
Muse continue de faire monter la pression autour de son dixième album, The Wow! Signal, attendu le 26 juin, avec le massif et spatial “Cryogen” !
Après “Unravelling” et “Be With You“, le trio britannique dévoile un troisième aperçu nettement plus musclé. Écrit et produit avec Dan Lancaster (Bring Me The Horizon, blink-182), avec une production additionnelle signée Aleks von Korff, le morceau replonge dans l’ADN le plus électrique de Muse : riffs en spirale, tension dramatique, refrain taillé pour les arènes et ce goût toujours intact pour les visions cosmiques.
Déjà présenté en live lors du récent concert intimiste du groupe à l’O2 Academy Brixton de Londres, une première dans cette salle depuis 2001, “Cryogen” avait immédiatement fait réagir les fans. Son riff d’ouverture évoque les grandes heures de Origin Of Symmetry, quelque part entre l’urgence de “Plug In Baby” et l’ampleur galactique de Black Holes And Revelations.
Côté paroles, Matt Bellamy projette une douleur intime sur un décor glacé et interstellaire. Le narrateur y apparaît prisonnier d’une relation toxique, réduit à une silhouette perdue sur la surface gelée d’Europe, lune de Jupiter : “Winter’s end, she’s Europa, I’m a cracked interloper / Icicles pierce my heart so cruel and quiet” (“La fin de l’hiver, elle est Europe, je suis un intrus fissuré / Des stalactites transpercent mon cœur, si cruelles et silencieuses.“) Plus loin, le refrain transforme cette paralysie émotionnelle en image cryogénique : “Cryogen, I can never cry again / Cryogen, I’m freezing over.” (“Cryogen, je ne pourrai plus jamais pleurer / Cryogen, je suis en train de geler.“)
Le titre de l’album, The Wow! Signal, renvoie au mystérieux signal radio détecté en 1977 depuis la constellation du Sagittaire, longtemps associé aux fantasmes d’une possible origine extraterrestre. Une référence parfaitement taillée pour Muse, qui semble une nouvelle fois mêler science-fiction, romantisme apocalyptique et rock grand format.
Successeur de Will Of The People paru en 2022, The Wow! Signal s’annonce pour l’instant comme un disque aux directions multiples, entre électronique, envolées cinématiques et retour des guitares en fusion. Avec “Cryogen”, Muse rallume clairement les propulseurs.






