Interviews

KIDS IN GLASS HOUSES (29/11/11)

English version

Invité par Ouï FM à l’occasion du Festival Bring The Noise, nous retrouvons sur la péniche Le Petit Bain, le groupe british Kids In Glass Houses. Quelques mois après la sortie de leur troisième album “In Gold Blood”, ce fut l’occasion pour RockYourLife! de leur poser quelques questions et faire un bilan de cette année 2011 avec eux. Rencontre avec Aled Phillips et Andrew Shay, respectivement chanteur et bassiste du groupe.

Comment vous sentez-vous depuis la sortie de “In Gold Blood” ?

Aled Phillips (chant) : Comment on se sent ? Bien, je pense, je veux dire mieux depuis qu’on l’a terminé. On l’a enregistré vraiment très vite et l’album est sorti rapidement après qu’on l’a terminé. Tout a été vraiment très rapide, avec les festivals et la tournée en Angleterre qui se sont enchainés. On arrive à la fin de l’année et je reconnais que c’est passé très vite. Mais ça a été une année vraiment extraordinaire pour nous et l’album a été très bien reçu.

Entre l’album “Dirt” et “In Gold Blood”, il n’y a pas eu beaucoup de temps, les deux se sont enchaînés assez rapidement, non ?

Andrew Shay (basse) : Oui, c’est vrai. Je pense que c’était aussi parce qu’on n’avait pas vraiment envie de “disparaitre” trop longtemps. Et puis on avait ces chansons que nous voulions absolument enregistrer en studio au plus vite. Donc on est allé très vite là-dessus également.

Comment avez-vous réalisé “In Gold Blood” ? Dans quel contexte étiez-vous ?

Andrew : Ca nous est venu un peu comme ça, je veux dire on a d’abord travaillé un peu chacun de notre côté avant d’en parler tous ensemble pour voir ce que nous voulions vraiment faire. L’album reflète vraiment ce que nous avions en tête et c’était vraiment comme-ci personne ne pouvait s’opposer à ça. On s’est principalement retrouvé à Cardiff, chez nous, et on a travaillé dessus encore et encore, il n’y avait vraiment que ça. Je pense que c’est en quelque sorte le prix à payer. Et quand nous sommes allés en studio c’était moins difficile. Il y avait une meilleure ambiance, on y a mis toute notre énergie. C’est peut-être pour ça que ça sonne mieux.

Comment vos fans ont-ils réagis pour “In Gold Blood” ?

Aled : En général c’est plutôt positif même si très différent de nos précédents albums. Je pense qu’ils ont mis plus de temps à réagir lorsqu’il est sorti, du fait que cela a été très rapide. Mais d’après ce que j’ai entendu des fans, ceux qui l’ont aimé sont d’accord sur le fait que c’est notre meilleur album pour l’instant.

Andrew : La façon dont il a été reçu par nos fans se voit avec leurs réactions. Nous avons gardé les fans que nous voulions garder, ceux qui suivent notre évolution et ceux qui nous voulaient pour des chansons plutôt pop de base nous ont laissé être le groupe que nous voulions être. D’ailleurs c’est plutôt une bonne chose en soit.

Aled : Oui, d’ailleurs c’est assez amusant, parce que nos fans ont grandi avec nous tout comme nous avons grandi avec des groupes comme Lostprophets. Et à chaque fois qu’ils sortaient un nouvel album, il y avait toujours des gens qui découvraient au fur et à mesure et qui disaient “C’est génial ça”. Je trouve ça vraiment cool quand tu grandis avec un groupe et quand la musique prend une place importante dans ta vie.

Andrew : En fait on a gagné des fans et on en a perdu d’autres mais en général nos fans ont grandis avec nous.

Quand vous avez fait la première partie de Simple Plan, en 2008, vous étiez plutôt connus en Angleterre mais moins connus en France et même en Europe. Est-ce que depuis cette tournée le public a changé avec vous ?

Andrew : C’est vraiment différent, peut-être vis-à-vis de la notoriété mais aussi pour la différence qu’il y a entre notre premier album “Smart Casual” et “In Gold Blood”.

