
Figure magnétique du rock américain et voix emblématique de Rival Sons, Jay Buchanan poursuit son émancipation artistique avec la sortie de “True Black” extrait de son très attendu premier album solo Weapons Of Beauty, prévu pour le 6 février 2026 via Sacred Tongue Records en partenariat avec Thirty Tigers !
Dès ses premières secondes, “True Black” impose une atmosphère dense et habitée. La voix râpeuse et marquée de Buchanan, comme usée par la poussière et le temps, guide l’auditeur dans une sorte de grand chapiteau spirituel où se mêlent ferveur biblique, confession intime et imagerie gothique américaine. “Peignez mon cercueil en noir profond, et pour tout ce que j’ai pu te coûter, j’espère réussir à le mériter en retour“, chante-t-il, livrant une prière à la fois lucide et tourmentée. Plus loin, il confesse marcher “côte à côte avec les méchants et les justes“, se demandant avec une honnêteté désarmante à quel camp il appartient réellement.
“True Black” se présente comme un brûlot à l’opposé de “Caroline“, premier extrait dévoilé l’an dernier. Jay Buchanan le résume lui-même sans détour : ““True Black” est à l’exact opposé de “Caroline”, c’est un morceau incandescent. Il est temps de se lever.” Porté par un piano quasi liturgique et un rythme habité d’un feu sacré, le titre agit comme une catharsis, entraînant l’auditeur dans une danse fiévreuse, quelque part entre la damnation et la rédemption.
Ce nouveau morceau illustre parfaitement l’ADN de Weapons Of Beauty, un album qui marque le retour assumé de Buchanan à ses racines de conteur. Écrit en totale solitude dans un bunker souterrain au cœur du désert de Mojave, le disque est le fruit de mois d’introspection et d’expérimentation. Sa voix reste l’instrument central de cette œuvre brute et sans fard, écho rocailleux de ses montagnes californiennes natales. La production est confiée à son complice de longue date, le multi-récompensé Dave Cobb, qui résume l’essence du projet ainsi : “Ce disque, c’est une plongée directe dans le cœur de Jay, sans filtre, sans bruit parasite, uniquement de l’émotion à l’état brut.“
Enregistré dans le studio de Cobb à Savannah, en Géorgie, l’album réunit une poignée de musiciens d’exception issus de la scène de Nashville, dont Chris Powell à la batterie, Leroy Powell à la pedal steel, Brian Allen à la basse, J.D. Simo à la guitare et Philip Towns aux claviers. L’esthétique visuelle n’est pas en reste : la pochette a été confiée au peintre réaliste américain Jeremy Lipking, tandis que le cinéaste Scott Cooper, qui avait déjà dirigé Buchanan dans Deliver Me From Nowhere, a pensé la séquence des morceaux comme un véritable récit cinématographique.
Jay Buchanan revendique une démarche presque artisanale à l’heure où la technologie semble, selon lui, étouffer la musique. Il explique vouloir “dessiner des images dans la poussière” et affirme que Weapons Of Beauty est le son de plaques intérieures qui se déplacent en lui, trop bruyantes pour être ignorées. Il ajoute que jamais la vulnérabilité ne lui avait paru aussi puissante, allant jusqu’à confier que si sa vision de Dieu était le geste créatif lui-même, alors cet album en serait la prière.
Avec “True Black”, Jay Buchanan ne se contente pas de livrer un nouveau single. Il ouvre une porte sur un disque profondément humain, spirituel et incarné, qui s’annonce déjà comme l’une des grandes confessions rock américaines de l’année à venir. Weapons Of Beauty s’avance ainsi non seulement comme un premier album solo, mais comme une véritable révélation, celle d’un artiste à nu, prêt à transformer ses failles en armes de beauté.






