Interviews

DHARMA (2010)

A l’occasion de la deuxième date de sa tournée française, le quatuor hongrois de gothic metal était de passage à Paris en compagnie de Mescaline et Mydian, deux groupes parisiens. RockYourLife! a eu la chance d’interviewer Nicia et Laczko, respectivement chanteuse et guitariste de Dharma. Présentation.
Dharma, première interview avec RYL! C’est aussi votre première interview française non ?
Nicia (chant) : Oui effectivement.
Qu’est ce que cela vous fait d’être enfin reconnu à l’international car vous existez quand même depuis 2007…
N : Oui. En fait le groupe existe seulement depuis trois ans mais ça ne fait pas beaucoup. Mais finalement nous avons réussi à nous exporter en dehors de la Hongrie et c’est une très bonne chose. C’est très intensif. Nous sommes juste très content. Comme si notre musique était très et avec celle-ci nous pensons que nous pouvons aller n’importe où en Europe car ça déchire !
Pour ceux qui ne connaissent pas encore Dharma, comment pourriez-vous vous décrire ?
N : Musicalement, c’est un mélange d’électro metal et de sons orientaux avec une base hard, ce qui donne un son très intéressant. C’est un peu ça.
Qu’est ce qui vous ferait plaisir qu’on dise de Dharma ?
N : Que nous sommes le meilleur groupe du monde ! C’est facile !
“Heavenly Hell” est sorti il y a maintenant un an, avec du recul, que pensez-vous de votre premier album ? Est-ce que votre vision de l’album a changé? Des choses à changer ?
N : Pour moi, quand on a enregistré l’album, c’était parfait. Mais un an après, nous avons trouvé un nouveau son et ce n’est pas seulement qu’un nouveau son. Nous venons juste de faire notre premier véritable album tel qu’il doit sonner. Nous étions un peu déçus par le son de “Heavenly Hell” car nous l’avons enregistré dans le meilleur studio de Hongrie mais ce n’est pas le son que nous voulions. Personnellement, j’aime ces chansons telles qu’elles sont mais le son crée par le studio n’était pas ce que nous voulions. Ceci est mon point de vue. J’aime ces morceaux. Je pense que nous avons donné notre meilleur que nous pouvions mais dans ce studio, la vibe n’était pas si parfaite. Je veux dire que nous avons besoin d’un son différent, plus gros, plus étendu. Et j’espère vraiment que notre nouvel album “Dharmageddon” sonnera tel que nous le voulons. Et peut-être que grâce à ce disque nous pourrons arriver à notre objectif.
Laczko (guitare): Les chansons de “Heavenly Hell” étaient bien mais malheureusement, la Hongrie a ses inconvénients. Chaque album qu’il soit suédois, allemand ou peu importe, possède une vibe. Ce son qui te démonte la tête !
Vous entamez actuellement une tournée française. C’est la première fois que vous venez ici ?
N : Oui absolument ! C’est la première fois que nous sortons de Hongrie et nous en sommes super content !
Est-ce que le fait que le fait d’être ici est comme un accomplissement pour Dharma ?
N : Je pense que c’est très important car c’est la première. Et nous profitons vraiment de notre séjour en France. Je trouve que c’est énorme. Je veux dire par là que nous avons réussi à nous faire notre propre identité en tant que groupe et ce en dehors de la Hongrie. Parfois je rencontre des stripteaseuses qui viennent de Russie, du Japon et même de France. Et nous dans tout ça ? Pour moi c’est étonnant que notre musique arrive en France et s’exporte au niveau international. Mais pour moi ce n’est qu’un début. Un très bon début. Pour un début c’est parfait et nous nous sentons vraiment bien ici en France. Hier des fans se sont rassemblés à Metz. C’était super. Mais nous voulons toucher plus de monde avec notre musique car je suis que si nous réussissons à percer en France, il y aura plus de monde qui nous connaitrons et qui nous aimerons. Notre musique est très universelle. Je ressens exactement la même chose que toi. Nous sommes tous humains. Et en tant qu’humain, tout le monde peut ressentir notre musique. Donc je suis très honorée et j’ai confiance en notre musique, en notre groupe et en nos fans.
Quelle est votre vision de la France ?
N : Que vous mangez trop d’escargots ! (rires)
Que connaissez-vous de la culture française ?
N : Que vous mangez trop d’escargot ! (rires) Non je plaisante ! J’ai toujours voulu aller en France car je n’étais encore jamais venu ici. Même si j’ai beaucoup voyagé auparavant, je ne suis jamais venu en France. J’étais très motivé à l’idée de voir vos monuments comme le Sacré Cœur, la Tour Eiffel. Mais la première chose qui m’a touché, ce n’est pas vraiment le fait de venir en France mais surtout le fait que nous sortons hors de Hongrie pour aller quelque part d’autre en Europe de l’Ouest, où les gens sont curieux de notre groupe, de notre musique. La France est le premier pays donc vous aurez toujours une place particulière dans mon cœur. Pour moi, les français ont été les premiers à s’intéresser à nous en dehors de notre propre pays.
Qu’attendez-vous du public français ?
