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Kelly Jones – Don’t Let The Devil Take Another Day

En 2019, le leader des Stereophonics entamait une tournée solo dans une ambiance intime et acoustique. “Don’t Let The Devil Take Another Day” s’annonce comme le récit de tranches de vie de Kelly Jones. Un partage généreux et humble, qui revient sur presque trente ans de carrière.

Confessions intimes sur scène

Dans le documentaire du même nom, Kelly Jones révèle avoir eu un kyste aux cordes vocales. La grosseur nécessitait une opération qui risquait de le laisser sans voix. Il décide alors de garder le secret et surmonte la rééducation pour retrouver ses capacités vocales. Une épreuve difficile pour le Gallois, qui résulte en une tournée intimiste placée sous le signe du partage.

Avant chaque morceau, l’artiste raconte le contexte d’écriture et s’épanche un peu sur son passé. C’est ainsi qu’il entame le set avec une histoire de bain. Racontant que le dimanche était le jour de bain pour la fratrie et qu’étant le plus jeune, il passait en dernier. Des anecdotes de son enfance mais également des histoires sur les débuts du groupe. Une panoplies d’histoires parfois drôles, souvent émouvantes et toujours très sincères.

Une interprétation à fleur de peau

Le cadre du live offre une mise en avant à tout instant de la sublime voix de Kelly Jones. L’homme revient de loin, c’est sûrement cette émotion qu’il transmet dans les différents morceaux interprétés. “Local Boy In The Photograph”, après l’annonce de sa prise historique tragique, s’offre une nouvelle dimension avec une interprétation posée et poignante. D’autres classiques comme “Mr Writer” ou “Maybe Tomorrow” s’envolent vers des sommets avec une instrumentation minimaliste et cette voix qui prend aux tripes.

L’émotion est palpable quand Kelly Jones raconte les débuts du groupe en amorce de “Before Anyone Knew Our Name”. Le morceau se veut un hommage au premier batteur du groupe, Stuart Cable. Loin d’être larmoyant, le Gallois use beaucoup d’humour pour évoquer son ami décédé. Certains titres comme “I Stopped To Fill My Car Up” étaient faits pour l’exercice avec une base piano-voix déjà établie.

Une setlist personnelle et touchante

Le live est aussi l’occasion pour l’artiste de reprendre “Help Me Make It Through The Night” de Kris Kristofersson. Un morceau qui était cher à son père. Un instant d’émotion de plus dans ce bel album. Le Gallois en profite aussi pour jouer deux titres issus de son disque solo “Suzy” et “Katie”. La setlist propose des compositions rarement jouées comme “Into The World” ou “Show Me How”. Une bonne nouvelle pour les amateurs de Stereophonics qui apprécieront la démarche. Kelly Jones ouvre la porte de son sanctuaire avec une maîtrise épatante de l’art de la narration.

Kelly Jones livre un album live emprunt de nostalgie et d’humour, porté par sa voix merveilleusement rocailleuse.

Informations

Label : Warner Music
Date de sortie : 04/12/2020
Site web : www.stereophonics.com

Notre sélection

  • Local Boy In The Photograph
  • Mr Writer
  • I Stopped To Fill My Car Up

Note RUL

 4/5

Ecouter l’album

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Marion Dupont
Engagée dans la lutte contre le changement climatique le jour, passionnée de Rock et de Metal le soir !