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Alice Cooper – Detroit Stories

Alice Cooper continue son hommage à sa ville natale avec “Détroit Stories” initié avec “Breadcrumbs”. Un périple à travers les époques et les styles de musique qui ont marqué cette ville.

Détroit Rock City

Alice Cooper a décidé de s’entourer de légendes locales pour accomplir son projet. Accompagné du guitariste de MC5 Wayne Kramer, du bassiste Paul Randolph et du batteur Johnny Bananjek, il se penche sur les particularités de cette ville. Un cinquième membre complète le panel en la personne du producteur Bob Ezrin, l’homme à l’origine du son d’Alice Coper. C’est un voyage musical que le quatuor propose à l’auditeur. Un voyage qui commence par une reprise de The Velvet Underground, pourtant le plus New Yorkais des groupes de punk.

Punk toujours avec “Go Man Go”. Une vibe old school bien crasseuse sur un rythme entêtant pour un concentré de plaisir. Simple et efficace avec un goût de trop peu. La petite pépite de l’ensemble est certainement le blues jouissif de “$1000 High Heel Shoes”. Il met en avant toute la finesse du jeu des musiciens d’exception, qui contribuent à ce disque. Les chœurs et le groove de la basse apportent chaleur et envie de se trémousser. Les relents funks du titre sont particulièrement bienvenus.

Le maître du Shock Rock

Alice Cooper a le sens de la formule sur scène comme en studio. “Detroit Stories” se profile comme une succession de morceaux variés et bien formatés. Avec “I Hate You” le maître joue sur le registre de l’humour avec des paroles percutantes et accrocheuses. La théâtralité est toujours de mise avec différentes voix pour servir les dialogues. Un morceau qui devrait ravir les nostalgiques de l’Alice Cooper qui choquait les esprits.

Si Cooper arrive à se renouveler, l’artiste est parfois moins inspiré comme pour “Shut Up And Rock” ou “Social Debris “. C’est pour ce type de compositions que le talent des musiciens et l’habitude d’appliquer des formules bien construites, permettent de sauver les morceaux. L’auditeur est plongé dans un univers aux codes familiers et rassurants. Rien de neuf, mais cela reste plaisant.

Entre optimisme et pessimisme

Alice Cooper rime souvent avec horreur, monstres et compagnie. Ici c’est un étrange équilibre entre amer constat et volonté d’optimisme qui ressort de ce nouvel album. Les Beatles ne sont pas loin dans le naïf et surprenant “Our Love Will Change The World”. Une mélodie porteuse d’espoir sur fond d’une noirceur encore plus prégnante avec le contexte actuel.

Une amertume qui se retrouve dans “Wonderful World” et surtout “Don’t Give Up”. Un véritable appel à la résistance face à une période dévastatrice tant sur le plan psychologique qu’économique. Le côté sombre prend le dessus dans “Drunk And In Love”, l’histoire d’un homme qui a tout perdu dans l’alcool.

Alice Cooper livre une déclaration d’amour enthousiaste et variée qui démontre la capacité du maître à divertir son audience.

Informations

Label : earMUSIC
Date de sortie : 26/02/2021
Site web : alicecooper.com

Notre sélection

  • $1000 High Heel Shoes
  • Go Man Go
  • Rock And Roll

Note RUL

 3,5/5

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Marion Dupont
Engagée dans la lutte contre le changement climatique le jour, passionnée de Rock et de Metal le soir !