Interviews

THE TREATMENT (22/01/14)

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Les jeunes anglais de The Treatment étaient de passage à Paris, afin de promouvoir leur nouvel opus, et RUL avait rendez-vous avec Swoggle et Dhani Mansworth !

Bonjour à vous deux, tout d’abord bonne année ! Comment allez-vous ?

Swoggle (basse) et Dhani Mansworth (batterie) : Bonne année mec !

Votre second album va sortir dans quelques jours/semaines (selon les régions dans le monde), je suppose que vous êtes très impatients non ?

S : Totalement, on est vraiment impatient ! Je ne sais pas ajouter. (rires)

Premièrement, à quoi réfère le titre “Running With The Dogs” ?

D : On l’a d’abord choisi car celui-ci n’était pas très commun mais il réfère, personnellement, à un groupe de personnes. Néanmoins, chacun pourra y aller de sa définition, de son sens ou bien de ce que cela pourrait représenter pour lui.

S : On peut également voir cela d’un autre œil, comme par exemple nos fans et nous-mêmes qui allons tous vers le même objectif, telle une meute, tout le monde pense rock n’roll. Le titre éponyme traite d’un gang, comme j’ai dit, qui ne cesse de faire les mêmes choses. Nous avions plusieurs choix pour le titre de l’album mais celui-là est vraiment cool donc on l’a choisi tout naturellement.

Dans quelles conditions avez-vous composé l’album ? Car vous avez beaucoup tourné ces dernières années.

S : On n’arrête pas de composer ou que ce soit. D’habitude, on teste quelques riffs lors des répétitions et si cela est très convaincant, alors on le travaille à fond pour obtenir le meilleur résultat possible.

D : Nous sommes très prolifiques que ce soit avant une tournée, durant les enregistrements ou tout simplement lors des séances d’écriture, on se projette beaucoup. Nous ne voulons pas être mis au pied du mur avec un temps restreint pour composer un album donc on se projette toujours; de plus nous pensons déjà à l’écriture du troisième album.

S : En effet, nous avons déjà quelques idées et morceaux pour le prochain album.

Quelles furent les lignes de conduite adoptées pour cet album ?

S : Lorsque que nous avons enregistré le premier album, nous étions si jeunes… Nous sommes toujours très fiers de l’album, mais nous n’étions pas totalement satisfaits, il faut dire qu’on avait 16/17 ans à l’époque. Je pense que notre souhait était de créer quelque chose de plus mature avec bien évidemment la même énergie et les tonalités perchées de notre musique. Nous voulions juste un son plus mature et une meilleure production, un meilleur album en somme. Avec cet album, nous allons gravir une nouvelle marche, une importante étape et nous en sommes très très fiers.

Jake est votre nouveau lead guitariste. Comment a-t-il rejoint le groupe ? Etait-il impliqué dans les différentes étapes de l’opus ?

D : Le nouvel album était entièrement terminé lorsque Jack nous a rejoints. Nous devions remplacer Ben, donc nous avons posté un message sur Facebook du style “si vous souhaitez jouer avec nous, envoyez-nous un message”. Jack a réussi à se démarquer, comme quelques autres, en raison de ses superbes démos donc nous l’avons invité à faire une audition. Nous avons joué quelque titres puis nous lui avons proposé cette dernière tournée pour voir comment ça irait puis il a fait un super boulot et il est dorénavant un membre permanent de The Treatment.

S : Tout à fait, à vrai dire, nous avons testé tellement de guitaristes -on a reçu plus d’une centaine de demandes- puis il y avait également ce soucis de proximité, avec beaucoup de monde qui ne vivait pas en Grande-Bretagne. Jack correspondait parfaitement au profil recherché, puis il est cool, il joue superbement bien et nous avons très bien accroché avec sa personnalité; il est comme nous et c’est ce que nous recherchions. Nous sommes très heureux de l’avoir à nos côtés.

Vos diverses tournées, en compagnie de KISS et Alice Cooper par exemple, ont-elles influencées vos nouvelles compositions ? Car on y remarque quelques sons proches de ces groupes.

D : Je pense en effet qu’on a beaucoup appris lors de cette tournée avec KISS et Motley Crue rien qu’en les côtoyant tous les jours. Nous avons pris un peu de distance par rapport à cela et avons réfléchi à nos prestations, à partir de là, l’objectif était de passer à l’étape supérieure. Nous avons pris notre temps pour composer ce second album car nous voulions faire bien mieux que le précédent, c’est indéniable.

S : Nous avons utilisé cette expérience acquise pour la faire transparaitre via les nouvelles chansons, que nous avons en partie composées sur la tournée. Ces moments-là nous ont énormément servi et nous avons transmis, via la musique, notre état d’esprit que nous avions à ces instants T. Nos chances de prendre part à cette tournée furent très maigres car nous n’en revenions toujours pas, de plus il fallait trouver les financements adéquats entourant ce voyage et c’est tout simplement génial d’avoir réussi ça. Nous n’arrêterons jamais de remercier nos managers pour avoir contribué financièrement à cette tournée.

D : A vrai dire, rien ne nous souriait pour cette tournée, nous étions totalement perdants mais nous avons rencontré tellement de monde et cette immense expérience-là ne peut se monnayer.

S : C’était incroyable.

Si vous deviez choisir trois morceaux qui caractérisent le plus l’album, lesquels et pourquoi ?

S : Je dirais “I Bleed Rock N’Roll”, “Emergency” et “Running With The Dogs”. Je pense que c’est un bon aperçu de ce qu’est le groupe au travers de sa grande énergie.