N : Je m’attends à ce que les gens qui viendront à notre concert diront à leurs amis “Hey, j’ai vu un groupe hongrois et même si ce n’était pas un groupe américain, allemand ou suédois, ça déchirait à mort ! La prochaine fois qu’ils repassent, viens avec moi au concert”. Je pense que nous aurons une grande majorité de fans ici en France. Je ne me répéterais plus mais vous êtes les premiers et en tant que premiers, vous serez toujours spécial pour nous.
Qu’est ce que cela vous fait de jouer devant un nouveau public ?
N : Je suis super excite ! Excitée et curieuse car en Hongrie, nous avons déjà un groupe de fans donc à chaque fois la réaction est la même. Et en tant que hongrois, nous essayons de leur montrer une autre de nos facettes. Au contraire, ici, nous ne connaissons rien à propos des gens, sur leur culture musicale, ce qu’ils aiment comme musique etc.
A quoi ressemble un show de Dharma ?
N : C’est un peu difficile à définir car un concert de Dharma doit être comme un son. Cela doit être énorme. Je veux dire par là qu’en Hongrie, nos moyens sont très…
L : limités.
N : Exactement. Et ce, même si nous voulons bien sonner. Nous n’avons eu que trois occasions de sonner comme nous le voulions. Donc pour nous un concert de Dharma tel que nous l’imaginons, doit avoir un son énorme, être énergique et donner…
L : une étincelle.
N : Oui une étincelle aux gens qui commenceront à headbanger et à apprécier ce que nous faisons. Je déteste lorsque les gens viennent à un concert, pas forcément le nôtre où ils sont juste debout en train de boire. Putain! Nous ne sommes pas… Tu vois le genre, comme les personnes âgées à un concert, comme s’ils étaient en train de boire le thé devant leur TV. Non ! Nous sommes un putain de groupe de metal et nous voulons juste voir beaucoup de personnes headbanger et apprécier notre concert. Si nous arrivons à ce stade, je dirais que nous aurons réussi à faire bouger les gens, ce qui est la chose la plus difficile à faire. Si quelqu’un commence à headbanger sur notre musique, cela signifie que c’est bien. S’il y a beaucoup de personnes mais qui passent leur temps à boire, cela signifie qu’ils s’intéressent à toi mais tu ne les as pas fait bouger intérieurement. Ce n’est pas bon. Je veux voir beaucoup de monde headbanger et je pense que nous faisons le maximum pour avoir ce que nous voulons !
Quels sont vos projets dans les mois à venir ?
N : Mon plus gros projet est de jouer au putain d’Ozzfest ! Et je n’abandonnerais pas tant que je n’y arriverais pas. Soit en sur !
J’ai vu que vous avez déjà enregistré quelques demos. Bientôt un nouvel album ?
N : Oui ! La nouvelle demo s’appelle “Digital Evolution” car avant, nous faisions seulement un mélange de metal et de sons orientaux et c’était très bien. Mais depuis, nous avons évolué et nous avons su élargir toutes nos possibilités. Nous avons évolué et nous écoutons beaucoup de musique, ce qui nous influence beaucoup. Donc nous nous sommes dit “ok, tout ce que nous faisons c’est bien mais nous voulons jouer quelque chose de plus énergique, plus lourd, de la bonne musique”. Et notre notre nouvelle musique reflète ce que nous sommes actuellement. Peut-être que dans un an, nous jouerons quelque chose de complètement différent mais ce n’est pas ce qui importe. La chose la plus importante c’est que nous devons jouer ce que nous ressentons à l’intérieur. Et que ce soit lourd ou pas, ce n’est pas important, mais c’est surtout que la musique doit venir de nous-mêmes. Donc les démos sont celles du nouvel album “Dharmageddon” qui sortira en 2011. Mais la démo, je l’ai appelé “Digital Evolution” car auparavant nous faisions du metal mélangé à des sons orientaux alors que maintenant c’est de l’électro metal avec des sons orientaux. Ce qui est vraiment différent. Tu vas pouvoir écouter si tu restes à notre concert, ce que j’espère vraiment.
Ayant eu de bonnes critiques pour “Heavenly Hell”, est-ce que ce deuxième album sera pour vous un challenge ?
N : En fait c’est très drôle car les gens de cette industrie musicale ont dit que ce disque était bon, comme s’il y avait une alchimie, un mélange intéressant. C’est juste parce qu’ils l’aiment bien. Mais pour nous, ce n’est pas un challenge car nous trouvons que jour après jour, année après année, nous pouvons toujours nous améliorer. Donc ce n’est absolument pas un challenge. Nous voulons seulement faire le maximum et nous trouvons que jour après jour nous devenons meilleurs car nous avons beaucoup d’influences et nous mélangeons tout cela. Je pense que le prochain opus et les suivants seront encore meilleurs. Je n’attends rien car je sais exactement que cela sera obligatoirement meilleur que “Heavenly Hell”.
Que peut-on vous souhaiter pour 2010 ?
N : Oh mon Dieu ! Tu peux nous souhaiter de trouver le meilleur producteur de cette industrie afin de réaliser le son que nous voulons car pour nous, nos morceaux sont juste parfait, la façon dont nous les avons compose est parfaite. Nous voulons seulement trouver ce producteur qui pourra ressentir notre musique et qui pourra créer ce son que nous attendons de lui. C’est tout ce que tu peux nous souhaiter !
Un dernier mot?
N : Sex, blood & Rock’N’Roll !
Merci !
N : Je t’en prie. Merci à toi !

Site web : myspace.com/dharmaofficial

Anthony Bé
Fondateur - Rédacteur en chef du webzine RockUrLife