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Bring Me The Horizon – POST HUMAN: SURVIVAL HORROR

Souvenez-vous : cinq ans auparavant nous prophétisions que Bring Me The Horizon allait devenir le plus grand groupe de rock au monde. Statut provocateur évidemment, mais pas si erroné. Le quintette de Sheffield a sorti deux albums numéros un un peu partout (“amo“, “That’s The Spirit“) et enchaîne les tournées complètes dans les arenas du monde entier. Mission accomplie ? Pour un groupe à l’égo aussi développé, il s’agit désormais de sortir quatre EP en un an, formant un tout. Bienvenue dans l’ère “POST HUMAN”.

Doomed

De l’aveu d’Oli Sykes, “POST HUMAN: SURVIVAL HORROR” est ce qui se rapproche le plus de ce qu’on appelle communément “l’ancien BMTH”. Le groupe voulait exprimer sa colère et sa frustration face à une situation mondiale désespérée et en même temps, motiver les troupes au combat. Sentiment que l’on retrouve sur “Dear Diary,” qui ouvre cet EP. Oli n’a pas hurlé de la sorte depuis des années. La batterie frappe fort et la guitare shred dans tous les sens. Cela part bien ! Il est marrant de noter que les chansons créditées à l’ensemble des membres du groupe, à savoir “Dear Diary,” et l’apocalyptique “Parasite Eve”, sont les plus sombres, violentes et pessimistes de l’ensemble.

No revolution

Car le reste de l’EP nous laissera sur une impression plus tiède. “Teardrops” joue sûrement le rôle que “Can You Feel My Heart” ou “Drown” tenaient auparavant. A savoir le single qui va agrandir une fois de plus la fanbase des Anglais. Et quand la chanson s’enchaine avec “OBEY” avec la nouvelle coqueluche YUNGBLUD, on se dit que le plan marketing est très bien maitrisé. Car si l’efficacité des morceaux n’est pas à remettre en question (existe-t’il un groupe capable de rendre le titre le plus basique aussi catchy que BMTH depuis Linkin Park ?), le schéma de composition est identifiable après quelques écoutes. La formule couplet/refrain/break aux sonorités metal est utilisée à tous les titres. Le tout assaisonné par une prod gigantesque et des arrangements électro dans tous les sens.

Wake up call

Au rayon des bonnes surprises, on trouve la collaboration avec Amy Lee d’Evanescence, “One Day The Only Butterflies Left Will Be In Your Chest As You March Towards Your Death”. Une ballade froide, sobre et désespérée. Le repos après la guerre. La présence de BABYMETAL laissait présager un titre d’une folie pure. Sans être déçu, on se dit que “Kingslayer” est assez conventionnel, bien que très efficace. Cet EP semble destiné au live et nul doute que dans cette configuration (lointaine ?), les chansons prendront une dimension dantesque.

La plus grande réussite de Bring Me The Horizon sur le premier “POST HUMAN” est de confirmer une identité reconnaissable entre mille. Il est probable que cette première partie ne soit pas le segment le plus intéressant. Mais le fan de BMTH ne passera pas un mauvais moment pour autant. On sait juste le groupe capable d’être bien plus surprenant, et on l’en encourage !

Informations

Label : Sony Music / Columbia
Date de sortie : 30/10/2020
Site web : www.bmthofficial.com

Notre sélection

  • Parasite Eve
  • Dear Diary
  • One Day The Only Butterflies Left Will Be In Your Chest As You March Towards Your Death

Note RUL

 3,5/5

Ecouter l’album

Nathan Le Solliec
LE MONDE OU RIEN