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TYLER BRYANT AND THE SHAKEDOWN (04/06/19)

English version

Tyler Bryant & The Shakedown est de retour avec un nouvel album ! L’occasion d’en savoir plus en compagnie de Tyler et Caleb !

Hey les gars, comment allez-vous ?

Caleb Crosby (batterie) : Malgré le jet lag encore bien présent ce matin, ça va plutôt bien maintenant !

Tyler Bryant (chant/guitare) : Pareil mais je suis prêt à m’éclater.

Caleb : On a bien déjeuné en venant ici, comme des rockstars, avec des plateaux repas et tout. On a passé une superbe journée et la petite session près de Montmartre, c’était vraiment fun !

Tyler : Et ce soir, je jam avec Gov’t Mule.

Caleb : Cool ! Et toi comment vas-tu ?

Super bien, merci !

Tyler : Yeah, en fait on va vous interviewer vous à partir de maintenant. (rires)

Votre nouvel album sort le 28 juin. Vous avez dévoilé deux titres avec “On To The Next” et “Shock & Awe”. Tout d’abord, à quoi le titre fait référence ? “Truth And Lies”. Sachant que ce n’est pas un titre figurant sur le tracklisting.

Tyler : A vrai dire, nous avons choisi la pochette avant d’avoir trouvé le titre. En se basant sur les paroles, la vibe de l’album, le simple fait de tenir cet ensemble entre nos mains, l’écouter, observer cette photo. Le titre s’inspire de la pochette. Ces deux individus se marient, leurs visages sont couverts et il y a cette musique entre eux. Tu peux l’interpréter comme tu veux en fait, mais concrètement, tout a toujours été basé sur des vérités et des mensonges. Quoi que tu fasses de ta vie, c’est toujours le cas.

Caleb : Au fil des interviews aujourd’hui, cette question est revenue pas mal de fois et j’y ai réfléchi davantage. Au jour d’aujourd’hui, dans notre monde, tout est sujet à interprétation. Lorsque tu vois quelque chose aux infos, tu ne saurais pas dire si cela est vrai ou non. Ou un peu des deux peut-être ? L’album parle de lui-même au travers de la musique. Puis l’image est cool. Tu as la vérité et le mensonge illustrés, en noir et blanc. Puis entre eux deux, tu as cette radio. Malgré le chaos, la musique est bien là. Je vois les choses de cette manière.


Il y a donc un lien entre le clip de “Shock & Awe” et la pochette. Comment en êtes-vous arrivé à ce concept/cette idée ?

Tyler : On voulait, en quelque sorte, recréer la pochette et on réfléchissait au sentiment global que dégage “Shock & Awe”. Ce titre installe une sorte d’inconfort. C’est un peu plus nerveux que la plupart de nos compositions. Caleb a d’ailleurs suggéré les serpents pour le clip. Difficile d’être à l’aise entouré de serpents non ?

Caleb : Moi je n’ai pas ce problème.

Tyler : OK tu adores les serpents, mais ce n’est pas le cas pour la majorité d’entre nous; on n’est pas spécialement fans de ces bêtes. On voulait donc recréer cela et faire quelque chose de très visuel qui accompagne bien l’album. Puis il y a aussi l’utilisation du crane d’oiseau là, comme sur notre single “On To The Next”, qui est l’un de nos symboles. Ça connecte davantage le tout avec la pochette également.

Caleb : Et si tu n’avais pas remarqué sur la pochette, sur la partie inférieure de la radio, ce crâne y est bien présent. C’est un tout petit détail qui a son importance.

Tyler : Le symbole de “ramblin bone”.

Caleb : C’est plutôt cool. Donc tu vois, tout se connecte, tout s’articule ensemble. Nous avons passé quatre heures à tourner ce clip et nous avons pris beaucoup de plaisir à le faire. Le résultat final est superbe. On voulait faire quelque chose de plus artistique que de simplement nous filmer entrain de jouer. De plus, même si tu ne comprends pas vraiment ce qu’il s’y passe, juste le fait que ce type arrive avec sa guitare, j’adore ! C’est juste fou. Les paroles et toute l’idée derrière “Shock & Awe” est parfaitement illustrée.

C’est la première fois que vous quittez Nashville/Tennesse pour enregistrer votre musique. Vous êtes allés à Brooklyn pour travailler avec Joel Hamilton. Tout le monde va à Nashville aujourd’hui et vous qui êtes du coin, vous vous en allez ? Pour quelles raisons ?

