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DEF LEPPARD (27/04/22)

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Joe Elliott, leader et chanteur de Def Leppard, est venu passer un peu de temps à Paris pour promouvoir le nouvel album Diamond Star Halos. RockUrLife a profité de cette occasion pour en savoir plus sur le contexte de cette nouvelle aventure musicale.

Après une si belle et longue carrière, êtes-vous encore nerveux avant de sortir un nouveau disque ?

Joe Elliott (voix) : Non, je ne suis pas nerveux à cette idée, juste très excité. Je suppose qu’il y a une similitude parce qu’il y a une énergie nerveuse, mais ce n’est pas parce que j’ai peur des mauvaises critiques ou quelque chose comme cela. Je m’en fous. Nous avons fait un très bon album. Si quelqu’un choisit de ne pas être d’accord avec nous, nous ne pouvons pas y faire grand-chose. C’est toujours embêtant que quelqu’un puisse écrire un truc négatif qui se retrouve imprimé dans un magazine lu par beaucoup de gens. Ce ne serait pas la première fois que cela se produirait. Nous avons sorti des disques dans le passé qui se sont très bien vendus mais qui n’avaient pas forcément reçu de bonnes critiques. Cela ne fait pas vraiment de différence. Je ne suis pas nerveux quand nous montons sur scène parce que c’est juste ce que nous faisons. Tu dois être sûr de toi, être sûr que tu es le meilleur au monde pour faire cela. C’est comme ça qu’on se sent quand on monte sur scène. C’est comme cela qu’on se sent quand on rentre en studio.

C’est noté, juste très excité à l’idée de partager et de sortir ce nouvel album Diamond Star Halos !

Joe : Oui, ravi que nous sortions enfin un nouvel album depuis sept ans. C’est excitant parce que ce n’était pas le plan initial. En 2020, nous devions faire une tournée en juillet. Cela signifiait que nous allions être en répétitions en mai, et nous allions nous retrouver tous dans mon studio vers la fin mars. Nous n’allions pas faire un album en un mois. Le confinement a commencé le jour où ils devaient arriver chez moi. Nous avons donc dû tout annuler et nous avons proposé un nouveau plan, radicalement différent. J’ai téléphoné à Phil et j’ai dit : “OK, donc tu ne peux pas venir, alors qu’est-ce qu’on fait ?” Nous en sommes venu à formuler cette idée de faire quelque chose à distance. Nous l’avons fait dans le passé à certaines occasions. Pas à 100%, mais des morceaux qu’on a oublié d’enregistrer ou des choses qu’on voulait refaire quand tout le monde était déjà rentré à la maison. Ils ont tous des studios chez eux, ils peuvent enregistrer à la maison et simplement envoyer par e-mail ce qu’ils ont fait. J’étais chez moi à Dublin, c’était le printemps, je pouvais accompagner mes enfants dans le parc ou dans le jardin, puis revenir travailler quelques heures par jour, avant de retourner dans le jardin. Une toute nouvelle façon de travailler pour moi.

Le confinement vous a-t-il encouragé à aborder la musique d’une manière différente ?

Joe : Nous ne savions pas combien de temps le confinement allait durer. Cela aurait pu être une semaine, deux semaines, un mois, deux mois. Une fois la tournée reportée, nous savions que nous avions le reste de l’année pour faire un nouveau disque. Nous sommes entrés dans cette session d’enregistrement en sachant qu’entre moi, Viv et Phil, nous avions écrit neuf morceaux. Nous nous sommes fait confiance sur le fait qu’ils étaient bons, parce que nous ne les avions pas tous entendus. Quand Phil et moi en avons discuté pour la première fois, je lui ai dit : “Qu’est-ce que tu as ?” Il a dit : “J’en ai trois “Liquid Dust”, “U Rok Mi” et “Fire It Up”“. Il a co écrit ce dernier avec son ami Sam Hollander. Ce n’était pas destiné à être une chanson de Def Leppard. J’avais écrit deux chansons sur un piano qui n’étaient pas non plus destinées à être des chansons de Def Leppard. Mais maintenant, avec la situation, pourquoi pas ? Et j’avais écrit “Unbreakable”. Alors Phil et moi en avons écrit cinq autres et nous les avons littéralement écrits grâce à Internet. Ce n’est pas si dur. Si nous étions dans le même bâtiment, il apporterait une cassette ou n’importe quel enregistrement sur son téléphone et dirait : “J’ai cette musique“. Il me l’aurait ensuite envoyé pour que j’aille écrire les paroles dans l’autre pièce. Il ne serait pas resté sur mon dos pendant que j’aurais été en train décrire. Donc qu’il soit dans une autre pièce ou dans un autre pays ne m’affecte pas du tout. En fait, il vaut mieux qu’il ne soit pas là parce qu’il n’est pas là à attendre.

