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MAMMOTH – Wolfgang Van Halen (14/05/21)

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A l’occasion de la sortie du premier album de son nouveau projet musical, RockUrLife s’est entretenu avec Wolfgang Van Halen au sujet de Mammoth !

Félicitations pour ton album. Il y a beaucoup de textures différentes, ta voix est incroyable, et il y a beaucoup de refrains accrocheurs. On a eu pareille réaction après avoir écouté “Tommyland” de Tommy Lee en 2005 par exemple, où chaque titre était au moins aussi bon que le précédent.  Avoir des refrains très accrocheurs était-il un objectif dès le départ ?

Wolfgang Van Halen : Merci beaucoup. Je veux dire, je suppose que c’est juste comme cela que cela s’est passé. J’ai juste composé ce que je voulais entendre et je suis allé là où les chansons me menaient.

As-tu écrit toutes les chansons de l’album ?

WVH : Oui, chaque chanson. (rires)

Il y a beaucoup d’arrangements et de strates différentes notamment au niveau vocal. Était-ce le fruit d’un long processus ou cela est venu spontanément ?

WVH : Oui, cela faisait partie du processus créatif, je me découvrais, je trouvais ce que j’aimais, ce que je voulais partager. Je n’avais pas vraiment d’intentions au départ, sauf à savoir que je voulais faire mon propre album.

As-tu utilisé certaines guitares de ton père ? La Red Frankenstrat par exemple ?

WVH : Oui. J’ai utilisé la guitare originale sur deux chansons : “Mammoth” et “Feel”.


La vidéo “Don’t Back Down” illustre le fait que tu as joué tous les instruments toi-même. Même si tu es bon sur chacun de ces instruments, avec lequel te sens-tu le plus à l’aise ?

WVH : La batterie. C’est là où j’ai commencé et où je suis le plus à l’aise.

Comment allez-vous faire en tournée ? (ndlr : question piège)

WVH : J’ai déjà mon groupe !

Quelle est ta chanson préférée sur cet album ?

WVH : C’est un peu difficile de choisir, parce qu’elles sont toutes… C’est comme des enfants… Mais j’ai vraiment apprécié “Stone”, qui est techniquement la dernière chanson de l’album. C’était la plus amusante parce que je l’ai rendue plus longue et plus épique.

Quelle a été la chanson la plus difficile à terminer ? Une chanson qui t’a donné mal à la tête à cause du travail qu’elle nécessitait.

WVH : “Stone” où il m’était en fait difficile d’obtenir la bonne dynamique dans le mixage. C’était un défi. Elvis (Michael “Elvis” Baskette), mon producteur, vous le dira, Mais oui, c’était un défi d’obtenir la bonne dynamique pour cette chanson.

On a remarqué qu’il n’y avait pas beaucoup de claviers sur cet album. Peut-être pour un prochain album ? Car ta voix s’accorderait parfaitement avec le piano et tout le reste.

WVH : Oui, je ne dirais certainement pas non à cela. Je pense que cela dépend juste de la chanson et de ce qu’elle demande et a besoin. Mais oui, je le ferais certainement !

Peux-tu nous parler un peu de l’étrange illustration de la couverture ?

WVH : C’est une œuvre d’un artiste dont je suis fan depuis longtemps, John Brosio. C’est une peinture qu’il a faite, peut-être en 2006 ou 2008 (ndlr : 2009) ? Je ne me souviens plus. Elle s’appelle “Fatigue 2” et quand je pense au nom “mammoth”, l’animal est la dernière chose à laquelle je pense comme signification du mot. Et de le voir représenté d’une manière aussi impressionnante a vraiment résonné en moi.

Y a-t-il des thèmes récurrents dans les paroles de l’album ?

WVH : Ce n’est pas un album conceptuel, si c’est ce que tu demandes. Chaque thème est contenu dans chaque chanson.

Même si certaines chansons sont un hommage à ton père.

WVH : Oui, mais… non. C’est vraiment un album à part entière.

Quelle est la meilleure chose que la tournée avec VH t’ait apportée ? Gérer la pression ? Appréhender les dangers de la célébrité ? La musicalité ?

WVH : Je pense que c’est juste l’expérience. Plus vous passez de temps dans votre métier, plus vous devenez expérimenté et compétent. Et je ne prendrai jamais ce temps pour acquis. Je suis très heureux d’avoir eu l’opportunité de faire ce que j’ai fait.

Même si en ce moment tu es complètement concentré sur ton propre album, vas-tu encore jouer des morceaux avec Tremonti (ndlr : le groupe de Mark Tremonti) comme avant ?

WVH : Non. Je n’ai pas été avec eux depuis un moment. Ce sont malgré tout de très bons amis !


“Distance” était la première chanson à sortir, alors, pourquoi est-elle maintenant un titre bonus ?

WVH : Il n’était pas prévu qu’elle figure sur l’album, mais après tout le bon retour dont elle a bénéficié, je pense que les gens se seraient demandés où elle se trouve lorsqu’ils achètent l’album. Compte tenu que c’est un single uniquement numérique, pour le moment, j’ai pensé que c’était une bonne idée de l’inclure sur l’album. Ainsi, quelqu’un qui achète l’album physiquement l’aura.