D : Nous ne voulons pas être catalogués, nous ne voulons pas être réduits à quelque chose d’insignifiant à ne composer que des ballades par exemple. Nous aimons explorer différentes facettes du rock n’roll, avec diverses influences, un peu comme Aerosmith par exemple; nous sommes dans cet état d’esprit là.

A quoi peuvent s’attendre les fans avec “Running With The Dogs” ?

S : Une grosse énergie, du rock n’roll, quelques variations comme avec “Unchain My World” où il n’y a que les guitares acoustiques, c’était quelque chose qu’on n’avait jamais essayé et il faut dire qu’on est très heureux du résultat.

Vous avez tourné avec d’immenses groupes et vous êtes tous encore jeunes. Quelles sont les choses les plus folles que vous ayez faites lors de ces tournées ?

S : Bien entendu. (rires)

D : On ne boit pas tellement durant les tournées.

S : En effet. Je me souviens d’une fois, je partageais une chambre d’hôtel avec Tag (ndlr : le second guitariste du groupe) et celui-ci est sorti de la douche. On a sauté sur lui puis arraché sa serviette avant de le jeter en dehors de la chambre, tout en prenant soin de fermer la porte à clé. Nous sommes plus dans ce type de délires là.

D : Nous faisons tout ce que les groupes, en temps normal, peuvent faire sauf qu’on évite de boire excessivement. On ne cherche pas à se bourrer la gueule tous les jours, c’est notre boulot donc on se doit de proposer la meilleure prestation possible tous les soirs. Mais on n’arrête pas de se charrier les uns les autres à faire quelques conneries.

Y a-t-il d’autres groupes avec lesquels vous aimeriez tourner ?

S : Il y en a beaucoup ! AC/DC, Judas Priest, Def Leppard, Aerosmith.

D : L’ensemble des groupes classiques.

S : Honnêtement, si qui que ce soit nous appelle pour les accompagner sur une tournée, on prend l’offre sans attendre.

Quels sont les derniers albums/artistes auxquels vous avez écouté ?

D : Nous avons beaucoup écouté au dernier album d’Airbourne “Black Dog Barking“.

S : Enormément en effet, j’adore, il est super. Autrement, je ne sais pas trop, on écoute à beaucoup de styles différents du classic rock tel que le dernier album de Steven Wilson ou bien le dernier Gojira aussi par exemple.

Et quid du dernier Black Sabbath “13” ?

S : Ah oui ! Super ! Je l’avais oublié celui-là. Il est excellent, ils donnent l’impression de ne jamais s’être séparé. Ils ont parfaitement répondu à l’attente suscitée par l’album et il est évident que l’album respire la Sabbath touch, comme au bon vieux temps.

Quelle réponse donnait-vous à ceux qui ne trouvent pas votre musique originale ? C’est du hard rock mais…

D : On n’essaye pas de réinventer le genre. L’unique raison pour laquelle nous jouons cette musique, c’est car nous aimons c’est musique, c’est aussi simple que ça. Cela a été fait tant de fois, beaucoup de groupes jouent avec ce son très rétro. On veut simplement jouer de la musique rock.

S : Nous jouons la musique que nous aimons jouer et nous jouons la musique qui nous semble bonne à jouer. Si tu ne l’apprécie pas, c’est cool, passe ton chemin et va écouter du metal. Nous ne changerons pas qui nous sommes.

Et si vous n’aviez jamais été dans un groupe, que feriez-vous ?

D : Et bien je pense qu’on serait des jeunes tout à fait normaux. Le lycée, les études et sans doute la recherche d’un boulot par la suite.

S : Je pense que nous tous, nous n’avions aucun autre plan définis, concernant notre avenir, avant que le groupe ne perce. Peut-être une star du porno ? (rires)

D’ailleurs, comment vous êtes-vous retrouvé dans le milieu de la musique ?

D : Je pense que je dois beaucoup à mes parents. J’ai toujours eu un pied dans la musique. Ainsi, ce n’était pas tellement de savoir ce que je ferais plus tard mais plutôt “qu’est-ce que je ferais dans l’industrie musicale ? Bosser chez un fabricant de batterie ? Évoluer dans un groupe ?”

S : Je me souviens de mon père, me montrant un clip de The Who jouant “My Generation” et deux secondes plus tard, j’ai su “c’est ce que je veux faire !” et dès ce moment-là, j’ai toujours su que je ne ferais que ça et ce rêve s’est réalisé.

Quid de vos projets futurs ?

D : Nous allons tourner chez nous, en Grande-Bretagne puis après cela nous allons attendre la sortie de l’album et d’en faire un maximum la promotion. L’unique projet pour cette année est de partir en tournée et de porter cet album aussi loin que nous le pourrons.

S : Tournée, tournée, tournée.

Et la dernière question est : nous sommes “RockUrLife”, donc qu’est-ce qui rock vos “life” les gars ?

S : La musique encore et toujours, c’est notre raison de vivre.

D : J’aime me répéter que “ça” c’est le boulot idéal. Si tu avais le choix entre devenir footballeur, acteur ou autre, je choisirais toujours musicien. Tu vas vivre et découvrir tellement de choses; ces expériences sont magnifiques.

S : Tout ce vécu, c’est tellement énorme, j’adore.

Quelles furent les endroits les plus marquants où vous avez voyagé ?

S : Toutes nos destinations furent incroyables.

D : Dernièrement, nous sommes allés au Japon pour la toute première fois et nous avions l’impression d’être sur une autre planète, nous n’avions jamais ressenti ça auparavant. C’est très différent des voyages en Europe car tu y retrouves toujours quelques repères, mais au Japon, tout est clinquant, les nouvelles technologies sont partout, c’est vraiment fou. L’architecture, les manières de faire, la nourriture sont totalement différents. Vivre cela c’est déjà énorme pour nous tous.

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