Et pour une fois vous n’aviez pas de date butoir pour terminer l’album, cela doit retirer un peu de pression ?

Joe : Nous n’avions pas de date de livraison, car nous n’avions pas de contrat d’enregistrement lorsque nous avons commencé cet album. Nous en avons eu un vers la fin parce qu’une fois qu’ils ont eu vent des chansons, Universal a voulu sortir le disque. Nous ne voulions pas sortir ce disque pendant la pandémie. Bon Jovi l’a fait, AC/DC l’a fait et peut-être que cela a marché pour eux. Nous préférions attendre. Nous préférions nous asseoir dessus pendant un an pour pouvoir le sortir et tourner avec.


Parlons un peu de “This Guitar”. La chanson est différente en termes d’émotion et de vulnérabilité que tu transmets avec ta voix. Quelle est l’histoire derrière ce morceau ?

Joe : L’histoire derrière c’est que j’ai toujours pensé que c’était une bonne chanson et que je voulais vraiment la mettre dans un album. Je pense que j’étais vraiment en train de travailler au corps chacun des gars pour qu’ils me fassent confiance et pensent aussi que ce morceau pouvait marcher même s’il sonnait un peu trop country. Je leur ai dit “Je peux faire en sorte que cela marche, faites-moi confiance” et ils étaient OK. J’ai ajouté de la voix, puis Vivian a ajouté un beau passage de guitare avec du slide et des super effets de pédale, cela a donné une très bonne base. Ils ont fait tous les chœurs et cela ne sonnait pas country comme du Dolly Parton. Cela sonnait comme les Eagles ou quelque chose comme du rock classique. Et puis, par pure coïncidence, Alison Krauss est entrée dans l’équation. J’étais en train de textoter avec Robert Plant, qui vient de terminer son deuxième album avec elle. On parlait football, son équipe jouait contre mon équipe. Et il a dit : “Qu’est-ce que tu fais ? Quoi de neuf ?” J’ai dit : “Ne le dis à personne, mais nous sommes en train de faire un nouvel album“. Il m’a dit qu’Allison était l’une de nos plus grandes fans. Et puis, par pure coïncidence, notre manager parlait à son manager de quelque chose de complètement différent et il lui est arrivé de mentionner que nous étions en train de faire un nouveau disque. Il lui a dit que si elle voulait chanter dessus, elle le pouvait. Il y avait une sorte de blague là dedans. Et puis on nous a dit qu’elle voulait vraiment le faire.


Et elle est venue pour deux morceaux.

Joe : Au départ, cela allait être pour un morceau, mais nous ne savions pas lequel elle allait préférer entre “Lifeless” et “This Guitar”, qui étaient un peu country au moment où nous les avions terminés. Je lui ai dit : “Écoute, je vais t’envoyer deux morceaux. Nous ne pouvons pas savoir lequel fonctionne le mieux, alors écoute-les et choisis-en un“. Elle m’a envoyé un texto dans les quarante minutes qui ont suivi et a dit : “OMG“, comme dans Oh mon Dieu, “Je les aime tous les deux. Je ne peux pas vraiment en choisir un“. Je lui ai envoyé un texto pour savoir ce qu’elle voulait faire et nous l’avons laissée réfléchir quelques temps. Nous n’avons pas eu de nouvelles d’elle pendant quatre semaines, puis j’ai reçu un texto disant : “Je vais t’envoyer un brouillon de ce que j’ai fait sur “This Guitar”. Et je ne suis pas précieuse, donc s’il y a des éléments que vous n’aimez pas, vous n’êtes pas obligés de les utiliser“. Je pensais qu’elle allait juste chanter la partie en duo tout au long, mais ce qu’elle a fait, c’est toutes ces petites contre-mélodies colorées. C’était un peu comme une chanson de Queen. Nous avons tous été bouche bée. Quand je l’ai appelée et que je lui ai dit que nous n’enlevions rien, nous laissions tout parce qu’elle venait de transformer une très bonne chanson en une chanson exceptionnellement bonne. Voilà donc pour l’histoire principale. Mais il y a tellement de sous-histoires. Comme quand j’ai fait la voix au départ. Je l’ai fait dans une chambre à l’arrière de ma maison sur mon ordinateur portable en utilisant le microphone sur lequel je fais mon émission de radio. Pas des gros trucs de studio coûteux ou fantaisistes. Et j’ai vécu avec cette voix pendant des mois, et plus je l’entendais, plus je pensais qu’elle sonnait parfaitement pour cette chanson. J’ai envoyé à tout le monde un mail disant que je ne voulais vraiment plus la chanter autrement parce que c’était déjà super. Ils étaient tous d’accord, car tout est question d’émotion, pas de technicité.