Caleb : C’est exactement pour cette raison là. A vrai dire, on voulait changer d’air et ne pas rester dans un espace si familier, proche de toute distraction, bien trop proche de notre vie habituelle. On voulait plonger dans un studio et rester concentrer le temps de finir l’album. On a donc réservé un Airbnb, on a pris tout notre matos et nous sommes partis à Brooklyn. Et c’était génial. Brooklyn est une superbe ville bien qu’il faisait très froid à l’époque. Le studio était superbe également. On avait besoin de faire et vivre quelque chose de nouveau.

Vous aviez cinquante-cinq démos et vous en ressortez avec treize titres. Quel fut l’apport de Joel Hamilton ? Quelle fut sa patte à l’édifice ?

Tyler : Je pense que la plus grande contribution de Joel, était de garder les choses à la fois brutes mais aussi dangereuses. C’est à dire qu’il nous aidait à sortir de notre bulle, de nos idées préconçues. Il apportait ce regard nouveau lorsque toi, tu étais si concentré que tu en perdais ta lucidité. C’est clairement mon élément favori quant à notre collaboration avec Joel.

Caleb : J’estime que lorsque tu fais ce qu’on fait, depuis tant d’années, tu peux rapidement, naturellement, avoir un point de vue de plus en plus complexe et restreint. Il nous a aidé à voir les choses d’un différent angle et d’avoir aussi une approche différente. Car à force de tout faire tout seul, tu t’enlises dans une routine et c’est toujours bénéfique d’avoir un regard nouveau sur ce que tu fais.

Bien que l’album soit composé de nouveaux titres, on s’y sent comme à la maison. Une réaction ?

Caleb : J’adore !

Tyler : Evidemment, ça reste les Shakedown. C’est simplement là où nous en sommes à cet instant précis. Nous avons travaillé dur pour que nos fans nous suivent dans ces expérimentations. Ils savent que nos influences sont diverses, ça peut être du blues, ça peut être heavy et que sais-je encore. Je pense qu’on a réussi à les mener sur différents territoires musicaux et cette fois-ci, nous allons, une fois de plus, en découvrir de nouveaux ensemble !

Le premier single “On To The Next” évoque le groupe. Quel a été le déclic pour écrire ce morceau ?

Tyler : Tout est parti de Caleb et d’un groove qu’il jouait à la batterie. Il avait ce beat assez syncopé. Par la suite, je me souviens qu’on avait enregistré quelques guitares, en boucle, histoire d’avoir un fil conducteur et une base rythmique. Et tout est simplement parti de là. Comme vous dites en Français, on chantait en yaourt au départ.

Caleb : “Chanter en yaourt” j’adore ça ! (rires)

Tyler : Puis les mots sont petits à petits venus. Mais nous ne nous sommes pas réunis au départ en mode : “on va parler du groupe”. C’est avant tout un super titre rock, un peu badass même. C’est stimulant et le refrain peut être repris si simplement par la foule pour chanter avec nous. On adore ces moments live.

Les paroles de “Ride” semblent plutôt personnelles, ou est-ce une sorte de déclaration ? Que la vie soit plus précieuse que ce qu’elle n’est et que de faire des plans et se projeter peut parfois nuire au moment présent ? Est-ce un sentiment que tu as développé en grandissant au fil du temps ?

Tyler : Oui absolument. Parfois, lorsque que tu es si préoccupé ou stressé quant à savoir où tu seras et ce que tu feras, que tu en oublies parfois le moment présent. J’ai écrit cette chanson tel un rappel pour moi-même. De ne pas considérer la vie aussi sérieusement et d’en profiter simplement. Il m’arrive souvent de me ressasser certains moments de la vie du groupe. Or beaucoup d’entre eux furent de mauvais passages et c’est dans de tels instants qu’il faut faire avec, passer outre les épreuves et te forcer à aller de l’avant. C’est là où tu découvres qui tu es vraiment.

Il m’arrive d’y repenser et j’en suis fier, il faut positiver. Combien de fois on a pété nos bus ou nos vans. Combien de fois il a fallu trouver des solutions express pour que tout fonctionne parfaitement. C’était sérieux mais on en riait par la suite. Puis après certains des titres du dernier album, nous avions besoin de positif au travers de notre musique. Nous avions besoin de rafraîchir les choses.

“Shape I’m In” aborde la confiance en soi. Tu as dit que ta confiance en soi et l’anxiété étaient des éléments clé pour écrire. Bien que cela soit utile créativement parlant, n’est-ce pas parfois dangereux ?

