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Dirty Honey – Dirty Honey

Le rêve américain. Lorsqu’un groupe nait de rencontres hasardeuses du côté de la Californie, ils connaissent soit le succès immédiat ou font parler d’eux via divers frasques ou bien les deux. Certains se retrouvent même sur Netflix avec biopic à la clé ! Bien que l’on soit à une toute autre époque, Dirty Honey connait des débuts remarqués. Un premier EP très bien accueilli, une entrée au Billboard (une première pour un groupe non signé !) ainsi que des premières parties pour Slash ou les Guns N’Roses. Rien que cela ! Il faut à présent transformer l’essai avec leur premier album !

Une simplicité appréciable

Qu’on se le dise d’emblée, il ne s’agit pas là d’un Greta Van Fleet ou du futur “insérez un groupe des années 70/80”. Le quatuor s’empare évidemment de certains codes et approches de la belle époque. Dans un pur classic rock, Dirty Honey n’y va pas par quatre chemins. C’est simple, brut et efficace.

Huit pistes et une barre des trente minutes qui n’est même pas franchie, vous l’aurez compris, ils sont allés droit au but ! Et cette prise de risque est salutaire. Alors qu’il aurait été facile de s’étaler sur un format “classique” d’environ quarante-cinq minutes, les jeunes Américains s’en tiennent au strict minimum. Emballé ? Relancez l’écoute, voila là réelle magie d’un groupe accrocheur proposant un court disque. Ils ne seront d’ailleurs ni les premiers, ni les derniers à opérer ainsi.

Authentique, fun et prometteur

Les très belles capacités vocales de Marc Labelle ponctuent chaque titre et animent vigoureusement l’écoute à l’image de “California Dreamin'” qui lance cet épopée sonique. Un grain qui apporte sans le vouloir un côté bohème.

Comme évoqué, Dirty Honey développe un côté brut assumé. Il est ainsi accentué par la six cordes et la quatre cordes qui occupent le terrain à merveille. Malgré les facilités en studio où ajouter une à deux guitares supplémentaires apporteraient une profondeur supplémentaire, celles-ci ne sont pas vraiment d’actualité. L’exercice est fait simplement mis à part les soli de John Notto parfois soutenus en arrière plan.

Que ce soit “Tied Up” et ses chœurs bien sentis, ou “Take My Hand”, malgré une relative simplicité d’exécution, difficile de ne pas se laisser emporter, tout comme “Gypsy”.

Néanmoins, on pourrait pointer un léger manque de variétés dans la dynamique des titres hormis les deux derniers morceaux. Plus de peps ou à défaut, une bonne pause ici ou là serait la bienvenue. De fait conclure avec “Another Last Time” est osé, mais c’est également le format qui veut cela. Pourquoi s’arrêter ou temporiser en vingt-neuf minutes et trente-six secondes ? Si à l’avenir le groupe s’envole vers d’autres horizons, il serait intéressant de scruter les dynamiques.

Peu de critique. L’essai est réussi ! Dirty Honey et son hard/classic rock a tout pour plaire et tout fan de rock appréciera cette excellente réalisation.

Informations

Label : Dirt Records
Date de sortie : 23/04/2021
Site web : www.dirtyhoney.com

Notre sélection

  • California Dreamin’
  • Tied Up
  • Gypsy

Note RUL

 4/5

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