Tu as dit qu’en 2015, tu avais eu une pneumonie qui t’a amené à prendre un coach vocal. Peux-tu nous en dire un peu plus sur cette période difficile et comment cela a pu affecter ta capacité à transmettre de telles émotions ?

Joe : J’utilise le même coach vocal que Vivian depuis 1992, mais j’ai travaillé avec lui sans qu’il le sache. Il ne savait pas qu’il avait fait une cassette, qui convenait à ma voix, et que pendant vingt ans je me suis échauffé avec. Mais quand j’ai eu besoin de reconstruire ma voix, j’ai eu besoin de travailler avec lui en personne. Malheureusement, il était en Californie donc j’ai du me contenter de sessions sur Zoom. J’ai passé la plus grande partie de l’année 2015 à reconstruire ma voix et à la fin, elle est mieux qu’avant. Mon médecin, après m’avoir ausculté m’a dit que si je n’étais pas moi il me demanderait de prendre pas retraite ou de trouver une nouvelle carrière. Mes cordes vocales ne se rencontraient plus au milieu. J’avais une corde vocale gelée donc une autre était trop sollicitée et la dernière ne bougeait plus. Je n’ai pas supporté ce que ce médecin a dit, alors je suis allé voir mon Roger qui m’a dit ce que j’avais besoin d’entendre, qu’il pouvait me reconstruire. Il a dit que cela allait prendre beaucoup de temps, mais que c’était possible. J’ai retrouvé toutes mes tonalités de voix en huit semaines environ et c’est rapide. J’ai énormément travaillé. J’ai travaillé avec lui tous les jours pendant une heure pendant neuf ou dix mois peut-être. Et cela m’a permis de revenir sur scène pour assurer les concerts. La double pneumonie que j’ai eu s’appelle la toux de cent jours. C’est un truc qui ne partait pas. J’ai vu un docteur en Californie qui m’a prescrit une ordonnance, elle était naturopathe, mais elle m’a donné des vrais médicaments, des antibiotiques. Ce qu’aucun des autres médecins ne pensaient être une bonne idée. En une semaine, je n’avais plus rien. La toux a disparu et une fois que j’ai arrêté de tousser, les cordes vocales ont guéri car la toux les sollicitaient constamment, de sorte qu’elles n’avaient jamais eu la chance de guérir. Quand je suis rentré chez moi après la fin de la tournée, je suis allé voir mon médecin de la gorge une fois de plus. J’ai dit que je voulais qu’il jette un coup d’œil dans ma gorge. Il a littéralement sauté en arrière sous le choc. Et il a dit : “Qu’as-tu fait ?“. Il a dit que ce n’est plus gelé alors que normalement une fois que c’est gelé, c’est pour toujours. Et qu’en plus toutes les taches rouges avaient disparu. Je lui ai dit que c’était le résultat d’un travail acharné, et qu’il fallait qu’il réfléchisse bien avant de dire à un chanteur qu’il devrait mettre fin à sa carrière.

© Anton Corbijn

Tu es donc entré en studio en étant très confiant avec ta voix. Est-ce que cela t’a donné envie d’explorer un peu ?

