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Last Train – How Did We Get There ?

Last Train revient avec un nouveau titre de vingt minutes disponible en exclu sur son site officiel !

How Did We Get There ?, disponible en exclusivité sur leur site Internet, est le nouveau morceau de la formation alsacienne. Trois ans après son second album The Big Picture (2019), le quatuor revient donc avec ce projet multimédia qui cristallise la passion et l’inspiration qui animent le groupe : le cinéma.

What did they write there ?

Une aventure musicale en plusieurs actes dans la lignée des précédents albums, en particulier The Big Picture. De section en section, How Did We Get There ? navigue entre différents sentiments. Tantôt la mélancolie teintée d’appréhension, comme sur la superbe introduction au piano; tantôt la frénésie et l’agressivité, illustrée par les moments heavy sur lesquels on reconnaît aisément la patte Last Train.

Il y a également ce moment de grâce au beau milieu du morceau, une longue et magnifique section pleine de mélancolie digne des plus belles ballades rocks de ces dernières décennies. Le groupe va également plus loin dans sa collaboration avec l’Orchestre National de Mulhouse pour nous offrir des arrangements soignés et enivrants.

Le morceau se vit comme un miroir. Un palindrome musical dans lequel les motifs dévoilés progressivement au cours de cette vingtaine de minutes apparaissent et disparaissent au gré de la composition pour évoluer au fil du récit. C’est le cas pour le motif de piano qui se dévoile dès l’introduction et qui resurgit avec des arrangements différents à d’autres endroits du morceau.

What did they film there ?

Les miroirs sont également au centre du court-métrage et dont le protagoniste est “un homme hanté par son propre reflet, enfoncé dans le gouffre abyssal de l’obsession et du regret“. Tout comme pour l’aspect musical, la production de ce film est léchée, maîtrisée. Là encore, tout a été pensé et produit par les membres du groupe eux-mêmes, en particulier Julien Peultier, qui a posé la guitare pour passer derrière la caméra. Il faut également saluer le jeu de Khaled Rahmouni, tout simplement habité.

Last Train nous livre ici une œuvre aboutie à la hauteur de ses ambitions qui saura captiver les auditeurs et qui prendra pleinement vie là où le groupe s’exprime le mieux : sur scène.

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