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BADFLOWER @ La Maroquinerie (05/04/19)

Après avoir sorti son album “OK, I’M SICK” il y a peu, le groupe américain fêtait son premier passage en France, à La Maroquinerie (Paris). Il se souviendra sûrement longtemps de l’accueil qui lui a été réservé. Retour sur cet événement.

Les BROKEN HANDS ont vingt-cinq minutes pour chauffer une salle presque remplie avant l’arrivée de la tête d’affiche. Les cinq comparses anglais relèvent le challenge haut la main en délivrant un set énergique face à une foule dansante, de la première à la dernière note. Mené par un charismatique Dale Norton, le quintette semble honoré d’ouvrir la soirée pour ses copains de Badflower. En témoignent les nombreux headbangs effectués tout au long de la performance. Malgré un son nous empêchant d’apprécier pleinement la voix du chanteur, on souhaite au groupe de connaître un parcours aussi long que les cheveux de ses membres.

C’est dans une Maroquinerie remplie et enthousiaste que les quatre Américains de BADFLOWER montent sur scène. En toute simplicité. Les cris et les applaudissements retentissent bien avant le premier son. Preuve de l’impatience de l’assemblée de les découvrir en live. Une audience composée de nombreux jeunes et de moins jeunes, à l’âme rock n’roll !

Le set commence tout en puissance, avec un enchaînement de chansons très rythmées qui emportent l’auditoire sans peine. Josh Katz, armé de son micro et de sa guitare, regarde dans les yeux bon nombre de ses fans installés au premier rang. Souriant et inspirant la sympathie, il semble possédé par sa musique. Il souligne que le premier passage du groupe en Europe est incroyable, inimaginable. Effectivement, on sent à travers des regards complices et de grands sourires que les jeunes rockeurs sont ravis d’être là.

Les jeux de lumières sont magnifiques pour une salle aussi petite que La Maroquinerie. Cela a pour effet de souligner le rock puissant et poétique des interprètes de “Ghost”. Le son est bien réglé, ce qui permet d’apprécier pleinement la voix du chanteur, tantôt douce, tantôt puissante.

Heureusement, les Californiens laissent de la place aux chansons plus calmes, en proposant une setlist savamment dosée. Badflower ne sait pas s’il gagnera en popularité ou pas. Il veut juste savourer chaque instant, et c’est ce qui plaît au public. Ce dernier applaudit chaleureusement les discours du frontman, touché que les Parisiens connaissent les paroles de toutes les chansons jouées ce soir.

Avec le quatuor, le spectacle n’est jamais fini. Après quarante-cinq minutes endiablées, Badflower sort de scène mais réapparaît seulement quelques secondes plus tard sous un tonnerre d’applaudissements. D’abord le leader, seul avec sa guitare, puis ses camarades. Le bouquet final peut commencer.

Une ballade et des solos de guitare et batterie plus tard, Josh se jette dans la fosse, porté par ses fans, tout en continuant à gratter sa guitare avec une facilité déconcertante. Alors qu’on pensait cela impossible, le rappel rassemble finalement des morceaux encore plus énergiques que les précédents, mais non sans émotion. Les Américains repartent finalement sans s’attarder sur la scène. Et ce, malgré la foule qui les supplie avec enthousiasme de rejouer un morceau et qui ne veut pas croire que c’est déjà la fin du spectacle.

Finalement, malgré un moment relativement bref avec son public, Badflower n’a pas failli à sa réputation scénique déjà bien ancrée. Il a mis le feu à La Maroquinerie. Une chose est sûre : les supporters de la première heure lui ont déjà donné un nouveau rendez-vous, séduits par la prestation !

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