Joe : Oui, je pense que cet album a changé la manière dont nous enregistrons car pour une fois nous étions tous séparés. Cela nous a donné la confiance nécessaire pour proposer des chansons que nous n’aurions peut-être pas proposées. Nous n’aurions pas fait “This Guitar” il y a vingt ans, si je l’avais suggéré dans une salle pleine de mâles alpha. Ces deux chansons que j’ai écrites au piano, elles auraient été modifiées du genre : “OK, essayons de transposer cela dans une partie de guitare“. Mais parce que je les ai présentées comme des chansons finies, y compris l’arrangement des cordes, elles se sont bien passées. Cela nous a ouvert l’esprit. On s’est montrés ouverts aux bonnes chansons, sans tenir compte du fait que Def Leppard est un groupe de guitares. Nous avons pris des risques comme les Beatles l’ont fait. Les Beatles de 1964 n’auraient pas écrit “The Walrus” ou “Strawberry Fields”. Nous expérimentions et élargissions nos horizons et c’est parce que nous ne pouvions pas être ensemble que nous avons été forcés à être plus courageux. La communication est différente quand tout passe par téléphone, sans être dans la même pièce. Nous nous sommes alliés au lieu d’être dans une forme de compétition. Nous écoutions chaque idée sans jugement. On arrivait à se dire : “Si c’est comme ça que tu entends ta chanson, c’est comme cela qu’on va le faire“.

Sur ce disque, vous êtes parvenus à composer des classiques instantanés de Def Leppard comme “Gimme A Kiss” ou “Unbreakable”. On retrouve cette basse puissante et minimaliste, quelques percussions et surtout ta voix qui va porter le morceau et insuffler le rythme. C’est un peu votre marque de fabrique !

Joe : Les chansons très catchy sont essentiellement des chansons à trois accords. Mais trois accords, c’est l’objectif ultime d’écriture pour un artiste. Tous les titres ont déjà été écrits mille fois par Pete Townsend, par Ray Davies, par Oasis. Donc, arriver à créer un nouveau morceau qui repose sur trois accords et qui ne sonne pas comme autre chose c’est vraiment un travail difficile ! Ce qui va vraiment faire la différence c’est la manière de placer les voix. “Gimme A Kiss”, par exemple, commence avec cette grosse guitare hard rock. Mais quand je commence à chanter, les guitares me lâchent. C’est juste moi qui groove sur la base de la batterie, et c’est là toute la mélodie. Toutes les percussions viennent de la voix. C’est quelque chose que j’ai juste appris à faire sur une longue période de temps. Et je crois que notre écriture de chansons est devenue de plus en plus forte au cours des dix dernières années.


Vous avez vraiment un don pour créer des tubes qui semblent être faits pour les stades. Entendre une chanson comme “Kick” fait immédiatement voyager au milieu d’une foule immense. On peut presque entendre les gens applaudir et crier.

Joe : C’est exactement ce que nous avons essayé de faire avec Phil quand il est arrivé avec cette chanson. C’est la dernière chose que nous avons écrite. Nous avions un album de quatorze titres terminé depuis environ six à huit semaines. Tout le monde était encore confiné et à la maison. Nous travaillions sur un autre titre avec Dave Bassett et Phil m’a demandé si je voulais entendre une autre chanson ? Il m’a envoyé le MP3, je l’ai écouté et je me suis dit : “Tu te moques de moi ! Nous devons ajouter ce titre“. Je l’ai envoyé à tout le monde, Viv a été le premier à répondre : “Sugar anybody ?“. Il voulait dire dire par là qu’il ne comparait pas la chanson, il comparait les circonstances de leurs composition. Juste à la fin de “Hysteria”, nous avons trouvé une partie de “Pour Some Sugar On Me”, qui est sans doute devenue la chanson la plus importante de l’album. Nous avons donc eu le temps d’ajouter cette quinzième chanson et pendant que nous l’enregistrions, Phil a dit : “Tu veux écrire une chanson avec Dave ? Juste nous trois, maintenant ?” Nous avons donc commencé une seizième chanson que nous avons finie mais nous ne l’avons tout simplement pas terminée à temps pour la mettre sur ce disque. Nous allons la garder pour le prochain disque. Nous sommes devenus vraiment fertiles. Nous avons écrit et écrit parce que nous ne pouvions rien faire d’autre et nous le faisions sept jours sur sept, douze heures par jour.


