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5 SECONDS OF SUMMER (04/04/18)

English version

Après avoir disparu pendant des mois pour travailler sur son troisième album, 5 Seconds of Summer fait son grand retour. Quelques heures avant le concert de la bande australienne au YOYO, on a profité de leur halte parisienne pour rencontrer Luke Hemmings, Ashton Irwin, Michael Clifford et Calum Hood. Aux côtés de We Will Punk You et Above The Noise, on a glané quelques informations sur cette nouvelle ère dans leur carrière, et surtout sur le prochain album, “Youngblood”, prévu pour le 22 juin.

Pour commencer, bienvenue à Paris ! Lors de votre dernier passage, vous avez joué dans une arène de 15 000 personnes, ce soir vous allez jouer au YOYO, devant moins de mille personnes. Sentiez-vous le besoin de revenir à une échelle plus petite pour prendre un nouveau départ ?

Ashton Irwin (batterie/chant) : Il y a trois réponses que je peux développer. La première étant que nous avions besoin de renouer avec nos fans parce que nous n’avons pas joué dans une salle de ce genre depuis longtemps. C’est quelque chose de particulier à faire pour un groupe. Nous nous rappelions quand nous étions jeunes et que notre groupe préféré jouait dans une salle plus petite, c’était fou, tu faisais tout ton possible pour avoir une place. Nous reconnaissons que nous n’avons pas joué dans beaucoup de ces villes depuis longtemps. Deuxièmement, le terme technique serait une légère réidentification de 5 Seconds Of Summer, mais ça ne me satisfait pas sur le plan créatif. Je crois que ce que nous essayons de faire, c’est évoluer et devenir l’un des groupes les plus avant-gardistes de rock moderne. Je crois, et nous croyons, que ce groupe a le potentiel d’accomplir ça, de la même façon que Coldplay ou Maroon 5 l’ont fait, des groupes que des milliers de personnes adorent à travers la planète. On admire vraiment ce genre de groupes. Troisièmement, nous avons regardé les choses d’un point de vue nouveau. Nous prenons plus de temps avec notre merch, avec notre conception scénographique, nous prenons plus de temps pour réfléchir à l’ambiance du concert. Pour moi, le seul moyen de développer une réellement géniale expérience live, c’est d’abord dans une petite salle, pour lui laisser de l’espace pour grandir et devenir une plus grande expérience pour nos fans.

 

 

Concernant votre nouvel album, prévu pour le 22 juin, on connaît déjà le single “Want You Back”, qui est beaucoup plus pop que l’énergie rock de votre dernier album, “Sounds Good Feels Good”. Elle fait également ressortir un travail de profondeur au niveau des paroles. Peut-on s’attendre à ce que l’album soit également plus pop ?

Ashton : Le terme pop m’intéresse et m’intrigue beaucoup. Pour répondre, je crois que je devrais parler de notre envie de rendre notre musique plus diverse et compréhensible pour tous. Nous sommes un groupe international, notre marché part dans tous les sens. Nous sommes un groupe ambitieux, donc on veut que notre musique soit écoutée dans chaque pays du monde, ultimement. Après, pour ce qui est du terme “pop”, il est, je trouve, très intéressant car nous sommes tous animés par l’envie de créer une musique qui puisse être comprise partout où nous allons. C’est marrant que tu dises “plus pop” parce qu’on utilise moins de “oh oh” et de “hey ho hey ho”, ce genre de conneries sur cet album. Les paroles sont plus travaillées et un peu plus sombres par moments. “Want You Back” est une chanson profondément pop car nous sommes des auteurs de pop. Je ne voudrais pas que quiconque se méprenne là-dessus. Nous sommes des auteurs-compositeurs de pop et nous voulons que notre musique soit entendue par beaucoup de monde, c’est vraiment très important pour nous.

Musicalement, nous nous plongeons dans des zones différentes, nous voulons vraiment servir au mieux les chansons. Nous ne sommes plus un groupe d’ados pleins d’incertitudes, nous sommes des adultes maintenant ! (rires) Nous essayons d’enregistrer nos instruments, nos chansons, nos voix le plus intelligemment possible. Nous sommes également multi-instrumentistes et nous commençons à utiliser plus de claviers, de synthétiseurs et des pads de batterie. Notre approche du son se veut plus intelligente. Si vous nous comparez à des groupes comme The 1975 par exemple, ou tous ces groupes qui utilisent beaucoup de sons préenregistrés comme Twenty One Pilots, nous nous sommes dit qu’on pouvait en utiliser moins et jouer plus, si nous en étions capables. Nous nous sommes demandé comment délivrer notre musique de la façon la plus intelligente possible. La vérité, c’est que nous n’avons jamais autant joué de nos instruments.

 

 

Vous avez changé votre formation scénique sur les derniers concerts. Moins de guitares, plus de clavier, et on retrouve également moins la formation groupe de rock classique avec deux guitares, une basse, une batterie. Comment cela a été mis en place ?

Calum Hood (basse/chant) : C’est difficile pour un groupe de créer le même album deux fois, tout simplement parce que nous sommes à un endroit complètement différent dans nos vies. Le second album est né d’impulsion et d’angoisse alors que dans cet album, il y a plus de clarté, sur le plan créatif. Nous étions plus confiants en nous, en nos compétences, en notre écriture et nous ne ressentions pas le besoin de toujours avoir cette formation organique à laquelle on s’était tenu toute notre vie. On voulait repousser un peu nos limites. Je trouve que c’est vraiment génial pour ce groupe de continuer à se développer, continuer à évoluer et à se surpasser, surtout sur scène.

 

 

Ashton, tu as dit tout à l’heure que les paroles étaient plus sombres sur le nouvel album. Sur vos précédents albums, la plupart des textes traitaient d’amour, d’histoires personnelles et de problèmes de santé mentale. Peut-on s’attendre aux mêmes genres de thèmes sur celui-ci ?

Luke Hemmings (chant/guitare) : Sur les trois albums, les paroles découlent de notre état esprit, de notre ressenti du moment. Sur le second album, il y avait beaucoup de chansons sur les problèmes de santé mentale car c’était ce qu’on ressentait à l’époque. On se sentait prisonniers de nos propres esprits et c’est ce qui est sorti, de l’angoisse avec beaucoup de guitares. Sur le troisième album, il y a toujours ce genre de choses, mais c’est plus sur des choses réelles du quotidien. Nous vivons dans des maisons à Los Angeles, on parle plus de nos amis, d’amour, de perte, mais de manière différente qu’auparavant.

Calum : C’est plus clair.

Luke : Nous parlons plus de choses qui sont arrivées, plutôt que de choses métaphoriques, comme sur la santé mentale. Tu peux seulement écrire sur ce qui se passe dans ta vie je pense, c’est tout ce qu’on peut faire ! (rires)

 

 

Y-a-t’il une chanson sur le nouvel album que vous avez particulièrement hâte que vos fans entendent ?

Michael Clifford (guitare/chant) : Je crois que vous allez entendre certaines d’entre elles ce soir. Parmi celles que nous allons jouer, “Youngblood” est une chanson qui compte particulièrement pour nous. Nous trouvons tous que c’est une très bonne représentation d’où se situe notre troisième album. C’est vraiment devenu un super moment live. “Valentine” est importante aussi, vous entendrez aussi “Lie To Me”, qui est une chanson très très spéciale. Et honnêtement, j’ai juste hâte pour toutes, c’est dur d’en choisir une seule ! (rires)

 

 

Site web : 5sos.com