Aled : Oui et je pense qu’on est plus à l’aise avec eux maintenant parce qu’on a fait tellement de concerts. Des gros concerts aux quatre coins du monde avec des groupes très connus, cela nous a vraiment aidé jour après jour. Mais on a presque toujours été mis au devant de la scène sans doute parce qu’on est en quelque sorte le groupe innocent, à découvrir. C’est comme lorsque l’on a joué avec Simple Plan, ce genre de concert au-delà de l’Angleterre nous a vraiment aidé. D’ailleurs on espère vraiment revenir l’année prochaine et faire quelques autres dates un peu partout en Europe. Parce que pour l’instant on a passé pas mal de temps en Angleterre, au Pays de Galles, donc il est temps de passer plus de temps ailleurs en Europe ! (rires)

Comment avez-vous trouvé le concert de Nîmes avec Shaka Ponk et The Offspring ?

Andrew : C’était chaud, vraiment chaud ! (rires)

Aled : C’était vraiment génial. Pour être honnêtes, nous ne savions vraiment pas à quoi nous attendre. Beaucoup de gens nous ont dit que jouer devant le public de The Offspring serait vraiment difficile parce qu’ils n’étaient là, pour la plupart que pour The Offspring. Et après, sur la route, on a réalisé ce qu’on allait faire, on s’est vraiment dit “Putain !”. (rires) Mais globalement tout le concert était vraiment génial, on en attendait vraiment pas autant du public. Etant donné qu’on passait en premier sur scène, on avait vraiment peur que le public nous dise d’aller nous faire voir. Et ils ont applaudit, sauté partout, ils ont vraiment été géniaux. Même au niveau de l’endroit, jouer dans ces arènes, c’est un lieu vraiment exceptionnel. Surtout pour cinq garçons venus du Pays de Galles, se retrouver comme ça dans le sud de la France, dans cet endroit mythique. C’est probablement l’un de mes meilleurs concerts.

Vous étiez resté pendant le reste du concert ?

Aled : On est simplement resté pour Shaka Ponk et la première chanson de The Offspring malheureusement. Nous avions beaucoup de route à faire et devions rentrer rapidement.

Qu’avez-vous justement pensé d’un groupe français comme Shaka Ponk ?

Aled : C’était vraiment dingue. Nous n’avions jamais entendu parler d’eux en Angleterre et on en a gardé un très bon souvenir. Ce cercle lumineux derrière eux avec le singe, c’était vraiment énorme. D’ailleurs le public est vraiment devenu fou avec eux !

Comment trouvez-vous le public français en général ?

Andrew : Je pense qu’il est encore trop tôt pour se faire une opinion, je trouve que nous n’avons pas encore assez joué en France. Même si le concert à Paris avec Simple Plan était génial, celui avec You Me At Six également.

Aled : Nous avions aussi joué à Lyon.

Andrew : C’est vrai que jusqu’à présent on a que des bons souvenirs, ils font toujours en sorte que les concerts soient géniaux.

Aled : Beaucoup de gens nous ont dit que c’était un endroit difficile pour les groupes comme le nôtre dans le sens où c’est très différent de l’Angleterre ou de l’Allemagne où il y a un vrai engouement pour les groupes de musique. En France on a vraiment l’impression qu’hormis lorsqu’il s’agit de groupes français, le public est plus difficile à convaincre. C’est une difficulté supplémentaire mais jusqu’à présent nous n’avons pas eu de mauvaise expérience, les gens nous ont toujours bien accueillis.

Quel est votre meilleur souvenir sur scène ?

Andrew : C’est difficile à dire. Il n’y a pas vraiment de meilleur souvenir, mais ces moments où nous étions sur scène et où nous nous sommes dits “Wow, c’est réel, on y est vraiment”. Ces moments où tu réalises ce qu’il t’arrive.

Aled : Je repense aussi à ces moments lors des festivals, Reading en particulier. C’était la seconde fois que ça m’arrivait je me sentais vraiment comme si l’ennemi nous attendait du fait que tu t’attends à avoir devant toi entre 9 000 et 12 000 personnes. D’autant que cette fois-ci notre premier album venait juste de sortir il y avait à peine trois ou quatre mois. Et ensuite quand tu joues une chanson comme “Saturday” ou “Give Me What I Want” et que tu vois tout le public bouger et chanter avec toi. C’est à ce moment que tu te rends compte que ces gens, que tu ne connais pas et qui ne te connaissaient pas avant, sont avec toi et te soutiennent. Quand tu sais d’où tu viens et comment tu as commencé, dans des petits clubs avec ton groupe, tout ça remonte.

Avez-vous une pensée ou un geste particulier avant de rentrer sur scène ?

