
À quelques semaines de la sortie de son très attendu dixième album studio, The Wow! Signal, Muse poursuit la montée en puissance avec un nouvel extrait aussi audacieux qu’irrésistible. Intitulé “Nightshift Superstar”, ce morceau révèle une facette inédite du trio britannique, qui n’hésite pas à mêler son ADN rock à des influences disco, French house et électro assumées !
Après avoir déjà présenté les titres “Unravelling“, “Be With You“, “Cryogen” et “Hexagons“, Muse continue de lever le voile sur l’univers sonore de The Wow! Signal, attendu le 26 juin. Et s’il y a bien un morceau capable de surprendre les fans de la première heure, c’est sans doute “Nightshift Superstar”.
Dès les premières secondes, une nappe de synthétiseurs tourbillonnante plonge l’auditeur dans une atmosphère futuriste évoquant autant les pistes de roller disco que les paysages cosmiques chers au groupe. Porté par une rythmique dansante et une énergie contagieuse, le titre voit Matt Bellamy explorer des registres vocaux particulièrement hauts, tandis que des harmonies trafiquées et un refrain fédérateur renforcent son caractère immédiatement mémorable.
Mais la véritable star du morceau pourrait bien être Chris Wolstenholme. Fidèle à sa réputation, le bassiste livre ici l’une de ses performances les plus marquantes de ces dernières années. Claquante, groovy, parfois discrète puis soudainement imposante, sa ligne de basse constitue la colonne vertébrale de la chanson et participe largement à son pouvoir de séduction.
Si l’idée d’un Muse ouvertement disco peut dérouter au premier abord, “Nightshift Superstar” s’impose rapidement comme une expérience aussi inattendue qu’efficace. Le groupe continue ainsi de démontrer sa capacité à éviter toute forme de routine, même après plus de vingt-cinq ans de carrière et dix albums studio.
Dans une interview récente, Matt Bellamy a d’ailleurs revendiqué les influences ayant nourri cette nouvelle direction artistique : “Principalement les meilleurs groupes de dance français de tous les temps. Cela s’entend probablement. Il y a un peu de Daft Punk, un peu de Justice et, en s’éloignant de la France, également un peu d’ABBA.“
Le chanteur souligne également la difficulté pour un groupe de rock d’aborder ce terrain sans perdre son authenticité : “Je pense que “Nightshift Superstar” est le meilleur morceau disco que Muse ait jamais composé. Tout est une question d’équilibre entre la voix, l’ambiance et le groove. C’est assez difficile pour un groupe de rock d’explorer ce registre. Nous voulions quelque chose que nous soyons capables de jouer réellement, pas un simple morceau électronique programmé. C’est une véritable performance.“
Au-delà de son aspect festif, le titre aborde également des thèmes plus sombres comme la tentation, la dépendance et l’évasion, s’inscrivant pleinement dans le concept de The Wow! Signal. Inspiré du célèbre signal radio inexpliqué capté depuis l’espace profond en 1977, l’album explorera notamment la communication extraterrestre, l’anxiété technologique et la quête de sens de l’humanité face à l’inconnu.
Avec “Nightshift Superstar”, Muse confirme une nouvelle fois son refus catégorique de se laisser enfermer dans une formule. Entre riffs, groove, synthétiseurs et influences French touch, le trio livre l’un des morceaux les plus inattendus de sa carrière récente. Un pari risqué sur le papier, mais dont l’efficacité pourrait bien faire de ce titre l’un des moments forts de l’été et un futur incontournable de la discographie du groupe.






