés, looks tout droit sortis des années 80, cheveux crêpés, cuir assumé. Tous les ingrédients sont réunis pour lâcher prise et headbanger.

Overdrivers

À 19h40, l’hymne “Balls To The Wall” retentit et la fosse reprend le refrain avant même qu’OVERDRIVERS ne foule la scène du Trianon. Les Nordistes dégainent un hard rock frontal, à la AC/DC, et imposent d’emblée leur tempo. Les riffs heavy font déjà hocher les têtes, la rythmique est portée par un vrai sens du groove, les solos oscillent entre virtuosité et feeling, tandis que la voix aiguë et vibrante d’Adrien Desquirez perce le mur du son. Pendant que des danseuses électrisent le fond de scène, “High Mountains” et “Guitar Playboy” fédèrent par leurs refrains efficaces, tandis que “Show Your Boobies” injecte une dose d’humour dans l’esprit de Steel Panther.

Première partie peut-être mais grand show tout de même. Le groupe pousse le second degré plus loin encore avec l’arrivée d’un “prêtre” venu bénir la fosse à coups de médiators… avant de livrer un solo endiablé accompagné d’une none très peu vêtue. Mais le véritable chauffeur de salle reste le guitariste Anthony Clay : infatigable, survolté, il harangue la foule, traverse la fosse, grimpe jusqu’aux balcons et transforme son solo en démonstration de communion rock. 45 minutes plus tard, la tension est à son comble et le public est fin prêt à accueillir les maîtres du glam français.

BlackRain

Le moment tant attendu arrive enfin : il est temps de couronner les princes du sleaze. Ce soir, BLACKRAIN célèbre son nouvel album Orphans Of The Light mais aussi vingt ans de carrière, de scène et d’amitié. Au-delà du groupe, c’est tout un pan du glam qui est honoré, ce genre souvent boudé en France est ici porté par une communauté fidèle et passionnée. Pour l’occasion, le Trianon se transforme en capsule temporelle : turbines monumentales sous la batterie, néons XXL encadrant la scène, une esthétique 80s assumée. La fête s’annonce totale.

Une release party en grande pompe

Release party oblige, le groupe met son nouveau disque à l’honneur et en dévoile une large sélection. Quoi de mieux que d’ouvrir le concert sur “Dreams”, le premier morceau de l’album, et sa montée épique ? Le public connaît déjà les paroles et reprend le refrain en chœur. D’ailleurs, c’est le cas pour chacun des nouveaux morceaux. Même si l’album vient tout juste de sortir, l’auditoire le connaît sur le bout des doigts et scande les nouveaux hymnes du groupe comme “Crack The Sky” ou “Unleash The Fury”.

Parmi les morceaux mis à l’honneur, impossible de passer à côté des “Méandres de l’Instinct”, le seul morceau du groupe avec un refrain en français. Celui-ci trouve une résonance toute particulière chez notre audience parisienne, qui reprend à l’unisson ce refrain mélodico-mélancolique et son “à la vie à la mort… à la mort à la vie“.

Puis, pour couronner le tout, sur “Orphans Of The Light”, morceau phare de l’album, le groupe est accompagné de sa nouvelle mascotte, la goule pirate visible sur la nouvelle pochette de l’album. C’est une sorte d’Eddie qui vient embêter les musiciens comme pendant les concerts d’Iron Maiden, ce qui donne encore plus de vie à leur dernier disque.

Vingt ans de glam

En plus de mettre à l’honneur ces nouveaux titres, BlackRain n’oublie pas ses hymnes fédérateurs passés. En sept albums, le groupe possède désormais un sacré panel de morceaux, tous plus catchy les uns que les autres. “Wild Wild Wild” et “Hellfire” font danser le public particulièrement endiablé pour l’occasion : l’heure est aux retrouvailles et à la fête.

Pour ce concert événement, le groupe réserve même une surprise acoustique avec son incontournable ballade “Nobody But You”, sur laquelle un couple anglais présent dans le public se serait marié. Petit clin d’œil personnel à ces deux tourtereaux présents dans la foule, dans un moment d’émotion repris en chœur par un Trianon vibrant.

Mais pas question de rester émotif trop longtemps : le show repart de plus belle avec la reprise d’un hymne du glam : “We’re Not Gonna Take It” de Twisted Sister, accompagnée de Sheyenne, chanteuse du groupe de hard français Furies, qui enflamme une fois de plus la salle, plus chaude que jamais.

Côté musiciens, chacun brille : Swan Hellion mène la foule en véritable maître de cérémonie; Franky Costanza, au sommet de sa forme, alterne énergie glam et breaks plus metal; Mathieu De La Roche affiche un plaisir communicatif à jouer devant un public qui le lui rend bien; et Jerem G nous garde en haleine avec son solo “Resurrection”, hommage à Eddie Van Halen. Son jeu, mêlant technique et feeling, impressionne tant il semble jouer avec une facilité déconcertante.

La fête, la vraie

Mais malgré cette énergie communicative, le concert touche déjà à sa fin. Le quatuor revient pour trois derniers morceaux encore plus explosifs. La tubesque “Untamed”, l’évidente “Rock Your City”, qui fait vibrer Paris, et une reprise très festive de “It’s A Long Way To The Top” d’AC/DC, accompagnée d’Overdrivers, de leurs danseuses et de Christian à la cornemuse. Un tableau final qui réchauffe les cœurs et résume parfaitement cette soirée de folie.


Après 1h30 de glam, de sueur et de communion avec la salle, les nouveaux titres s’intègrent naturellement à la setlist et le public en redemande déjà. En guise d’au revoir, l’assemblée reçoit une pluie de médiators et de baguettes de batterie, accompagnée de remerciements chaleureux : plus qu’un concert, ce soir BlackRain a été honoré.

BlackRain Setlist Le Trianon, Paris, France 2026

Ecrire un commentaire

Lucie Allet
Tombée dans la marmite du metal dès mon plus jeune âge, je l’aime sous toutes ses formes et j’essaie de transmettre sa passion, sa force et sa sincérité dans mes chroniques.