Aled : Je ne pense pas à quelque chose en particulier. Parfois je pense au concert que l’on va faire. D’ailleurs c’est bizarre parce qu’en général le meilleur concert de la tournée n’est jamais celui auquel on s’attendait. On vient tout juste de terminer la tournée en Allemagne et on a joué dans une ville qui s’appelle Kaiserslautern et on s’est posé tellement de question sur ce concert. On ne savait pas trop comment s’y prendre car c’était un nouveau public devant lequel nous n’avions jamais joué auparavant. Juste avant d’aller sur scène on s’est dit, c’est bon on y va, on fait ce qu’on a l’habitude de faire, on joue nos chansons et on verra. En général on essaye de ne pas trop y penser… Sinon on envisage d’être un petit peu bourrés. (rires)

Andrew : C’est ce qui arrive dès qu’on sort de scène en général. (rires)

Aled : La première question quand on sort de scène, c’est “où est-ce qu’on va aller ? Y’a-t-il un bar dans le coin ?” (rires)

Le nom du site étant “RockYourLife!”, nous aurions voulu savoir ce qui “rock” votre vie ?

Andrew : Cette bière rock ma vie en ce moment. (rires)

Aled : La série Dexter est diffusée en France ? Je ne sais pas si tu regardes ?

Oui, c’est assez connu en France.

Aled : Je suis allé acheter la nouvelle saison, parce qu’on passe tellement de temps sur la route que pour m’occuper je regarde ça tranquillement. Je ne peux pas non plus regarder un nouvel épisode chaque jour mais dès que j’en ai l’occasion, j’en regarde un nouveau.

Quelques questions rapides pour finir.

Qui est le plus sale du groupe ?

Andrew : Iain ! (rires)

Qui est le plus dragueur ?

Aled : Joel !

Andrew : Exact, Joel.

Aled : Il y a d’ailleurs un truc assez marrant là-dessus, il s’est identifié sur un site comme “seductive/.J” . (rires)

Andrew : Répugnant ! (rires)

Qui boit le plus ?

Aled : Iain !

Vous ne donnez jamais vos noms en réponse c’est bizarre non ?

(rires)

Aled : Oui, je sais, mais c’est aussi un genre de passe-droit.

Andrew : C’est parce que nous sommes les meilleurs dans le groupe ! (rires)

Qui est le plus bad boy ?

Andrew : Nous sommes tous de “bons garçons” !

Vous êtes anglais, il y a forcément un bad boy dans le groupe ! (rires)

Andrew : Non, nous sommes gallois, rien à voir ! (rires)

Aled : C’est différent donc nous sommes tous très gentils. (rires)

Andrew : Oui, nous sommes vraiment adorables et notre groupe est très respectable.

Le cadeau le plus étrange que vous ayez eu d’un fan ?

Aled : Ce n’était pas vraiment un cadeau, c’était plutôt la pire expérience. Un gars à Londres, lors de notre séance de dédicaces pour “In Gold Blood”, il m’a vraiment fait peur si je puis dire en sortant un lubrifiant.

Andrew : Oui, il s’agit bien du truc qui peut t’aider quand tu le fais, si tu vois ce que je veux dire. (rires)

Aled : Et il m’a demandé de le lui dédicacer !

Andrew : Et il y tenait vraiment à ce que tu le signes !

Aled : A ce moment-là, tu ne peux pas trop refuser, j’ai essayé mais il a quand même insisté. Philip a refusé et ne l’a pas fait par contre.

La dernière chanson que vous avez vraiment aimée ?

Andrew : Je n’arrête pas d’écouter l’album de Noel Gallagher, il est vraiment génial !

Aled : Pour l’instant j’écoute des chansons de Noël. (rires)

Lesquelles ?

Aled : Il y a “Merry Christmas Everybody” de Slade. Je suis vraiment un grand fan de Noël, j’aime vraiment cette période de l’année. D’ailleurs le prochain concert de Noël que l’on fera, je pense qu’on devrait reprendre quelques-unes de ses chansons, c’est la meilleure chose à faire.

Pourquoi pas ce soir ?

Aled : J’aimerais. (rires)

Y’a-t-il des chansons que vous aimez écouter mais dont vous avez honte ?

Aled : Non, j’assume en général ce que j’écoute. Pour moi “I Wanna Dance With Somebody” de Whitney Houston est l’une des meilleures chansons. Sinon il y a aussi “Hello Again” de SOiL qui se rapprocherait plus de ce qu’on écoute entre nous.

(ndlr : Aled et Andrew se mettent à faire les guitares de “Hello Again” de SOiL)

Merci à vous deux !

Andrew : Merci à toi. Au revoir !

Aled : Merci beaucoup !

Site web : kidsinglasshouses.com