Vous serez bientôt en tournée avec Mötley Crüe et Poison et votre show sera encore meilleur car vous pourrez inclure ces nouvelles chansons.

Joe : C’est le beau bonus. C’est le bon qui est sorti du confinement, on n’a pas gâché les deux ans passés. Nous avons fait tellement de travail. La seule chose sur laquelle nous nous concentrons en ce moment est l’album. Donc cela n’a même pas encore été annoncé, mais juste avant le confinement, nous avons ouvert un “coffre-fort“. Le musée numérique Def Leppard. Nous avons travaillé sans relâche dans les coulisses avec de nouveaux contenus. Mais si on revient à la tournée, c’est très excitant. C’est aussi un peu énervant du fait que nous ne pourrons pas tout jouer. Quelles chansons n’allons-nous pas jouer pour intégrer les nouvelles ? C’est comme avoir une équipe de football avec que des supers joueurs. Comment tu sélectionnes tel ou tel joueur s’ils sont tous au top ? Qui tu fais jouer quand tu peux en sauver onze pour assurer les quatre-vingt dix minutes que nous avons sur scène ?

On aimerait tellement vous voir en Europe aussi ! Est-ce que c’est une idée folle ?

Joe : C’est le but. Nous nous sommes engagés à poursuivre cette tournée aussi longtemps que possible, ce qui inclut l’Europe en 2023. Pour autant que je sache, personne n’a encore lâché l’affaire. Nous ne l’avons certainement pas fait. Nous ne le ferons certainement pas. Nous voulons amener cette tournée dans les stades européens en 2023, espérons-le à Paris. Cette tournée des stades est un peu comme un festival ambulant, d’ailleurs il y a un cinquième groupe et je ne sais même pas qui ils sont. Je crois que ce sont des amis de Nikki Sixx. En Europe, c’est tout à fait faisable et c’est définitivement parti. Je veux dire que les adultes parlent, les promoteurs, les agents, ils sont tous là-dessus. Je pense que certains d’entre eux attendent de voir comment cela se passe en Amérique, mais je sais que beaucoup d’entre eux sont déjà au téléphone pour en discuter.

© Anton Corbijn

Il se passe tellement de choses en ce moment avec le retour en force des années 80. Comme avec Ghost, par exemple. Le chanteur a même dit qu’il avait canalisé certaines de vos chansons pour composer le nouveau disque.

Joe : Oui, il aime Def Leppard et je l’adore. L’album de Ghost est fantastique. C’est mon chanteur préféré. C’est génial, c’est plus que du goth metal. Il y a ce clavier qui sonne comme dans les morceaux “Hold The Line” ou “Jane” de Jefferson Starship. Je sais exactement de quelle chanson il parlait quand il disait qu’il cherchait à nous imiter. il parle de “Gods Of War” et du pont de ce morceau. En fait il y a un deuxième pont que tout le monde pensait être le refrain jusqu’à ce que le refrain arrive. Nous n’avons pas fait un mais deux ponts et il a réalisé qu’entre ces ponts il y a un changement de rythmique et un changement de tonalité, ce qui est peu commun. J’étais assez flatté qu’il nous mentionne parce que beaucoup de musiciens n’aiment pas citer ou s’associer avec Def Leppard. Nous avons pourtant beaucoup influencé l’industrie de la musique, mais personne n’aime l’admettre. Brian May de Queen ou Alice Cooper ont dit à plusieurs reprises que lorsqu’ils mixent leurs albums, ils font souvent référence à Hysteria pour des sons et des trucs comme cela, mais ce n’est pas quelque chose qu’on dit tous les jours. Donc pour Tobias de nous mentionner comme cela c’est vraiment gentil de sa part.

Dernière question : nous sommes RockUrLife, alors qu’est-ce qui rock ta life, Joe ?

Joe : Ce qui rock ma life, c’est du sang neuf, même si je n’ai aucun problème à jouer de vieilles chansons. Quand je vais voir The Who je veux entendre “My Generation”, quand je vais voir Paul McCartney je veux entendre “Let It Be” ou “Love Me Do”. Mais j’aime aussi entendre les nouveautés.

© Anton Corbijn

Site web : defleppard.com

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Marion Dupont
Engagée dans la lutte contre le changement climatique le jour, passionnée de Rock et de Metal le soir !