Interviews

THE PRESTIGE (18/09/10)

Après avoir ouvert pour des groupes tels que Emmure ou August Burns Red, c’est à l’occasion de leur date avec The Arrs au Eightball Society (Meaux) que The Prestige se laisse prendre au jeu d’une interview avec l’équipe de RockYourLife! dans le van.

 

Salut à tous ! Pourriez présenter le groupe pour ceux qui ne vous connaissent pas ?

Alex (chant) : Faut que tu dises la personne à qui tu veux poser la question.

Euh n’importe qui !

A : Bon bah on la fait au shi fu mi, pour la première au moins, allez. Euh comment on fait déjà ?

Raphael (guitare) : Bah pierre, feuille ciseaux.

S’en suit une partie de shi fu mi à laquelle Thibault participera avec son sandwich avant qu’Alex ne gagne.

A : C’était quoi déjà la question ?

Présentez le groupe !

A : On est The Prestige, on existe depuis janvier 2009 et on est à 4 depuis mai/juin 2009. On a commencé avec un cinquième membre et puis finalement on est retombé à quatre après son départ. Avant on s’appelait Draftdown, c’était plus dans un style metalcore à la 36 Crazyfists mais maintenant on est dans un trip plus barré on va dire, dans le post-hardcore, mathcore.

D’ailleurs quelles sont vos influences ?

R : Ca va de Deftones, Poison the Well, Norma Jean, The Chariot, Cult of Luna, tous les groupes dans ce genre.

A : Mais plus largement des groupes de rock plus simples on écoute un peu de tout.

R : The Hives, Queen Of The Stone Age…

Vous avez sorti votre premier EP il y a peu de temps, quels sont les retours ?

A : Bah c’est de la merde ! (rires) On a eu que de bons retours, mais bon les fanzines choisissent de publier seulement quand c’est intéressant. Même à l’étranger sur des fanzines sur le net on a toujours eu de bonnes critiques. Après c’est un premier EP donc il y a encore du travail sur certaines choses, mais globalement on est contents de ce qui a été dit.

Vos préparez un album, comment ça se passe ? Vous avez des morceaux de prêts ?

R : Tous les morceaux sont prêts ! On va laisser un peu place à l’improvisation en studio, on n’a pas tout définit, les petits arrangements tout ça on ne les a pas encore travaillés. On a les bases des morceaux et on va les laisser vivre et évoluer en studio. On va commencer à bosser dans deux semaines, du 4 au 20 octobre. En attendant, on a des dates à Nantes le 24 septembre (ndlr : cette date a malheureusement été annulée entre temps) et Paris le 29 pour la release party des Fishing With Guns au Belushi’s.

Vous allez travailler avec qui en studio ?

A : Bah on va être originaux, on va aller voir le copain Guyom Pavesi ! (rires)

On s’est connu il y a un an, et puis ça a bien marché entre nous donc on a décidé de travailler ensemble. En fait à la fin d’un concert il est venu nous voir et nous a dit qu’il avait bien apprécié notre musique et qu’il aimerait bosser avec nous. Donc on lui a dit qu’on avait prévu d’enregistrer un album, on s’est dit pourquoi pas.

R : On a commencé à en parler avec lui et on a vu qu’on avait les mêmes objectifs et ils nous a donné des idées qui nous parlaient vraiment. Là on s’est dit “c’est le bon mec”, donc c’est parti !

A : On enregistre 3 semaines avec lui puis le mixage mastering sera confié à l’étranger, aux Etats Unis ou en Europe, on ne sait pas encore.

Et vous allez enregistrer où ?

R : A Laval, dans la maison de famille d’Amaury Sauvet, un membre d’As We Draw . C’est une ancienne chapelle transformée en maison et on a choisi d’enregistrer là bas parce qu’il y a 8m sous plafond et l’acoustique est vraiment particulière dans cette pièce. On est un peu tombés amoureux de l’endroit en fait.

Y’a-t-il des groupes qui auront une influence particulière sur votre musique pour ce nouvel album ?

A : On est rentrés plus dans le délire peut être avec “Axe To Fall” de Converge. On a peut-être été un peu chatouillé par cette sortie là et puis le punk-hardcore anglais de The Ghost Of A Thousand et Gallows qui va apporter un côté un peu plus rock à ce disque.

Aujourd’hui vous jouez avec The Arrs, c’est la première fois que vous partagez l’affiche et puis encore une fois avec Checkmate…

A : On en a marre ! (rires) On essaye de les faire sortir, mais bon… !

Ça vous fait quoi de jouer avec eux encore une fois, de partager cet scène avec une grosse pointure et puis un groupe que vous connaissez par cœur depuis le début ?

A : Bah c’est les copains ! C’est un peu différent on les connait depuis pas mal de temps, ils ont toujours été avec nous.

R : On s’est pas mal croisés dans beaucoup de soirées, concerts on s’est connu comme ça et maintenant on les connait bien.

A : Mis à part le coté grosse pointure francophones on les voit aussi et surtout comme des potes, donc la date de ce soir ça fait bien plaisir.

Vous avez déjà joué ici en Janvier avec Checkmate justement, vous pensez quoi de cet endroit hors du commun qu’est la Eightball Society ?

