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LIFEHOUSE (25/09/15)

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Lorsqu’on a proposé à RockUrLife de rencontrer l’un des trois musiciens, une telle occasion ne pouvait se refuser pour rien au monde. D’autant qu’il s’agit de la seule entrevue accordée à un véritable média français. Tête à tête avec le bassiste Bryce Soderberg depuis le tourbus stationné devant le Bataclan, quelques heures avant le tout premier concert parisien de Lifehouse.

Salut ! Comment vas-tu ?

Bryce Soderberg (basse) : Super ! Et toi ?

Ca va, merci.

Heureux d’être à Paris ?

B : Oui, très content d’être ici. C’est ma première fois, cela fait juste une matinée, mais tout est beau.

As-tu eu le temps de visiter ?

B : Non ! Demain, en journée, je prévois de visiter le Louvre, la Tour Eiffel et si j’ai le temps le Musée de l’Armée.

Wow ! Au bout de quinze ans, vous êtes enfin en France pour vos premiers concerts. Qu’est-ce qui vous a pris autant de temps ?

B : Oui ! (rires) Je pense que c’est la conséquence de plusieurs choses. La plupart d’entre elles ne dépend pas de nous. Nous avons un manager et un tourneur qui s’occupent de ce genre de tâche pour nous et font des affaires avec des régions qu’on devrait, selon eux, explorer. Nous avons toujours voulu venir ici, mais je pense que, cette fois-ci, nous avons pris un risque, nous avons programmé un concert dans une petite salle, qui a très rapidement été sold out. Donc nous avons prévu un autre concert. Et aujourd’hui après cela, je pense que nous allons probablement programmer davantage de shows à Paris.

Est-ce que le fait de jouer ces deux concerts est une manière de rattraper le temps perdu ?

B : Nous allons essayer et faire en sorte que cela soit le cas. Je pense que ce sera très spécial pour nos fans, parce que nous avons fait sept albums en quinze ans, on a un répertoire si large et diversifié dans lequel nous pouvons puiser. Donc, je pense qu’il y aura beaucoup d’énergie et d’excitation des deux côtés.

Parce qu’il y a une énorme demande parmi vos fans français ici.

B : Oui ! Et nous ne l’avons pas réalisé. Nous avons quelques fans qui tiennent des sites web tels que Lifehouse France (ndlr : en fait, Lifehouse Network) et nous avons quelques enthousiastes qui parlent beaucoup de nous sur la Toile, c’est la seule façon dont nous pouvons jauger, parce que nous ne sommes pas vraiment diffusés sur les radios françaises. Donc, maintenant, après ces deux concerts complets, je pense que nous nous sommes établis en France et nous pouvons revenir plus souvent.

Nous avons entendu qu’il y aurait quelques surprises pour vous, ce soir et demain.

B : Des surprises pour nous ? J’adore ! Oh je suis excité, j’adore les surprises !

Vous jouez également dans deux types de salles. Aujourd’hui, ici, au Bataclan, et dans une plus petite, demain, aux Etoiles. Dans quel type de salle préférez-vous jouer ?

B : J’aime bien les deux pour différentes raisons. Dans les grandes salles, tu dois, en quelque sorte, t’adapter par rapport à un plus grand public, faire de plus gros mouvements, il y a beaucoup d’excitation. Lorsque tu joues dans un club, c’est tout aussi excitant, parce que tu as une proximité, il y a moins de monde qui te regarde, donc c’est presque comme si tu étais sous un plus gros microscope. Et j’aime bien les deux pour différentes raisons.

Parce qu’aux Etats-Unis, vous jouez dans des stades et des arènes. Est-ce que ce changement de taille est un choc pour vous ?

B : Non ! Comme je disais, nous n’avons pas établi de base solide ici avec nos fans. Une grande partie de notre booking n’est pas de notre ressort. Mais ce n’est pas du tout un choc. Nous posons juste le pied pour la première fois dans une nouvelle région où tourner, et nous sommes reconnaissants de jouer peu importe l’endroit. Aucun concert n’est trop petit.

Donc, est-ce comme un retour aux sources ?

