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MOTHER – “Unholy” : baptême de ténèbres pour une nouvelle entité metalcore !

Après PRESIDENT, place à MOTHER. Nouvelle entité mystérieuse surgie des ténèbres de la scène alternative moderne, le projet fait une entrée fracassante avec “Unholy”, un premier single aussi tourmenté qu’explosif. Entre metalcore, sonorités industrielles et envolées électroniques, MOTHER impose immédiatement une identité forte et viscérale qui devrait parler aux fans de Spiritbox, Bad Omens ou Evanescence !


Derrière ce nom à la fois intime, inquiétant et quasi religieux, MOTHER s’adresse à celles et ceux qui ressentent tout trop fort : les cerveaux en surchauffe, les romantiques cabossés, les hypersensibles en colère, les âmes neurodivergentes, les outsiders qui n’ont jamais vraiment trouvé leur place dans le moule. Ici, le genre importe moins que l’impact émotionnel. “Unholy” ne cherche pas à cocher des cases : il veut traverser la cage thoracique.

Le morceau s’ouvre sur des voix presque célestes avant de basculer dans une déferlante de riffs, de cris et de textures sombres. La mélodie reste pourtant au centre du chaos, comme une lumière malade au fond d’une pièce sans fenêtre. Entre lourdeur écrasante, sens du refrain et éclats électroniques, “Unholy” avance comme une descente aux enfers très contrôlée, jusqu’à un breakdown massif qui vient sceller ce premier chapitre avec une violence libératrice.

MOTHER décrit la naissance du titre comme un moment de noyade intérieure : “Quand j’ai écrit “Unholy”, je me noyais en silence. Chaque partie de ma vie semblait pourrir sur les bords : les relations, la santé mentale, l’identité, la survie. Je ne savais plus si la voix en moi cherchait le salut ou l’autodestruction. Je savais seulement qu’une partie de moi voulait disparaître. Le vide, le sentiment d’identité fracturé, l’impression de devenir une étrangère dans son propre corps.

Cette douleur donne au morceau une dimension presque funéraire, comme si “Unholy” portait le deuil d’un soi impossible à retrouver. MOTHER poursuit : “Il y a dans “Unholy” un chagrin qui pleure une version de moi-même dont je ne suis même pas sûre qu’elle ait réellement existé. C’est la cruauté du trouble borderline et de la dissociation : vous commencez à remettre en question vos propres souvenirs, vos propres émotions, votre propre reflet.

Le clip prolonge cette confession dans une imagerie de péché, de salut et de métamorphose. Loin d’être un simple habillage esthétique, la vidéo raconte un basculement : de la fragilité vers une puissance obscure, de l’effondrement vers la naissance d’une nouvelle figure : “La vidéo incarne tout cela émotionnellement, mais elle représente aussi la transformation et l’invocation d’une force intérieure. À la fin, il y a un passage de la fragilité au pouvoir — un pouvoir sombre — la naissance de MOTHER émergeant des ruines de tout ce qui l’a précédée. Non pas parce que la douleur a disparu, mais parce que l’avoir endurée m’a transformée en quelque chose d’entièrement autre. Si vous entendez votre propre douleur s’y refléter, alors la chanson a rempli son rôle.

Plus qu’un nom de scène, MOTHER se présente comme une idée, presque une communauté : “La musique est ce qui se rapproche le plus de la création de la vie que je connaîtrai jamais. Chaque chanson que j’écris naît de la douleur, de l’obsession et de la survie. Quand quelqu’un s’y connecte vraiment, il devient partie intégrante de cette création — non pas comme auditeur, mais comme famille. Ce lien n’est pas le sang. C’est la dévotion. Voilà pourquoi MOTHER n’est pas seulement un nom pour moi : c’est une idéologie.

Avec “Unholy”, MOTHER signe donc une entrée en scène particulièrement habitée. Mystérieuse, lourde, mélodique et profondément personnelle, cette première offrande a tout du manifeste. Le genre de début qui ne se contente pas de présenter une artiste, mais d’annoncer une présence. Et visiblement, MOTHER n’est pas venue demander la permission.

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Anthony Bé
Fondateur - Rédacteur en chef du webzine RockUrLife