R : C’est hors du commun et vachement chaleureux en fait ! A chaque fois qu’on y a joué y’avait une super ambiance personne ne se prend la tête, c’est un peu différent de Paris où les gens sont pas vraiment dans le truc et regardent un peu de haut. Là, personne ne se pose de question. La salle est de mieux en mieux parce qu’ils aménagent sans arrêt, ça a vraiment de la gueule maintenant, c’est vraiment bien.

Thibaut (batterie) : Et puis un meilleur son !

A : Et cette fois, il ne fait pas trop froid parce que la dernière fois en janvier c’était gelé…

Cette salle est un peu le fief de notre partenaire Veritas Momentum, vos pensez quoi de cette asso qui vous aide à trouver des dates ?

T : C’est de la merde…

A : Adrien, arrête ! (rires) Nan ça fait un an, à la sortie de l’EP on a commencé à travailler ensemble, on a fait pas mal de dates avec lui il s’est bien occupé de nous, on a un magnifique van dans lequel on fait cette interview !

R : Et pas mal de sponsors sympas !

Et niveau label ?

A : On est en pourparlers on va dire. On sait pas encore, on n’a pas signé donc on va pas en parler.

R : On attend aussi d’avoir l’album.

Une fois que cet album sera terminé il y aura une tournée, des trucs de prévus ?

R : Bah on a déjà une tournée euh… J’ai le droit de l’annoncer ?

A : Bah ouais !

R : On va tourner avec So Called Celeste un groupe d’Amsterdam avec qui on a déjà joué au Klub. Ça sera fin avril/début mai en Europe sur deux semaines, on fait France, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas et l’Angleterre !

On a découvert le making of de votre EP et on voudrait savoir qui du groupe est la plus grosse daube sur Guitar Hero ?

T : Ah bah c’est moi (rires) y’a pas de malentendu… Que ça soit Guitar Hero ou n’importe quoi qui se joue avec les doigts c’est pas possible.

R : Pour sa défense j’suis pas vraiment meilleur… Mais c’est moi qui faisait la vidéo donc ça s’est pas vu.

T : J’suis bien pire que ça…

A : C’est comme le Two Step quoi… (rires) Mais tu chantes très bien Morbak le Morpion.

Justement au sujet des anecdotes marrantes vous en avez à partager ?

T : Dans le making of, on voit Alex courir dans un champs de maïs puis tomber… Ce qui n’est pas dit c’est qu’il s’est fêlé une côte. (rires)

A : J’avais très mal et il fallait que je fasse les voix juste après !

D’où cet effet de souffrance dans la voix ! Et sur les dates, des petites moments insolites ?

A : On a joué complètement bourrés en Bretagne. C’était un mini festival, Ricard à volonté à 11h du matin.

R : On voulait prendre un café au bar du coin. Le serveur nous a dit pas de café et BIM il nous sort la bouteille de Ricard en disant “Tenez c’est pour vous, pas de café”.

T : Et à 13h elle était fumée la bouteille…

R : On a joué dans un semi-remorque dans un champs en plein cagnard, le soleil en pleine gueule, les guitares se désaccordaient tout le temps.

A : Les peaux de batterie était tellement molles que quand on frappait elles s’enfonçaient.

T : J’ai le revêtement en plastique de mon ancienne batterie qui a carrément fondu.

R : J’avais une casquette qui a complètement changée de couleur à cause du soleil.

Avec So Called Celeste vous avez aussi fait le pari de faire le plus gros mosh part de Paris ?

Tous : Ah oui! (rires)

A : En fait, quand on est parti en tournée avec eux sur deux week end (un à Paris un là-bas), on s’est tapé un délire sur “The Downfall Of Us All” d’A Day To Remember, à chaque fois qu’on mettait cette chanson on s’amusait à mosher dans le van. Après le concert du Klub on était un peu bourrés à Chatelêt on s’est dit qu’on ferait le plus gros mosh pit de Paris. On s’est posé devant l’Eglise St Eustache on a garé le van avec le volume à fond et puis on a moshé… La vidéo sera sur le DVD de So Called Celeste qui sortira dans quelques mois !

Si vous deviez citer 3 groupes qui vous semblent énormes et dont on entend pas parler ?

A : Réné la taupe ! (rires)

R : Altess

A : Bah les copains, Checkmate !

T : Anorak ! Qui malgré le nom pourri est un putain de groupe ! (rires)

R : On est déjà à 3 là !

C’est pas grave continuez !

A : Sinon après y’a les copains d’As They Burn qui nous ont bien tué avec leur EP. On attend l’album de pied ferme. En plus on répète tous ensemble donc c’est bien sympa, on se croise presque tous les soirs.

R : Les Junie Jungle ! C’est un groupe de filles qui joue du hard rock et qui vont sortir un EP ça va être de la folie ! On a eu un petit prélude tout à l’heure, ça envoie bien.

A : C’est des filles mais c’est des pures camionneuses ! (rires) Nan on déconne ! Elles vont nous tuer !

Un petit mot de la fin ?

T : Pute ?

A : Plus sérieusement, merci à tous et continuez à vous bouger comme ça pour la musique, ça fait plaisir !

Anthony Bé
Fondateur - Rédacteur en chef du webzine RockUrLife