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Royal Republic – Club Majesty

L’étincelant quatuor suédois Royal Republic est de retour avec un quatrième album ! Et celui-ci a tout pour faire danser les foules ! Introduit par le virevoltant “Fireman & Dancer”, “Club Majesty” est un concentré d’énergie positive qui allie des influences rock, disco et funk, déjà bien présentes sur le précédent disque.

Rien n’arrête le disco !

Les Suédois le répètent dans toutes leurs interviews. Ils sont là pour apporter joie et bonne humeur à leur public. Et quelle meilleure manière d’apporter cette dose de gaieté que de donner envie de danser ? Le côté rock est quelque peu mis de côté pour laisser la place à des sonorités disco. Quelques pointes d’électro s’ajoutent également pour un résultat détonnant. Un parti pris assumé et clairement annoncé dans “Can’t Fight The Disco” avec ses paroles sans détour : “you rock harder, we shine brighter”.

Les influences ont été bien digérées. Elles ressortent, ainsi, de manière lumineuse et résolument moderne dans chacun des morceaux de “Club Majesty”. “Boomerang” rappelle les débuts de Franz Ferdinand, notamment dans son refrain où Adam Grahn s’amuse avec les sonorités des mots à la manière d’Alex Kapranos.

L’important c’est le rythme

Royal Republic ne s’enferme pas dans une formule, si bien trouvée soit-elle, et dévoile d’autres facettes avec des titres un peu plus audacieux. “Like A Lover” transpire la sensualité avec un tempo plus lent, une voix posée et un groove omniprésent. Ainsi, le morceau se construit autour d’un jeu de cassures rythmiques bien pensé, que vient appuyer un son de guitare à la frontière du rock et du blues. De même, “Fortune Favors” allie une rythmique quasi monolithique contrebalancée par une voix très posée, parfois à la limite du parler et une guitare grésillante, pour un résultat surprenant.

Le petit bijou de cet ensemble est son dernier morceau “Anna-Leigh”. Une intro qui sent bon les années 80, un refrain entêtant qui pourrait sortir du catalogue des Bee Gees. Adam prend, par exemple, des risques avec sa voix et ça fonctionne très bien. Il arrive à bien équilibrer les passages graves et aigus. De plus, la fluidité du refrain donne rapidement envie de monter le son pour chanter.

Une production ultra léchée

S’il restait un semblant de son garage sur “Weekend Man”, la production de “Club Majesty” est très soignée. Chaque ligne instrumentale est percutante et les effets sont maîtrisés. De plus, les touches originales, comme l’insertion d’un saxophone sur “Fireman & Dancer”, contribuent à créer des ambiances délurées. Mentions spéciales pour Jonas Almén qui fait résonner le funk dans sa basse et pour Adam qui a su étendre son registre vocal.

Ce quatrième album se présente donc comme la suite logique de “Weekend Man” (2016). En effet, ces onze titres efficaces et punchy, donnent envie de ressortir la boule à facettes pour retourner le dancefloor !

Informations

Label : Nuclear Blast
Date de sortie : 31/05/2019
Site web : www.royalrepublic.net

Notre sélection

  • Anna-Leigh
  • Like A Lover
  • Blunt Force Trauma

Note RUL

 4/5

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Marion Dupont
Engagée dans la lutte contre le changement climatique le jour, passionnée de Rock et de Metal le soir !