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BALTHAZAR @ Olympia (07/11/21)

En pleine tournée européenne pour défendre son album Sand paru en début d’année, le groupe belge Balthazar a pris ses quartiers à l’Olympia le temps d’une soirée. RockUrLife revient sur la communion entre le quintette et ses fans parisiens venus en nombre.

C’est dans un Olympia clairsemé que les WHISPERING SONS font leur entrée à 19h30 tapantes, dimanche oblige. La formation qui se rattache à la mouvance post punk échauffe le public qui se fait de plus en plus nombreux. Mais l’ambiance ne décolle pas encore. Porté par sa charismatique chanteuse Fenne Kuppens, le groupe enchaîne les morceaux. Les guitares ronflantes se mêlent aux lignes de basse entêtantes.

De plus en plus énergique tant dans l’attitude que dans les morceaux interprétés, le groupe parvient à mettre le public dans sa poche dans la deuxième moitié d’un set bien rodé d’une demi-heure.

Une énergie débordante

Au terme de trente longues minutes d’attente, l’ambiance est toute autre quand les cinq membres de BALTHAZAR font leur entrée dans l’arène rouge. La formation de rock alternatif est accueillie avec enthousiasme par une foule qui commençait à s’impatienter. Alors que les chœurs de “Hourglass” tournent en boucle, les musiciens apparaissent un à un, tous alignés devant leur batteur Michiel Balcaen, installé sur une estrade surélevée derrière eux.

Dès les premières secondes du show, l’arc de cercle de spots lumineux verticaux disposé derrière la bande produit un effet remarquable. Les spots vont et viennent, s’allument et s’éteignent, changent de couleur au rythme des riffs et des mélodies.

Branchez les guitares, sortez les synthés et accrochez-vous. Les morceaux s’enchaînent sans transition. L’Olympia en prend plein les oreilles et donne de la voix pour exprimer son bonheur. On passe de “Grapefruit”, tiré de l’album Fever (2019) à “Do Not Claim Them Anymore” en un éclair. Les stroboscopes viennent se mêler aux solos de guitare. Après un retour à l’album Sand (2021) avec “Moment” et “On A Roll”, la formation flamande plonge dans le passé en dépoussiérant trois morceaux issus de son premier album Applause (2010). “I’ll Stay Here”, “You Won’t Come Around” et “Blood Like Wine” s’enchaînent dans une ambiance intimiste et acoustique. Jinte Deprez s’y attèle, seul en scène, avant de céder sa place à l’autre chanteur de la bande, Maarten Devoldere.

Une conclusion en apothéose

Cet interlude n’a pas endormi l’auditoire, dont l’énergie ne retombe pas. La setlist avance jusqu’au moment tant attendu. “Fever”. Il n’a suffi que de la ligne de basse iconique du titre pour faire lever et se déchaîner l’Olympia, plus bouillant que jamais. La formation se disperse peu à peu et nous laisse avec une boucle électro. Le public en redemande en chantant le refrain à tue-tête et est resservi. Balthazar ne compte pas nous laisser là-dessus et remonte sur scène pour terminer sa chanson désormais culte de manière grandiose. Avant d’entonner “Entertainment” et de finalement quitter la scène.

Acclamés par le public qui ne compte pas en rester là, les cinq compères reviennent une dernière fois à la rencontre de leurs fans, prennent le temps de les remercier et offrent deux extraits de Sand (2021) à la foule restée debout : “Bunker” et “Losers”.

Alors que le rock alternatif repose habituellement sur le trio batterie-basse-guitare, Balthazar tire son originalité de l’utilisation régulière du trombone et du synthétiseur. Le groupe fait partie de ces artistes qui arrivent à sublimer et dynamiser leurs créations en live. Elles prennent une toute autre saveur, ce que ne manque pas de remarquer le public qui encourage constamment la bande, qui ne force pourtant pas pour emporter la foule avec elle.

Balthazar Setlist L'Olympia Bruno Coquatrix, Paris, France 2021, Sand Tour

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Albane Toulouse
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