B : Je pense que, musicalement, nous avons fait un retour aux sources si tu fais référence à cet album. Je le pense. Nous avons exploré beaucoup de sonorités et nous sommes revenus à un peu plus de diversité dans notre musique, ce que les fans aiment, avant tout, chez nous. Mais oui, en programmant des clubs, c’est également revenir à mes débuts, cela me rappelle lorsque j’ai commencé dans le groupe, quand nous faisions des concerts devant personne. Aujourd’hui, nous sommes plus qu’heureux, on n’a pas l’impression d’un retour en arrière, c’est très amusant.

Avant ce nouvel album, Lifehouse a fait un break, qui a duré un an et demi. Que s’est-il passé durant tout ce temps ?

B : Il y a trois ans, Jason a dit à Rick et moi-même qu’il voulait faire un album solo. Notre dernier album “Almeria” n’a pas bien marché comme nous l’espérions et nous nous sommes séparés de notre label. Depuis le début de notre carrière, nous étions toujours signés sur une major. Donc, je pense que nous avons, d’une certaine façon, fait un burn out de toutes les tournées que nous avions faites durant tout ce temps. Et nous avions besoin de nous séparer. J’ai commencé un projet solo baptisé Komox et je me suis mis au songwriting, Rick est allé jouer avec les Goo Goo Dolls pendant un moment et Jason a enregistré son album. Je pense que c’était vraiment une chose saine pour nous, musicalement parlant, parce que nous avions de quoi nous occuper lorsque nous avons su que Lifehouse ne se reformerait jamais. Et on s’est reformé. Jason nous a appelé Rick et moi-même, il y a un exactement un an ce mois-ci, et il voulait qu’on se remette ensemble, parce qu’il a réalisé que toutes les chansons qu’il avait composé sonnaient très Lifehouse. Donc, nous nous sommes retrouvés, la pause a été très bénéfique pour nous, nous avons re-commencé et avons fini ce disque en tant que groupe et voici le produit final aujourd’hui.

Avec “Out Of The Wasteland“, vous avez décidé d’être indépendant et de ne plus être signé sur une major. Pourquoi ce choix ?

B : Nous avons juste voulu, comme tu l’as dit, revenir à nos racines, et prendre les commandes nous-mêmes. Je suis aujourd’hui au milieu de la trentaine, nous sommes dans ce milieu depuis longtemps, nous connaissons les rouages de ce business, sa façon de fonctionner. Et nous voulions juste prendre le taureau par les cornes et le faire nous-mêmes, et ne pas avoir quelqu’un pour nous influencer sur nos choix créatifs ou dans les affaires. Comme je le disais, même le fait de venir ici, nous poussons, nous essayons de faire nos pas par nous-mêmes, au lieu d’avoir des sources externes. Ainsi, nous avons établi une très bonne relation avec Kobalt, qui est ce label indépendant qui nous accompagne, et c’est aussi une expérience pour nous. Il y a beaucoup d’avantages à être sur une major, parce qu’elles monopolisent l’industrie radiophonique, et elles te diffusent. Elles sont là pour ça. Donc il y avait des pours et des contres par rapport à cela, mais c’est une expérience très enrichissante et amusante pour nous.

Est-ce que le nom de l’album se réfère à cela ?

B : Je pense, oui. Une grande partie de ce nom a un rapport avec le fait de partir, sortir d’un monde et entrer dans un autre. C’est comme une renaissance pour le groupe, également au niveau musical. Nous sommes revenus aux sources au niveau du son, mais nous voulions aussi explorer et montrer toute la maturité que nous avons acquise à travers les quinze dernières années dans ce nouveau disque. Donc il y a un peu des deux.

Etant dans le milieu musical depuis quinze ans, quels sont les principaux changements comparé à il y a quinze ans ?

B : Le principal changement, c’est le fait que les albums ne se vendent plus comme avant. Deuxièmement, les ventes ont été en quelques sorte remplacées par les réseaux sociaux. Il n’y avait aucun réseau social lorsque nous avons débuté dans l’industrie musicale. Et les albums se vendaient chez les disquaires, et il n’y avait pas de téléchargement digital. Tout cela est à double tranchant. Dans le même ordre d’idée, nous avons découvert et atteint avec le marketing viral des régions dont nous ignorions l’existence pour nous : l’Asie, ici. Donc pour nous, ça a été la plus grosse adaptation et nous suivons chaque étape. Nous essayons toujours de nous conformer, mais n’adhérons pas à ce que l’industrie musicale fait, nous en sommes conscients, mais nous faisons nos propres choix et nous gardons notre intégrité et restons fidèles à nous-mêmes tout au long du processus.

