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Asking Alexandria – Like A House On Fire

Asking Alexandria est de retour avec un sixième album, “Like A House On Fire”. Un retour aux sources pour fêter celui de Danny Worsnop et pour définitivement refermer et vite oublier la parenthèse Denis Stoff. Un disque qui, comme toujours, va faire parler. Mais qui risque aussi de secrètement beaucoup plaire.

L’ensemble s’ouvre sur l’éponyme “House On Fire”. Le ton est donné. Les chœurs sont très violents, sur une ligne de guitare qui ne retiendra certainement pas vos cervicales. Le quintette nous prévient dès le premier titre que ce qu’on s’apprête à écouter n’était pas prévu. Il faut dire qu’Asking Alexandria nous vient tout droit de l’époque “MySpace” et de la scène metal qui était encore à l’époque très “underground”. Ici nous avons un morceau ou ça screame, les guitares sont lourdes, la batterie cogne. Et pourtant, c’est un titre qui passerait sans aucun souci sur bon nombre de stations de radio tant il est entraînant, catchy et étrangement pop à la fois.

Rien ne se ressemble… Mais tout s’accorde

Ce premier titre n’est pas un cas à part. L’album “Like A House On Fire” est sans doute celui qui montre à quel point le groupe est capable aussi bien de faire les mêmes morceaux que dans le passé. Mais également de se réinventer et d’aller progressivement vers un nouveau style solide sur la durée.

Les morceaux rappelant “Not The American Average” comme “Lorazepam” ou la ballade (obligatoire) “I Don’t Need You” (en duo avec le sosie vocal de Halsey, Grace Grundy) tout en ajoutant une patte beaucoup plus électronique dans “Give You Up”. Tout y passe et pourtant l’ensemble est très fluide. Aucune sensation d’écouter un autre artiste ou un disque différent. Tout est dosé de telle sorte à ce que chaque morceau surprenne, possède sa part d’originalité, mais fasse partie d’un seul et même album.

Du neuf avec du vieux

Si on entend que la formation a évidemment passé du temps sur ce disque et qu’elle a fait ce qu’elle voulait, les Anglais ont néanmoins glissé quelques “easter eggs” pour les fans les plus attentifs dans certains morceaux. Samplant d’anciens, voir de très anciens titres dans les morceaux (“They Don’t Want What We Want (And They Don’t Care)”, “Down To Hell”). Et ce sont ce genre de petits détails qui montrent l’implication du groupe dans le processus de création de l’album. Quoi qu’on en pense.

On y est presque

Cependant, il faut reconnaître que “Like A House On Fire” possède quand même quelques ratés. À force de trop vouloir montrer que les musiciens veulent changer, tout en ayant rien perdu, certains morceaux sombrent dans les clichés dignes d’un mauvais crossover des pires albums de Fall Out Boy et Green Day. “It’s Not Me (It’s You)” et “All Due Respect” étant sans doute les deux titres les plus fades et sans avenir scénique.

Danny’s back

S’il y a bien une chose à souligner particulièrement, ce sont les performances vocales de Danny Worsnop. La petite voix étouffée des ballades, les screams aiguës, les chants graves, portés, tout. Souvent attaqué sur son chant et son incapacité à faire tel ou telle chose, il est intouchable sur ce disque. Son retour marque bel et bien la nouvelle ère entamée par Asking Alexandria.

Oubliez votre mèche d’adolescent, votre slim troué et vos tanks trop grands et trop sales. Les membres ont changé et ont gagné en maturité. Tout comme leur musique. L’époque emo kid est bien loin derrière nous et c’est une très bonne chose. Ce changement fait beaucoup de bien au groupe et l’ouvre à un public beaucoup plus large sans pour autant perdre son identité. Souvent décrié et moqué, Asking Alexandria vient de nous livrer un album que beaucoup de ses détracteurs prendront plaisir à écouter honteusement !

Informations

Label : Sumerian Records
Date de sortie : 15/05/2020
Site web : www.askingalexandria.com

Notre sélection

  • House On Fire
  • Antisocialist
  • I Don’t Need You

Note RUL

 4/5

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