À propos de cette vidéo, y a-t-il eu une sorte d’hésitation de ta part à partager des moments aussi personnels ?

WVH : Non, je pense que c’était une partie importante du processus de pouvoir montrer la relation que nous partagions avec mon père. Je pense que la seule façon de le faire est de pouvoir montrer tout cela.

Une tournée est-elle prévue ? Si la situation actuelle le permet, bien sûr.

WVH : Vu l’état du monde actuel, je pense que nous attendons tous sur la ligne de départ pour savoir quand, où et quelle est la meilleure chose à faire dans cette situation. Nous attendons juste le moment où la situation sera suffisamment sûre pour que nous puissions sortir et voyager, je pense que l’année prochaine probablement, cela s’annonce vraiment bien.

(ndlr : depuis la réalisation de cette interview, Mammoth a été annoncé en ouverture de la tournée estivale américaine des Guns N’Roses

Viendras-tu en Europe ?

WVH : Absolument. Nous irons partout où les gens voudront nous voir.

As-tu un plaisir musical coupable ?

WVH : Vous savez, quand il s’agit de musique, je pense que le plaisir coupable ne devrait même pas exister. Si cela vous rend heureux, je ne pense pas que vous devriez vous sentir coupable. (rires) Mais je ne peux vraiment pas penser à quelque chose en particulier… (il réfléchit) comment s’appelle cette chanson ? …Bref, de toute façon, il y a quelque chose de bon dans chaque type de musique.

Revenons à ton album. Les chansons sont différentes les unes des autres, ce qui n’est pas toujours le cas pour certains artistes. Où as-tu trouvé l’inspiration, les idées ?

WVH : Je ne sais pas, je pense que j’ai fini par écrire toutes ces idées, et même si elles ont des ambiances différentes, il y a toujours cette identité, ce n’est pas comme si on avait l’impression d’écouter un groupe différent. Et j’apprécie vraiment la variété de l’album, les différents sons de l’album. Ce serait très monotone si toutes les chansons sonnaient de la même façon. Je suis vraiment fier des variations des différentes chansons. Il y a des chansons avec des chœurs, des chansons plus douces, des chansons plus heavy. Je pense que c’est un bon mélange.

C’est certain ! On aurait du mal à choisir une seule chanson de cet album.

WVH : C’est un bon problème à avoir. (rires)

On suppose que certaines des chansons sont très anciennes.

WVH : Oui. Je me suis beaucoup cherché musicalement à travers tout le processus. J’ai écrit de la musique pendant des années, jusqu’à ce que nous commencions à enregistrer. Pendant tout le processus, j’essayais de comprendre quel genre de musique je voulais écrire. Donc, oui, cela a définitivement pris du temps.

Comme ce processus a été très long, as-tu déjà du matériel pour un autre album peut-être ?

WVH : Eh bien, en tant que musicien, on est toujours en train d’écrire. Donc j’ai certainement un tas d’idées et je suis vraiment excité de retourner en studio. J’adore être en studio. Dès que je le pourrai, j’y serai. Quand il s’agit d’écrire, je pense que c’est “ce qui arrive, arrive”. Il faut être honnête et sincère.

Es-tu le plus à l’aise pour écrire des paroles ou composer de la musique ?

WVH : J’ai trouvé ma zone de confort au cours de ce long processus, mais ce sont les paroles qui ont pris le plus de temps. Obtenir les bonnes voix, obtenir ce que je voulais avec mon lead, mais nous avons maîtrisé le processus maintenant, et je suis très excité de le refaire.

Même si tu connais déjà beaucoup de grands et célèbres musiciens, y a-t-il des artistes avec lesquels tu aimerais jouer ?

WVH : Je suppose que le rêve serait de jouer avec quelqu’un comme… ou d’ouvrir pour les Foo Fighters ou AC/DC. Ce serait fou.

Des invités possibles à l’avenir ?

WVH : Je ne sais pas, car c’est une chose tellement singulière, puisque c’est moi qui enregistre et fait tout. Je ne serais pas contre le fait que les membres du groupe se joignent à un titre, mais dans un avenir proche, je vois le studio comme étant… moi. (rires)

À part la musique, as-tu une autre passion ou un centre d’intérêt ?

WVH : Jouer à beaucoup de jeux vidéo, je suppose, pendant mon temps libre !

Avant de conclure, un dernier mot pour tes fans français à venir ?

WVH : Je suis très excité à l’idée de visiter la France, et j’espère que tout le monde appréciera l’album. J’ai travaillé très dur dessus. Et j’espère que tout le monde viendra nous voir en concert là-bas, je suis impatient !

Enfin, notre traditionnelle question, nous sommes “RockUrLife”, donc qu’est ce qui rock ta life, Wolfgang ?

WVH : Oh, mec ! Qu’est-ce qui rock ma life ? Probablement cet album. C’est la chose principale sur laquelle je suis concentré et qui fait vibrer ma vie en ce moment. (rires)

Site web : mammothwvh.com

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