Nous avons remarqué que vous tissez une forte relation avec vos fans via les réseaux sociaux.

B : Absolument, oui. Nous essayons de rester au top par rapport à cela. Ce n’est pas comme quand nous étions enfants, où le plus proche que nous pouvions être de notre groupe préféré, c’était de regarder la pochette de leur album et nous dire: “C’est à ça que ressemble Guns N’ Roses”. C’est tout ce que tu pouvais voir. Aujourd’hui, les fans choisissent la setlist et nous aident à l’élaborer, ou tu plaisantes avec eux, tu interagis. Et je pense que c’est vraiment super avec notre fanbase, parce que beaucoup de nos chansons sont interprétées ou aident de nombreuses personnes avec leurs vies, ils font face à des traumatismes, des problèmes, des relations ou peu importe, et nous pouvons, en quelque sorte, conserver cette connexion avec eux et nous avons un lien de proximité très fort avec notre fanbase grâce aux réseaux sociaux.

Et que penses-tu du streaming ? Nous n’avons pas pu trouver le nouvel album sur Spotify.

B : Encore une fois, aussi honnête que je puisse être dans cette interview, je ne suis pas d’accord avec le fait que notre album ne soit pas sur Spotify aujourd’hui. Je pense qu’il devrait être dessus, je l’ai dit à notre management, mais je pense que nous devions expérimenter les premières étapes de la sortie de l’album et voir si c’était la bonne direction à prendre de mettre à disposition notre musique gratuitement dès le départ.

Parce que c’est également disponible sur YouTube.

B : Oui, là je vais voir sur mon téléphone pour en être certain, parce que je n’ai pas vérifié, cela devrait être sur Spotify.

Et tous vos précédents albums le sont.

B : Est-ce qu’il est sur Apple Music ?

Oui !

B : C’est vrai ? OK, je veux dire, il y a trois principaux services de streaming actuellement : Tidal, Apple Music et Spotify. Il y a des choses que nous devons continuer à développer, car comme je le disais, c’est notre première sortie en indépendant. Donc je vais prendre note et je vais essayer de régler cela. Merci à toi !

Revenons au nouvel album. Comment s’est déroulé le processus d’enregistrement en comparaison à vos précédents albums ?

B : Nous avons enregistré tous nos albums au studio de Jason à Agoura Hills, en Californie. Les processus a toujours été similaire. Ce sont Jason et Jude, notre manager, et producteur, qui s’occupent en grande partie du processus créatif de Lifehouse depuis toujours. Pour cet album en particulier, Jason avait quelques chansons à nous montrer. Nous aimions vraiment la direction musicale et nous voulions nous remettre ensemble et avons choisi les chansons et les avons produit avec eux. Pour cet album, Jason avait beaucoup de morceaux, soixante-dix, qu’il avait commencé à composer pour son projet solo. Et nous avons juste sélectionné les meilleurs. C’était il y a un an. Il a aussi choisi l’un des titres que j’avais écrit pour mon projet Komox, “Stardust”, qui s’est également retrouvé sur l’album. Et nous sommes partis de là et l’avons terminé. Nous avons composé d’autres chansons et c’était la principale différence avec les précédents albums, nous n’avions jamais commencé un projet avec déjà autant de compositions en stock.

Si tu devais choisir trois titres qui décriraient le mieux “Out Of The Wasteland”, lesquels et pourquoi ?

B : Je dirais “Flight”, c’est vraiment une chanson profonde, inspirée, qui traite du fait de résister et de s’en sortir. Je pense que c’est un morceau qui possède notre signature sonore et montre un des messages que nous essayons de transmettre via nos chansons. J’ai toujours des frissons en l’écoutant. Deuxièmement, je dirais “Hourglass”, qui est la dernière chanson sur l’album. Ce morceau possède une vibe très cinématographique, mais aussi une certaine magie. Parce que ce titre a été composé il y a vingt ans, mais n’a jamais été achevé. Puis Jason et Jude l’ont écrit et fini. Ce qui rend l’album très spécial. Ensuite, je dirais “Hurricane”, qui est aussi une super chanson, et j’ajoute “Stardust”, parce que je l’ai composée. (rires) Mais je plaisante ! Il y a beaucoup de très bonnes chansons.