Tyler : La musique est en quelque sorte un remède pour moi. A l’époque, j’ai commencé à jouer pour moi uniquement. Je ne pensais jamais qu’il était possible de monétiser cette activité jusqu’à ce qu’on me propose cent dollars pour jouer dans un steakhouse. “Oh je peux vivre de ça ?”. Une grande partie de cette anxiété provient probablement de toutes ces personnes qui cherchent à monétiser quelque chose qui est si sacrée pour moi. Les titres comme “Panic Button” ou “Shape I’m In” c’est moi, me penchant fortement sur ce qui est important à mes yeux et ce besoin de sortir, d’exprimer ce que j’ai besoin d’exprimer. J’espère aussi que les gens peuvent s’en rapprocher et faire le parallèle avec eux.

Une fois “Shape I’m In” terminée, je l’ai mise en voiture et je suis parti faire un petit tour. En écoutant à la démo, sur le chemin j’ai croisé des SDF tenant des pancartes. Qui n’a jamais été jugé de quoique ce soit ? Que ce soit une jeune fille au lycée ou un type qui vient tout juste de se faire virer. Et la ligne la plus importante de ce morceau est : “Je trouverais le moyen de briller à nouveau”. De trouver cet espoir en toi qu’importe ce que les gens disent ou pensent de toi. Je ne pense pas que ce soit dangereux d’être vulnérable, au cours de l’écriture, car je gravite autour de certains artistes qui ont fait/font de même. Ils délivrent leurs vérités et j’ai envie de faire pareil vis à vis de nos fans. On ne souhaite pas montrer une fausse image et échanger sur quelque chose d’aussi important, même si ce n’est pas toujours facile.

Beaucoup font fasse à des problèmes, que ce soit lié l’anxiété ou des troubles de panique et toutes ces choses. Si tu peux trouver un brin d’espoir au travers de la musique, en lieu et place d’un médicament, alors pourquoi pas ?

“Drive Me Mad” est un bon titre bien rock n’roll. Mais n’y a-t-il pas une déclaration d’amour cachée derrière ?

Tyler : Oui je dirais plus que c’est une déclaration de perdition que d’amour. Je ne sais pas vraiment. (rires)

C’est un de ces titres qu’on a écrit avec Graham. Il faisait la batterie sur la démo et Caleb est ensuite venu lui montrer comment on fait. (rires) On l’a terminé assez rapidement en plus. C’est juste un super titre rock et il nous en fallait une comme ça. Tu sais, une chanson pour les filles.

Caleb : C’est quasi un titre heavy rock en fait. Il ne faut pas vraiment y réfléchir. C’est du Shakedown pur jus. Graham démarre, puis la batterie arrive aussi et ensuite boom ça continue et c’est plaisant. On n’a pas sur réfléchi pour ce morceau, juste du fun.

Tyler : Mec il en faut toujours une pour les filles. Il en faut une. (rires)

“Out There” est également très profonde et personnelle. Il pourrait même y avoir une connexion avec “Ride”. Le fait de faire des projets dans la vie, les personnes t’entourant… Mais en fait, tu ne sais pas ce qu’il peut t’arriver. “Profiter du moment” semble être l’une des lignes directrices de beaucoup de titres non ?

Tyler : A vrai dire ce titre a été écrit il y a sept ans. Il était là, mais on en avait rien fait jusqu’à aujourd’hui. En effet, c’est lié à ce sentiment de perte. La manière de s’en sortir, de gérer des événements de cette nature et d’apprendre à les intégrer. J’aime beaucoup cette ligne : “Chaque obstacle majeur n’est qu’un tremplin”. C’est dans cette même optique d’espoir.

Et le dernier titre “Couldn’t See The Fire”. De quel feu parlez-vous ? Quelle est l’image ici ? Puis pourquoi conclure avec ce titre et non “Out There” ?

Caleb : J’adore cette question.

Tyler : En fait, le label voulait “Out There” pour terminer l’album.

Caleb : J’aime ta question pour cette raison là ! Car ça aurait été bien trop prévisible, non ? Je pense que c’est pour cette raison que nous ne l’avons pas mise là. Mais ce n’est pas évident. En enregistrant “Couldn’t See The Fire”, on était si proche de la fin dans le studio. On approchait du but. C’est un ensemble de choses. Peut-être que les paroles touchent à autre chose, mais musicalement, on l’a fait différemment. Le titre est plus posé, plus décontracte. On pourrait dire que c’est notre “November Rain”, tu vois ce que je veux dire ? (rires)

Il y a tout ce périple et je préfère qu’il s’arrête ici que là. Il y a des hauts et des bas, beaucoup de variations et c’est aussi pour cela qu’on conclue de cette manière. Et le solo de guitare à la fin sonne tel un bilan, une déclaration. On aurait pu mettre la ballade à la fin, comme il est de rigueur disons, mais nous l’avons déjà fait auparavant. On ne voulait pas se répéter sur ce point là.

