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BARNS COURTNEY @ Point Éphémère (28/03/19)

20 novembre 2018. Barns Courtney secoue un Supersonic bondé à grands coups de riffs bigarrés. Quatre mois plus tard, le voilà de retour… et on ne pouvait pas rater ça !

A peine les portes du Point Éphémère se sont-elles ouvertes qu’une marée de fans et de curieux se déverse dans la fosse. Rien de surprenant à ce que la salle parisienne affiche complet : auteur-compositeur et interprète de grand talent, Barns Courtney a su conjuguer ses influences passées à un présent délicieusement rythmé, et s’est imposé comme une figure montante de l’americana en moins de deux ans.

Premières parties respectables mais peu originales, RETRO VIDEO CLUB et BLACKWATERS ne transportent guère les spectateurs mais remportent néanmoins leur suffrage. Un micro pour le moins récalcitrant ne leur facilite pourtant pas la tâche !

Novices ou presque, les quatuors britanniques débordent d’une jolie énergie et oscillent avec astuce entre clash un pop rock tantôt sucré tantôt énervé, mais toujours coloré. Plus proches de Circa Waves que des Clash, les musiciens n’en demeurent pas moins de petites pépites qu’il vaudrait mieux suivre de près la prochaine fois qu’ils mettront un pied dans la capitale.

Vingt minutes d’entracte – et autant de bières – plus tard, BARNS COURTNEY fait son entrée. Si boutonner une chemise ne semble guère faire partie de son vocabulaire, le jeune homme a l’œil pour choisir ses vestes. Arborant fièrement une parure en velours bordeaux, il n’attend même pas le premier pont pour enflammer le Point Éphémère. Une nuée de mains battent la mesure.

A peine sa charismatique bassiste a-t-elle entamé les premières mesures de “London Girls” que Courtney entraîne la foule à le suivre dans une farandole de riffs brutalement appliqués sur le manche d’une malheureuse électro acoustique qui passait par là. Quelques larsens dessinent une grimace sur le coin de ses lèvres. Messie moucheté, il est allé jusqu’à changer la traditionnelle bouteille d’eau pour ce qui nous semble être un petit vin blanc… Il aurait tort de se priver !

Il entonne ensuite le déjà culte “Glitter And Gold” avant de se lancer dans une homélie frelatée hilarante à souhait : “Donnez-moi trois noms et je vous écris une chanson sur le champ”, lance-t-il à ses fidèles amusés. Aussitôt dit, aussitôt fait, le voilà contraint et forcé de faire avec ce que le public dépose à ses pieds. Ce soir, ce sera “sexe”, “bières” et “tomates”. Difficile de faire un tube avec des substantifs aussi peu inventifs, mais il réussi néanmoins à improviser quelques vers pouvant, soit dit en passant, se mesurer à certaines des chansons les plus largement diffusées sur nos ondes aujourd’hui.

Porté à bout de bras par une foule en transe, il conclue son set transpirant par le fort à propos “Fire” avant de s’engouffrer dans les coulisses.

Dernière date de sa tournée, le show parisien aura donc rempli toutes ses promesses et bien plus encore. A quand la suite ?

Barns Courtney Setlist Point Ephémère, Paris, France 2019

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