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YUNGBLUD – weird!

Un peu plus d’un an après la sortie de son EP “The Underrated Youth” (2019), c’est avec son second album, “weird!” que YUNGBLUD revient. Mais à vrai dire, il n’est jamais vraiment parti !

Avec une sortie remarquée de son single “weird!” au beau milieu de la première vague de coronavirus, il n’a jamais cessé de créer et de partager avec son public. À coups de paroles de chansons sur Twitter ou de vidéos retraçant l’enregistrement de ce second disque, impossible de passer à côté du jeune britannique. Et vu les treize titres qu’il vient de sortir, il promet de faire parler de lui encore longtemps.

Un grain de folie qui fait sa force

Notre écoute commence avec “teresa”, que l’on avait eu l’occasion de découvrir en avant-première lors de sa tournée virtuelle. Si le morceau commence doucement, le refrain est aussi accrocheur que surprenant. On retrouve tout de suite le petit grain de folie du musicien, et c’est clairement sa plus grande force. Il est là où on ne l’attend pas et n’a pas peur d’expérimenter.

Une prise de risque qui s’avère payante lorsque l’on écoute “superdeadfriends”. Étrangement hypnotisant et carrément déjanté, c’est sans aucun doute l’un des morceaux les plus remarquables de sa discographie. Même s’il nous avait habitué à son univers décalé dans “21st Century Liability” (2018), il ne cesse de se réinventer, pour notre plus grand plaisir.

Une extravagance qui cache un artiste au talent indéniable

Mais derrière toute cette extravagance se cache une vulnérabilité qu’il laisse éclater au grand jour, autant dans “mars” que dans “love song”. C’est un artiste à fleur de peau que l’on découvre. Une facette qu’il n’hésite plus à cacher, autant à travers sa voix à vif que dans ses textes. La maturité qu’il a pu gagner en l’espace de si peu de temps est perceptible tout au long de l’ensemble. Et il est juste impossible de ne pas le remarquer. YUNGBLUD, de son vrai nom Dominic Harrison, n’est pas seulement un grand entertainer. C’est un musicien complet et complexe, difficile à cerner mais au talent indéniable.

Cet album est aussi très largement marqué par les influences musicales de l’artiste. Sur certaines compositions, on perçoit des vibes à la My Chemical Romance (notamment dans “the freak show” où une petite touche à la Panic! At The Disco se fait aussi ressentir). Sur d’autres, on perçoit l’impact de Foo Fighters, avec lesquels il a grandi. C’est un véritable voyage dans son cerveau, son passé et son vécu tout entier que YUNGBLUD nous propose. Il se livre et livre l’histoire de certain.e.s de ses fans de manière aussi touchante qu’aboutie.

Un avenir qui s’annonce très prometteur

Comme il l’a toujours déclaré, que ce soit sur ses réseaux ou en interview, il souhaite être la voix de ceux qui n’en ont pas. Engagé politiquement mais aussi socialement, il n’hésite pas à utiliser sa musique pour faire passer des messages qu’il considère comme étant importants. Acceptation de soi, maladies mentales, violences, homophobie, transphobie. Il n’a pas peur de heurter, que ce soit avec ses mots ou sa musique.

Impossible également de ne pas parler de sa seconde collaboration avec Machine Gun Kelly sur “acting like that”. Les deux artistes, amis en privé, font des étincelles dès qu’ils travaillent ensemble, et ce titre nous le confirme une fois de plus.

Pas de doute sur l’engouement que ce “weird!” risque de produire, autant pour son public que pour ceux qui le découvrent. Si on entend parler du petit prodige de Doncaster depuis plusieurs mois déjà, YUNGBLUD risque d’être propulsé sur le devant de la scène avec ce second album qui, disons-le, est une réussite à tous les niveaux.

Informations

Label : Universal Music / Polydor
Date de sortie : 04/12/2020
Site web : www.yungbludofficial.com

Notre sélection

  • teresa
  • superdeadfriends
  • mars

Note RUL

 4,5/5

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Coralie Monange

Coralie Monange

Journaliste-rédactrice
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