Tyler : Ça reste une ballade mais elle fait beaucoup plus de bruit en fait. Telle un hymne puis elle ouvre de belles possibilités pour les shows. Ce sera le titre parfait pour conclure notre set et faire rugir nos instruments avant de quitter la scène. Ça va être épique !

Avant d’en terminer avec notre interviews, nous avons une petite surprise pour vous. On a rencontré Jared James Nichols la semaine dernière, et il a un message pour toi Tyler.

Caleb : Oh mon Dieu !

Tyler : Oh mon Dieu ! Qu’est-ce qu’il raconte encore celui-là ?

Jared James Nichols : Hey Tyler, c’est ton pote Jared et j’ai une question pour toi. Pourquoi devrait-on tous jouer avec une TB Drive (ndlr : la pédale signature de Tyler) et mettre la main sur une Stratocaster comme toi. Il faut que les jeunes apprennent à maîtriser leur son !

Caleb : (rires)

Tyler : (rires) Je vais te dire pourquoi Jared… parce que c’est d’enfer ! D’ailleurs je veux toujours l’une de ses guitares. Il a dit qu’il m’en donnerait une. Notez bien ça : Jared, donnes moi une de tes Old Glory là. Et achètes toi un flightcase pour ta guitare histoire que les compagnies aériennes ne te pètent pas tes guitares, n’est-ce pas, mec !

Tyler & Caleb : (rires)

Et enfin, notre si belle question de fin. Nous sommes “RockUrLife”, donc qu’est-ce qui rock votre life aujourd’hui ? Eh attention, on n’a pas oublié les réponses de la fois précédente.

Tyler : Il y a beaucoup de choses qui rock ma life en ce moment. Mais l’une de ces choses est d’observer le visage de nos fans, durant les concerts. C’est toujours si gratifiant. Puis… aller à la pèche ! J’adore ça !

Caleb : Tout pareil. La tournée que nous venons de terminer, a vraiment rocké notre life. De voir ces titres prendre enfin vie sur scène, c’est génial. C’est la raison pour laquelle nous sommes sur scène et c’est toujours spécial. Et sinon, je dirais que le grill que j’ai eu pour Noel rock ma life aussi !

Tyler : (rires)

Caleb : Sans déconner ! Lorsque je suis à la maison, je l’utilise tous les jours. Il défonce et j’adore ça !

Tyler : Les airpods rockent la life de Caleb aussi.

Caleb : (rires)

Tyler : On se fout tellement de sa gueule quand il les porte.

Caleb : Tu devrais voir Graham avec.

Tyler : Personnellement j’en avais mais je les ai perdu donc.

Caleb : C’est pour ça qu’il se sent en position de nous critiquer. Mais c’est curieux car, j’en ai une pair. Elles sont pratiques mais tu ressembles à rien avec. A chaque fois que je croise une personne les utilisant, je me dis qu’il passe pour un con. Du coup, il y a sans doute des personnes qui pensent ça de moi aussi. (rires) Je devrais peut-être les jeter.

Tyler : A chaque fois qu’il se tourne, on dirait qu’il a juste deux boules de coton dans les oreilles.

Mais tu peux les cacher avec tes cheveux au moins !

Caleb : Vrai.

Tyler : Mais il ne le fait pas, c’est pire donc ! (rires)

Caleb : Mec, imagine je disais : “ce qui rock ma life, c’est les airpods”, ils réagiraient bizarrement.

Tyler : Il y a tellement de trucs qui rock ma life.

Caleb : Le nouvel album aussi, il est vraiment agréable à jouer ! Les nouveautés qu’on a joué sont cools mais celles qu’on a là, qu’on essaie durant les balances, ça va être grandiose. D’avoir cette nouvelle créativité transposée en live et de voir ce qu’elles rendent, comment elles tournent, ça va être tellement fun.

Mais en fait mec (regardant Tyler) tu sais ce qu’on pourrait dire ?

Ce qui rock notre life maintenant là, c’est surtout notre nouveau système in-ear. Ca nous change tellement la vie ! Fini les retours sur scène et de cette manière on expose moins notre audition. Ca nous a couté un bras, mais ça les vaut carrément, c’est le jour et la nuit !

Tyler : Et Caleb peut utiliser ses airpods sur scène du coup.

Sacrée conclusion ! (rires)

Tyler & Caleb : (rires)

Site web : tylerbryantandtheshakedown.com

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