Et si tu devais décrire cet album en trois mots ?

B : Je dirais “équilibré”, “significatif” et “maturité”.

En parlant de “Hourglass”, comment en êtes-vous arrivés à collaborer avec James Newton Howard ?

B : Jason a été présenté à James via notre manager Jude, ils se connaissent depuis des années. Et il a, en quelque sorte, renoué le contact avec lui et c’est comme cela que Jason le connait. Et lorsque Jason s’est mis à composer cette chanson, je n’étais pas là, mais il m’a raconté que James était en pleine composition de “Hunger Games”, avec Jennifer Lawrence sur grand écran. Et il disait : “Attends une seconde, je bosse sur “Hunger Games””. C’est plutôt cool !

L’une de vos ballades les plus populaires, “Everything” a été diffusée dans la série “Smallville”, ce qui est l’une des principales raisons de votre succès ici en France. Que raconte ce morceau ? Nous espérons vraiment l’entendre en intégralité, au moins une fois à l’un des deux concerts. Cela fera plaisir à beaucoup de fans ici !

B : Oui, “Everything”, mais aussi “You And Me” ont vraiment eu du succès grâce à “Smallville”. Pour répondre à ta question, beaucoup de nos chansons sont utilisées dans le monde via une licence, qui est le fait d’être diffusé dans des séries, des films, ce genre de choses. Nous en sommes très reconnaissants, parce que cela touche des fanbases que nous ne toucherions pas en temps normal. Et c’est vraiment le cas pour nous. “Everything” est une chanson interprétative. Beaucoup de personnes la diffusent à leurs mariages, ils l’interprètent comme un morceau romantique. Et d’autres le voient comme une chanson spirituelle. Jason a été élevé missionnaire, c’est une personne très spirituelle, et je pense que cette chanson est interprétée par beaucoup de gens, avec le sens que chacun veut bien lui donner. Je n’ai pas été élevé en tant que chrétien, mais je suis quelqu’un de spirituel également, donc quand j’écoute cette chanson, je sais qu’elle me donne des frissons et je trouve que c’est une bonne chose.

Parce que l’on ne sait pas si “Everything” évoque Dieu ou une femme.

B : Tout dépend de toi, mec ! Je pense que c’est l’une de nos formules au sein de Lifehouse, qui a fonctionné pour nous depuis un moment : ce n’est pas intentionnel, c’est simplement la façon dû à la façon dont on compose.

On espère vraiment entendre la version intégrale ce soir ou demain. Parce que cette chanson est tellement spéciale pour les Français.

B : Vraiment ? OK, je leur dirais. Peut-être que nous pourrons la jouer.

La version entière ferait plaisir à beaucoup de fans, c’est certain.

B : OK. Parce qu’il ne la joue qu’à moitié.

Oui, juste une minute dans le set acoustique.

B : Oui, tu connais bien !

Donc parlons de ces deux concerts parisiens. Que peut-on attendre de ces shows ?

B : Comme je l’ai dit, nous avons un catalogue de quinze ans, sept albums et nous avons tourné pendant quinze ans, donc nous savons à peu près ce qui fonctionne. Nous savons ce que nos publics veulent voir. Comme tu dis, la France connait très bien “Everything”, pour d’autres régions, c’est pareil, mais ça peut être un petit peu différent ailleurs. Mais je pense que nous avons une assez bonne idée de ce que notre fanbase veut entendre. Nous avons une grande partie de notre setlist qui est composée des hits comme “You And Me” ou “Hanging By A Moment”, évidemment nous allons les jouer. Il y a des chansons que nous voulons jouer pour nous-mêmes, que nous ne jouons pas d’habitude. Nous aimons juste switcher, mais c’est du divertissement et nous avons beaucoup d’énergie, de passion et nous espérons que notre fanbase ressentira la même chose, vu qu’ils ne nous ont jamais vu ici, donc il y aura vraiment une interaction.

