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Taylor Swift – folklore

L’ère “Lover” et sa pop édulcorée est déjà révolue. Taylor Swift surprend le monde entier en sortant son huitième album “folklore” annoncé seulement… la veille ! Pour l’occasion, l’Américaine revient presque à ses premiers amours avec un univers indie folk. Elle qui avait débuté par la country avant de voguer vers la pop mainstream.

We Need To Calm Down

Ce nouvel album de Taylor Swift est définitivement plus rock. Il n’est pas “pop”, mais il n’est pas à des années-lumière de “Lover”. On pourrait trouver un terrain d’entente en se disant que l’artiste revient à ses origines country mais là aussi, ce n’est pas le cas.

Dans “folklore”, Taylor Swift fait du Taylor Swift, aucun doute sur la signature, on sent et l’on sait que c’est elle. Mais alors d’où vient ce changement ? Par l’approche et sa construction. Certains fans risquent d’être un peu déboussolés à l’écoute de “folkore”. Si certains ont suivi la chanteuse avec ses albums “Red” (2012) ou “1989” (2014), la claque va être solide. Car il n’y a pas une once de “pop bangers” dans ce disque et c’est bien loin de ce style qu’elle est la plus créative et efficace.

Mais dans le fond cela reste du Taylor Swift pur jus. Quel que soit le titre choisi, on est sur une histoire d’amour, des couples brisés et plein d’espoir à la fois. L’Américaine a toujours considéré ses albums comme des journaux intimes et celui-là n’échappe évidemment pas à la règle. “invisible strings” ou “seven” vont ravir les fans adeptes des gossips de la vie sentimentale de la chanteuse. L’aspect naturellement plus calme et moins dansant rend d’ailleurs le résultat final beaucoup dramatique que sur ses précédentes productions. Ce qui ne doit pas déplaire à la principale intéressée.

S’entourer des meilleurs 

Pour faire ce disque, Taylor Swift a fait appel à une petite équipe triée sur le volet ! Le plus présent étant Aaron Dessner de The National (onze chansons sur seize), Justin Vernon de Bon Iver et bien évidemment Jack Antonoff, qui travaille avec la chanteuse depuis déjà un long moment. Ajoutons à cela la folle rumeur que le dernier collaborateur de cet ensemble n’est nul autre que Joe Alwyn, l’actuel petit ami de Taylor Swift, présenté sous le pseudo de “William Bowery”.

Dessner est clairement le partenaire idéal pour cette collaboration et apporte avec son savoir-faire multi-instrumental une atmosphère très distincte à “folklore”, “illicit affairs” et “epiphany” étant les deux meilleurs représentants.

L’artiste surprend aussi avec son duo sur “exile” avec Bon Iver. Elle a troqué Brendon Urie pour un résultat que nous, auditeurs français, pouvons comparer à Woodkid. Cela peut paraître surprenant, mais elle livre ici, sans aucun doute, le meilleur morceau de l’ensemble.

Cet album est un paradoxe. Il ne ressemble en rien à ses prédécesseurs. Pourtant, il trouve parfaitement sa place dans la discographie de Taylor Swift. On peut rajouter que c’est courageux de sa part d’avoir effacé toute trace de “dance pop”. Périlleux, mais plus que réussi !

Informations

Label : Universal Music / Island Def Jam
Date de sortie : 24/07/2020
Site web : www.taylorswift.com

Notre sélection

  • exile
  • seven
  • peace

Note RUL

 4,5/5

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