Interviews

HELL OF A RIDE (13/10/11)

Suite au vernissage de Pierre Gregori et des super groupes qui ont été de la partie (HOAX et The Butcher’s Rodeo) au Pub ADK (77), nous avons profité pour faire une interview d’Hell Of A Ride, tête d’affiche de la soirée.

Pouvez-vous nous présenter le groupe ?

Djej (chant) : On se connaissait tous un petit peu. Tonio était le batteur de mon ancien groupe qui s’appellait FixXx, et on avait rencontré les Sihia -groupe dans lequel jouait Noré à l’époque-. FixXx s’est arrêté, et j’ai tout de suite dit à Tonio qu’il fallait qu’on refasse quelque chose assez rapidement. On voulait rester dans l’esprit metal, et finalement Noré ne voulait pas tellement. On avait commencé à faire des morceaux assez vénères, puis on a été amené à se dire qu’on allait faire des trucs plus softs, plus rock. Et le bassiste de l’époque, Gaétan, voulait également faire un truc plus rock plutôt que du son metal. On s’est dit “pourquoi pas partir dans les autres trucs qu’on écoutait, les Alter Bridge, les Creed, Nickelback et compagnie”.

Noré (guitare) : Tout ce qui nous influence, c’est le gros rock US, bien lourd, bien posé, bien chanté, pas du tout de chant comme il y a dans le metal actuellement. On essaie de faire un gros son avec une belle mélodie au niveau du chant, c’est important.

Pourquoi Hell Of A Ride ?

D : On avait déjà parlé de l’esprit de ce que l’on voulait faire, au niveau visuel c’est venu de la base de ce qu’on aime, comme les films de Tarantino, le côté “Grindhouse”, “Boulevard De La Mort”, etc… C’est une expression américaine, et je me suis dit que ça pouvait faire un bon nom de groupe, donc voilà : Hell Of A Ride.

N : C’est une grosse influence de “Deathproof” comme dans le “Boulevard De La Mort, c’est vraiment la référence au niveau du visuel, même au niveau de l’histoire, on est parti comme dans “Deathproof”, c’est l’histoire d’un cascadeur, mais à l’inverse d’être méchant comme dans “Deathproof”, il est plutôt vers la fin de sa carrière, et comme il le dit dans l’intro, il veut se faire une dernière virée, une dernière cascade. Tout ce qui est au niveau de la bio, on a travaillé ça, pour que ça fasse comme une légende, qu’on l’a rencontré dans un bar et c’est lui qui nous aurait donné l’idée de monter le groupe Hell Of A Ride.

D : Les textes sont inspirés de mon vécu, et d’autres ont été fait juste pour le morceau, comme “Fast As Lightning”, “Hell Of A Ride” ou d’autres. J’essaie de faire passer mon propre vécu comme si c’était le passé de John Ringsdale, toujours en gardant la ligne directrice de l’histoire, avec John, ses cascades, ses rencontres… J’essaie de me fondre dans ce personnage, c’est un peu mon alter ego, c’est moi sans être moi (rires).

N : Le clip qu’on a tourné récemment va raconter à peu près l’histoire de l’EP. On a voulu le scénariser avec des petites interludes, et le clip que l’on va sortir pour décembre, si tout va bien, résume l’histoire de l’EP. On a vraiment un côté visuel très travaillé et très inspiré du cinéma.

Les retombées de votre premier EP ?

N : On a lancé le groupe il n’y a pas très longtemps, et l’EP en mars (2011), on fait nous-mêmes notre promo. Il est téléchargeable gratuitement, pour qu’il soit accessible à tout le monde et que la musique tourne à fond, pour que ça soit vraiment partagé et que les gens puissent découvrir Hell Of A Ride gratuitement et facilement. Pour le moment, les retombées sont vraiment bonnes, on a eu de bonnes critiques, quelques chroniques vu qu’on ne l’a pas sorti en version physique et ça bloque encore au niveau de certains webzines. C’est plutôt encourageant pour la suite.

D : On a même eu des retours d’américains qui étaient bluffés. Ils ne pensaient pas que des groupes comme ça existaient en France. Il n’y a pas beaucoup de groupe en France qui font ce style là, ça doit se compter sur les doigts d’une main. Et donc, des mecs qui ont une webradio là-bas passent nos morceaux régulièrement et sont super gentils et étaient étonnés de voir que c’était des français, et c’est plutôt cool.

Votre meilleur souvenir de live ?

Tonio (batterie) : Je pense qu’on est tous d’accord pour dire que c’était le Bus Palladium, c’était vraiment très très bien.

N : Le Bus Palladium c’était mortel, mais les prochains concerts vont l’être aussi.

Avec quel groupe rêvez vous de jouer ?

D : Il y en a plusieurs.

T : Avec Evenline, mais on ne dit pas ça parce qu’il est là (rires).

D : Les groupes qu’on a cité comme Alter Bridge, Nickelback. Après il y a des plus petits groupes avec qui ça serait plus facile comme Burn Halo ou Hail The Villain. Avec des américains ou des canadiens, parce qu’en France, encore une fois, il n’y en a pas forcement beaucoup.

T : Après en France il y a quand même une petite scène, dont nos potes, Evenline, qui sont dans le même esprit, et partager une scène avec eux, on ne l’a pas encore fait, mais ça pourrait être sympa.

D : On espère se caller avec un groupe ricain.

Votre actu ?

D : On prévoit de sortir un clip, qui sera sur le single “Fast As Lightning”. On a même aujourd’hui assez de matière pour faire deux clips, on verra avec le réalisateur ce qu’on pourra faire. On pourrait avoir un clip scénarisé avec l’histoire de John Ringsdale, qui rentre dans le bar, qui rencontre les nanas et se fait voler sa voiture, ce qui est dit sur le disque sur l’histoire de ce personnage. On a fait une version live aussi, qui ne s’est pas fait sur une scène, mais chacun dans un endroit différent. Et on espère faire une sorte de director’s cut, un générique et mélanger la partie scénarisée et la partie live véritablement.

N : On est actuellement en train de chercher un tourneur, de trouver des plans nous-mêmes, on essaie de trouver des festivals pour l’année prochaine. Comme on a un visuel qui est vachement axé sur les bagnoles américaines, il y a pas mal de festivals axés dessus où des groupes de rock viennent jouer, et donc on va essayer de se caler sur ce genre d’évènements, même avec les festivals de bikers. On essaie d’avoir une grosse actu pour avril-mai-juin-juillet-août prochain. Et on pourra faire des dates comme on a fait ce soir. On en a une aux 18 Marches en janvier ou fevrier, en novembre, j’attends la confirmation aux Combustibles à Paris, donc on démarche.

D : On va essayer de faire un peu de buzz sur le clip. On a mis le paquet là-dessus en cette fin d’été un petit peu difficile, on s’est dit qu’il ne fallait pas lâcher l’affaire et qu’il fallait se relancer, et donc on a fait ce clip sur “Fast As Lighning”. On a rencontré une connaissance, un pote de pote, qui s’appelle Vincent Lecrocq, et il a kiffé le projet. Il a réécrit la base scénaristique qu’on avait faite pour Hell Of A Ride et il était au taquet, et nous a fait ça bénévolement. On attend beaucoup du clip.

Un mot pour la fin ?

D : Tonio? (rires)

T : (ndlr : bruit inimaginable qui a fait saturer l’enregistrement).

D : Ce n’est pas fini, ça ne fait que commencer. Et merci RockYourLife!

Crédit photo : Pierre Gregori

Site web : hellofaride.fr