Dimmu Borgir annonce son nouvel album “Grand Serpent Rising”, nouveau single “Ulvgjeld & Blodsodel” !

Huit ans après Eonian, Dimmu Borgir sort enfin de l’ombre. Les Norvégiens officialisent l’arrivée de leur dixième disque studio, Grand Serpent Rising, attendu le 22 mai chez Nuclear Blast, et en dévoilent dans la foulée un premier extrait aussi imposant que menaçant, “Ulvgjeld & Blodsodel”. Une manière particulièrement théâtrale, et surtout parfaitement fidèle à l’ADN du groupe, de relancer la machine symphonique black metal !
Avec Grand Serpent Rising, Dimmu Borgir entend manifestement renouer avec toutes les facettes de son héritage. Enregistré à Göteborg, en Suède, sous la houlette de Fredrik Nordström, ce nouvel album marque les retrouvailles du groupe avec un collaborateur de longue date, déjà aux commandes de plusieurs disques majeurs de sa discographie, dont Puritanical Euphoric Misanthropia, Death Cult Armageddon et In Sorte Diaboli. Un retour en terrain familier qui n’a rien d’anodin tant ces albums restent parmi les plus emblématiques et appréciés de leur carrière.
Le frontman Shagrath ne cache d’ailleurs pas son enthousiasme au moment d’évoquer ce disque : “J’ai vraiment le sentiment que nous nous sommes surpassés musicalement sur cet album. Le processus a été long et exigeant, mais voir la manière dont tout s’est assemblé le rend incroyablement gratifiant. Grand Serpent Rising reflète toutes les époques de Dimmu Borgir. Cet album porte l’écho de chaque chapitre de l’héritage du groupe. Je pense que nos fans le reconnaîtront et y trouveront quelque chose qui résonnera profondément chez eux.” Une déclaration qui en dit long sur l’ambition de ce nouveau chapitre, présenté comme une synthèse de toutes les ères du mastodonte norvégien.
Silenoz pousse encore plus loin la symbolique du projet, notamment à travers son titre. Pour le guitariste, le serpent ne renvoie pas ici à une imagerie uniquement maléfique, mais à une idée de transformation : “Dimmu Borgir est un léviathan à l’échelle monumentale et nous nous élevons à nouveau. Si le serpent représente le mal pour certains, il symbolise pour nous tout autre chose : le renouveau, la croissance, la connaissance et la libération. En quelque sorte, le fait de muer. Et il ne faut pas oublier que février 2026 marque la fin de l’Année du Serpent, soit à peu près le moment où l’album a été achevé.” Une lecture presque mystique qui colle parfaitement à la dramaturgie du groupe.
Ce retour prendra la forme de treize morceaux annoncés comme à la fois féroces, vastes et variés. D’après les premières informations partagées par le groupe et son entourage, Grand Serpent Rising devrait couvrir un spectre large de la discographie de Dimmu Borgir, entre passages plus dépouillés, envolées épiques, éléments plus modernes et réminiscences old school. Silenoz a même laissé entendre que le travail sur les riffs s’était inscrit dans une démarche plus instinctive, plus rugueuse, presque pensée pour retrouver une certaine noirceur primitive. Une approche qui pourrait faire de ce disque un pont idéal entre le Dimmu Borgir des grandes heures et sa version la plus contemporaine.
Premier aperçu concret de cette nouvelle ère, “Ulvgjeld & Blodsodel” s’impose déjà comme une entrée en matière massive. Chanté intégralement en norvégien, le morceau est présenté comme une fresque black metal cinématographique, enracinée dans les notions d’héritage, de lignée et de transmission. Un choix linguistique qui renforce encore davantage la dimension identitaire et cérémonielle du titre, tout en rappelant que Dimmu Borgir n’a jamais eu besoin d’adoucir son propos pour frapper fort artistiquement.
Cet album sera aussi le premier depuis Spiritual Black Dimensions en 1999 à ne pas compter Galder dans ses rangs. Le guitariste avait quitté le groupe en 2024 afin de se consacrer pleinement à Old Man’s Child. Dimmu Borgir a depuis officialisé l’arrivée de Kjell Åge “Damage” Karlsen, qui a effectué ses débuts live avec le groupe en 2025. En coulisses, Silenoz explique néanmoins que le processus d’écriture s’est fait dans une logique presque “retour aux sources“, essentiellement autour de lui et de Shagrath, avec une dynamique qu’il décrit comme fluide et naturelle. De quoi donner encore un peu plus de poids à l’idée d’un disque recentré sur l’essence même de Dimmu Borgir.
Rappelons que le groupe défendra Grand Serpent Rising sur scène dont au Zénith de Paris le 16 octobre aux côtés de Behemoth et Dark Funeral.
Avec Grand Serpent Rising, Dimmu Borgir ne se contente donc pas de revenir : le groupe orchestre une véritable résurrection en grande pompe. Entre retrouvailles avec Fredrik Nordström, premier single monumental, promesse d’un album total et tournée européenne d’envergure, les Norvégiens semblent bien décidés à rappeler qu’ils restent l’une des références absolues du black metal symphonique. Huit ans d’attente, certes, mais à en juger par les premiers signes, le serpent n’a rien perdu de son venin.
Artwork et tracklisting de Grand Serpent Rising
- Tridentium
- Ascent
- As Seen In The Unseen
- The Qryptfarer
- Ulvgjeld & Blodsodel
- Repository Of Divine Transmutation
- Slik Minnes En Alkymist
- Phantom Of The Nemesis
- The Exonerated
- Recognizant
- At The Precipice Of Convergence
- Shadows Of A Thousand Perceptions
- Gjǫll







