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The 69 Eyes – West End

Trente ans déjà que les auto-proclamés Vampires d’Helsinki sévissent dans le milieu du goth n’roll ! Leur douzième offrande, so(m)brement intitulée “West End”, sort symboliquement ce vendredi 13. Ornée de cinq ballons noirs sur fond noir, l’ambiance est donnée : bienvenue à la fête d’anniversaire de Jyrki 69 et son gang !

Jeunesse éternelle

Différentes interviews relèvent le même aveu du chanteur, à savoir le fait qu’il refuse de vieillir. C’est donc sous la forme d’un nouvel album que ce dernier préfère célébrer la longévité de son groupe. A la condition de proposer le meilleur matériel possible, cela va de soi. Pour ce faire, retravailler avec le producteur Johnny Lee Michaels est une première bonne idée. “Blessed Be” (2000), “Paris Kills” (2002), “Devils” (2004) et “Angels” (2007) sont autant de succès sortis de la besace de celui-ci.

Dès les premières notes de “Two Horns Up”, nous voilà rassurés : un mix des plus heureux nous attend. Basse claquante, riff massif et un guest surprise : Dani Filth (Cradle Of Filth) s’époumonant en duo pour un résultat vraiment convaincant. Le pont en fin de morceau met en valeur la section rythmique jusqu’à un premier bon solo de Timo Timo. L’entrée en matière est donc rassurante et on sent le quintette en grande forme.

A la vie, à l’amour, à la mort

Prendre de l’âge mais rester d’éternels adolescents. Voilà bien une philosophie qui s’applique à The 69 Eyes. Jeter un œil dans le rétro mais foncer quoi qu’il arrive.

Sur “27 & Done”, le groupe rend hommage aux grandes stars décédées rejoignant ainsi le “Club Des 27” telles James Dean, Kurt Cobain ou plus récemment, Amy Winehouse. “Be Here Now” nous rappelle de profiter de chaque instant et “Cheyenna” nous invite à la rejoindre dans sa virée pour la liberté sur la “Highway 69”. Quant à “Death & Desire”, tout est dans le titre.

Quasiment tous les morceaux sont emprunts de nostalgie mais d’une manière positive, jamais rétrograde.

Menu maxi best of

Même si célébrer les trente années d’existence du quintette n’était pas la motivation première, la fête a tout de même lieu. Et qui dit fête, dit invités ! Dani Filth aura donc le plaisir d’hurler de nouveau sur la très heavy “The Last House On The Left”. Hommage évident au film d’horreur culte de Wes Craven, celui-ci se voit rejoint par Wednesday 13 (ex-Murderdolls) et Calico Cooper (Beastö Blancö). Un titre à toute allure qui rejoint d’autres pépites comme “Black Orchid” et “Burn Witch Burn” au registre des plaisirs coupables de ce disque. On pourrait d’ailleurs comparer ce “West End” à “Devils” (2005) dans la mise en son et les changements d’ambiances, ce qui ne sera pas pour déplaire aux adorateurs de cette cuvée.

L’heure des comptes

Alors oui, la recette est souvent identique mais on ne pourra pas reprocher à la bande d’emprunter des chemins hasardeux. Ici, on fait ce qu’on sait faire de mieux et on le fait bien. Les guitares sont exploitées au maximum et les excellents soli sont légion. La voix reconnaissable entre mille de Jyrki 69 fait toujours mouche. Le style goth n’roll est ici fièrement représenté par ses plus fidèles portes étendards. Les non-initiés auront donc un très bel aperçu du savoir-faire des Finlandais. Quant aux fans, ils se délecteront de ce “West End”, trouvant une place de choix dans la carrière des vampires.

Informations

Label : Nuclear Blast
Date de sortie : 13/09/2019
Site web : 69eyes.com

Notre sélection

  • Black Orchid
  • Burn Witch Burn
  • The Last House On The Left

Note RUL

 4/5

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