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You Me At Six – SUCKAPUNCH

Près de trois ans après la sortie de “VI” (2018), You Me At Six est de retour avec son septième album baptisé “SUCKAPUNCH”. Malgré le succès assez modéré de son précédent disque, c’est dans un état d’esprit très particulier que le quintette a réalisé ce nouvel effort.

En effet, après plus d’une quinzaine d’années de carrière, les Britanniques sont entrés en studio en se disant que cela pouvait très bien être leur tout dernier album en tant que groupe. Une façon de penser qui a totalement influencé la création des onze titres qui composent “SUCKAPUNCH”. Les musiciens se sont complètement lâchés et sont allés puiser dans toutes leurs influences. Alors, verdict ?

Un album surprenant dès le début

Le morceau d’ouverture, “Nice To Me”, n’est pas nécessairement des plus convaincants. Mais il a le mérite d’être surprenant, autant dans le mixage que dans la voix du frontman. Cela faisait un sacré bout de temps qu’on ne l’avait pas entendu chanter de façon aussi intense. Mais une fois cette écoute passée et que les premières notes de “MAKEMEFEELALIVE” se font entendre, on sent que l’on passe aux choses sérieuses.

On plonge dans un univers très underground auquel la formation ne nous a pas spécialement habitué. Et pourtant, c’est réussi. Entre les effets vocaux autour du morceau et la ligne de basse, difficile de ne pas se laisser emporter. La dernière fois que les Anglais nous ont proposé un titre aussi heavy, c’était lors de leur duo avec Oli Sykes sur “Bite My Tongue”, il y a quelques années déjà. Petite note bonus sur la fin très brutale mais aussi très intelligente. Une belle façon de nous donner envie de relancer le morceau pour en saisir toutes les subtilités.

Un retour aux sources comme on les aime

L’une des compositions phare de cet ensemble est sans le moindre doute “Beautiful Way”; c’est un mélange quasi parfait de “l’ancien You Me At Six” et de la nouvelle direction prise par le quintette. Les paroles sont sans équivoque, criantes de vérité et de colère, comme on les aime. Le début qui laisse presque présager une ballade se transforme en titre rock dont seuls les artistes ont le secret.

L’autre pilier du disque, c’est sa chanson éponyme, “SUCKAPUNCH”, que l’on a déjà pu découvrir il y a quelques semaines. L’idée même de l’imaginer jouée en live est presque aussi incroyable que sa production. Elle dénote totalement avec le reste des morceaux, et pourtant, elle parvient étrangement à y trouver sa place.

“Glasgow” nous ramène quelques années en arrière, à l’époque du grandiose “Sinners Never Sleep” (2011). De quoi satisfaire les fans qui suivent YMA6 depuis le début. Et inciter les petits nouveaux à aller jeter un coup d’oreille à la merveille qu’est cet album.

Mais une sensation d’inachevé

Malgré “What’s It Like” qui accompagne bien la fin de notre écoute de par sa puissance et son rythme accrocheur, il y a quand même une certaine sensation de flottement sur plusieurs titres. Comme une sensation d’inachevé.

C’est simple : cette nouvelle facette de You Me At Six, on l’adore ou on la déteste. Elle est terriblement clivante et, au fond, c’est peut-être l’intention derrière cet album. Repousser les limites, voir où elles sont, voir jusqu’où les artistes peuvent aller. Et aviser.

Informations

Label : Underdog Records / AWAL
Date de sortie : 15/01/2021
Site web : youmeatsix.co.uk

Notre sélection

  • MAKEMEFEELALIVE
  • SUCKAPUNCH
  • What It’s Like

Note RUL

 4/5

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Coralie Monange

Coralie Monange

Journaliste-rédactrice
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