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BLACK LIPS @ La Maroquinerie (21/11/19)

Les Black Lips dévoilaient il y a quelques semaines deux nouveaux titres, “Odelia” et “Gentleman” qui seront sur le prochain album prévu pour 2020. Afin de clôturer le chapitre “Satan’s Graffiti Or God’s Art?”, ils étaient de passage à La Maroquinerie, qui affichait complet ce jeudi 21 novembre.

Une première partie nonchalante

19h12. Les Parisiens de FILM NOIR ouvrent cette soirée. Très froids, hautains. Leur musique est un mixe de rock garage brut et de coldwave cuisante. Musicalement c’est propre. Les compositions sont soignées, dansantes. Les textes sont dans la veines de Feu! Chatterton, voire même parfois Izia. Un mélange intéressant donc.

En revanche, le chanté/parlé ne sonne pas excessivement bien. L’articulation est moyenne. Quelque chose fait que le public ne prend pas plus que ça. Beaucoup continuent de discuter durant le show. Peut-être que les membres de Film Noir devraient travailler quelque peu leur côté humain afin que les spectateurs soient plus inspirés et aient plus envie de les écouter. Heureusement pour Film Noir, la moitié de l’assistance est passionnée.

Black Lips : saltimbanque rigolo

21h. La salle est désormais pleine à craquer, il fait une chaleur assez suffocante et les BLACK LIPS arrivent enfin sur scène. Ils sont somme toute assez alcoolisés mais bien déterminés à retourner la salle.

Dès les premières notes, l’assemblée part en vrille et ça continue tout le long du concert. Ça pogote, ça slam et ça rigole beaucoup. Une ambiance bon enfant qui fait du bien en cette fin d’automne froide.

Les musiciens ouvrent le show avec “Drive By Buddy” et ses accents country. On aurait pu se croiser dans un saloon américain, tant l’auditoire est aussi arrachée que le groupe sur scène. Ils enchaînent avec “Family Tree”, sur lequel la salle reprend en chœur le refrain. Un moment de partage extraordinaire.

Une énergie parfois débordante

On ne manque pas de chaleur et de violence avec “O Katrina!”, lorsque Zumi Rosow (chant/saxophone/percussions) fracasse ses maracas au sol, pendant que Jared Swilley enflamme la salle avec sa basse aux sonorités sexy et dégomme le crâne (d’un bon coup de boule) d’une personne de l’audience un peu trop envahissante.

Malgré ça, Black Lips est très généreux. En effet, le quintette passe ses bouteilles de vins et champagnes à quelques fans des premiers rangs.

Les Américains jouent également la très attendue “Can’t Hold On” où toute la salle chante en chœur jusqu’à la dernière note du morceau. Ici, les rythmes blues rock et le chant festif amènent une ambiance électrique dans La Maroquinerie.

Retour à Woodstock

Ils calment le jeu avec “Hippie Hippie Hourrah”. Chanson lancinante aux accent 70’s. On se croirait à Woodstock. Des effets voix assez dingues, les musiciens en transe. Un joli groove qui embaume la salle, qui sonne très Bob Dylan.

Une heure quinze de concert plus tard, les Black Lips quittent la scène sous un tonnerre d’applaudissements.

Black Lips en live ce sont des morceaux qui se ressemblent et s’assemblent. Aucune diversité mais le style est tant maitrisé que c’est un réel bonheur. Le fait que tout soit DIY, authentique, énergisant donne vraiment envie de le revoir.

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