
Trois ans après In Times New Roman…, Queens Of The Stone Age fait enfin son retour avec un tout nouveau morceau. Intitulé “Easy Street”, ce titre inédit marque une nouvelle étape pour le groupe de Josh Homme, qui délaisse temporairement ses riffs abrasifs au profit d’une composition acoustique, introspective et étonnamment apaisée, accompagnée d’un clip aussi décalé que symbolique !
Dévoilé ce 14 juillet, “Easy Street” constitue la première nouvelle composition de Queens Of The Stone Age depuis la sortie de In Times New Roman… en 2023. Si le morceau est inédit en studio, les fans les plus assidus le connaissent déjà : il avait été joué pour la première fois en public lors des concerts de la tournée The Catacombs Tour en 2025, inspirée des performances exceptionnelles données dans les Catacombes de Paris.
À contre-courant de l’image habituellement rugueuse du groupe, “Easy Street” repose sur une instrumentation acoustique minimaliste, enrichie de synthétiseurs psychédéliques, de percussions volontairement imparfaites et d’une ambiance contemplative. Josh Homme y partage le micro avec la chanteuse country Nikki Lane, avec laquelle il avait déjà collaboré en produisant son disque Denim & Diamonds en 2022. Le contraste entre la voix chaleureuse de Homme et le timbre plus brut de Lane apporte une nouvelle dimension à ce duo qui oscille entre ironie, tendresse et désillusion.
Le chanteur explique que cette recherche d’authenticité était au cœur du processus de création : “C’est une chanson assez drôle. C’est comme se cogner le nerf du coude : c’est drôle parce que ça fait mal, et ça fait mal parce que c’est drôle. C’est sérieux, mais c’est drôle. Nous l’avons enregistrée comme on ferait une démo. Sans métronome, en gardant les erreurs. Le morceau accélère, ralentit, les claquements de mains ne sont pas parfaits, mais ils ne sont pas mauvais non plus. Et un mauvais claquement apporte cette part d’humanité qu’on ne peut pas fabriquer.“
Il poursuit : “Il ne s’agit pas seulement de faire les idiots. Il s’agit de comprendre les imperfections de sa propre vie. Comme la vie, cette chanson se trouve dans ses erreurs. Ses imperfections sont imbattables.“
Les paroles reflètent d’ailleurs cette philosophie, mêlant autodérision et introspection autour des relations humaines, des blessures du passé et d’une volonté d’avancer avec davantage de sérénité, sans renier les cicatrices qui façonnent une existence.
Le morceau s’accompagne d’un clip réalisé par Tony Wolski et Christopher Gruse, sur une idée originale de Josh Homme. La vidéo suit le frontman, visiblement malmené, poursuivi dans les rues par une galerie de personnages hauts en couleur, parmi lesquels un Juggalo, un Père Noël de centre commercial, un cowboy extravagant accompagné d’un poney miniature ou encore les autres membres du groupe grimés en marginaux. Fidèle à l’humour absurde de Queens Of The Stone Age, le scénario prend finalement une tournure inattendue qui rend hommage à celles et ceux que la société a tendance à considérer comme des outsiders.
Produit par Josh Homme et le bassiste Michael Shuman, “Easy Street” arrive alors que le groupe poursuit une importante tournée internationale. Après plusieurs dates européennes aux côtés de System Of A Down (dont deux Stade de France sold out), Queens Of The Stone Age retrouvera prochainement l’Amérique du Nord pour une série de concerts en première partie de Foo Fighters.
Avec “Easy Street”, Queens Of The Stone Age surprend une nouvelle fois en refusant de se répéter. Plus intime, plus organique et volontairement imparfait, ce retour démontre qu’après plus de vingt-cinq ans de carrière, Josh Homme et ses acolytes continuent d’explorer de nouveaux territoires sans perdre leur identité.