Comptez-vous modifier la setlist chaque soir ?

B : Nous la modifions légèrement chaque soir, quelques chansons par-ci par-là. Les deux premiers morceaux des concerts que nous avons donné à Amsterdam et Utrecht, je crois, ou Groningue, aux Pays Bas, nous avions des sets complètement différents. Et du coup on se disait : “Faisons des ajustements”. Maintenant, je pense que nous avons une setlist vraiment forte, vraiment équilibrée.

On remarque que vous ne l’avez pas beaucoup modifié depuis Utrecht.

B : C’est vrai ! Wow, tu nous suis.

Oui, vous changez juste les chansons acoustiques.

B : Oui. Pour tout te dire, nous avions prévu de faire beaucoup de changements et élaborer des setlists complètement différentes. Mais nous avons trouvé une formule qui fonctionne et une grande partie de notre fanbase change chaque soir, pour diverses raisons, donc nous voulons vraiment faire le meilleur concert possible et conserver l’incertitude dans le set acoustique. Parce qu’il y a tellement de chansons. Nous pouvons jouer n’importe quoi, mais lorsque nous jouons des morceaux comme “Blind” ou “Somebody Else’s Song”, nous n’obtenons juste pas la même réaction que sur “All In All” ou “Only One”. Nous essayons de jouer ce qui fonctionne tout en conservant l’art et l’incertitude au sein du set.

“Blind” a disparu de la setlist.

B : Oui, c’est vrai.

Ici les gens l’aiment beaucoup.

B : Quels autres titres penses-tu qu’on devrait jouer ?

“Blind”, “Everything”, en fait tous les morceaux tirés de “Smallville”.

B : Oui, “You And Me”, “Blind” et “Everything”, OK. D’autres ?

“Whatever It Takes”.

B : OK, je leur en parlerai.

Mais la version entière de “Everything” fera plaisir à beaucoup de gens.

B : OK, assurément.

Que penses-tu de la scène rock alternative d’aujourd’hui ?

B : Oh j’adore cette question, parce que je suis un énorme fan de la manière dont la scène alternative a évolué. Surtout ces trois dernières années. Vers 2012-2011, il y a eu Foster The People, Awolnation, Imagine Dragons, des groupes français comme M83 et Phoenix. Ils font et sortent des super albums. Je pense que c’est une super période pour la musique alternative. Nous faisons de la musique alternative un peu différente, nous nous situons dans une catégorie différente de ces groupes-là. Mais je suis vraiment fan de la façon dont la scène alternative a évolué.

Quels sont les groupes/artistes que tu as écouté dernièrement ?

B : Tout ceux que j’ai mentionné évidemment. Mais mes goûts musicaux changent tout le temps. Pour être honnête avec toi, récemment, je trouve que les meilleurs albums qui sont sortis cette année sont des albums de hip hop. J’aime vraiment le nouvel album de Kendrick Lamar, tout comme le nouveau Dr Dre, “Compton”, et je pense qu’il y a aujourd’hui beaucoup d’art dans les paroles et les flows des artistes hip hop. Cela va probablement changer d’ici un mois, je ne sais pas ! C’est juste que c’est ce que j’écoute actuellement. Mais aussi tous les autres groupes issus de la scène alternative que j’ai mentionné évidemment.

D’autres choses à ajouter, en particulier à votre fanbase française ?

B : Je veux juste exprimer ma reconnaissance. Etre capable d’aller dans un endroit où tu n’as jamais été, d’avoir deux concerts sold out, et avoir autant d’amour et d’enthousiasme de la part de nos fans français, la vie ne pouvait pas être plus belle. Donc c’est super.

Pour finir, notre site s’appelle “RockUrLife”, donc qu’est ce qui rock ta life, Bryce ?

B : Ce qui rock ma life ? J’ai juste utilisé le mot, mais je dirais la reconnaissance, et le fait d’être présent et d’apprécier est ce qui rend chaque jour amusant et te fait sentir vivant. C’est ce qui rock ma life.

Merci !

B : Merci à toi, m’sieur.

Site web : lifehousemusic.com

Anthony Bé
Fondateur - Rédacteur en chef du webzine RockUrLife