The Weird And Wonderful Marmozets
Marmozets

Par le 10 octobre 2014

Signés chez Roadrunner Records il y a tout juste un an, les Anglais de Marmozets sortent aujourd’hui leur premier album. Cette jeune formation, reflétant à merveille la jeunesse pleine de rage et de colère, composée de deux familles, a vu le jour en 2007 à Bingley. Depuis, ils ne cessent de jouer sur les scènes avec des apparitions auprès de groupes tels que Funeral For A Friend, Young Guns, The Used et ont eu la chance de jouer à des festivals comme Glastonbury Festival, Reading and Leeds ou encore le prestigieux Download Festival. Nominés dans la catégorie meilleure nouvelle formation anglaise aux Kerrang! Awards en 2013 et une tournée anglaise en tête d’affiche en septembre de cette même année, il devenait très urgent de découvrir ce que ces British avaient dans le ventre pour leur premier essai.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ne perdent pas de temps et attaquent cet effort avec un titre qui était leur single en 2013, bien avant la signature avec Roadrunner Records. La voix de Becca Macintyre donne le ton et la demoiselle est tellement énervée qu’on s’attendrait à avoir un disque uniquement composé de hurlements, mais rassurez-vous ce n’est pas le cas. "Born Young And Free", même si déjà connu, est très efficace pour l’ouverture d’un album. "Captivate You" calmera l’atmosphère après deux chansons très énergiques, la basse de Will Bottolmey ainsi que les vocalises, vers la fin du morceau, apportent une touche plus sombre à cette pseudo ballade permettant de montrer que Marmozets possède plusieurs flèches à son arc. Dans cette même lignée, on retrouvera "Cry", qui est une vraie ballade, avec une intro au piano, rejoint par une batterie très douce de Josh Macintyre. Becca laissera tomber sa rage et chantera de façon très mélancolique pendant deux minutes, avant d’entendre un changement de rythme sur cette piste, qui se transformera en chanson plus sombre. La fin reprendra le début, une idée de serpent qui se mord la queue ou de cercle sans fin donnant le tournis tellement vous vous sentez pris au piège de ce tourbillon d’émotion. "Cover Up" est un titre très efficace dans le pur style Marmozets avec divers breaks pour casser le rythme, tout comme le seront "Love You Good" et "Move, Shake, Hide". Il n’est plus à démontrer que Becca peut crier, chanter, hurler et pourtant "Particle" démontre une fois de plus que la demoiselle ne sera pas toujours là où elle est attendue. Mais ce morceau donne principalement la vedette à son frère Sam et à Jack Bottomley qui sont très doués à la guitare. Malheureusement, le break "solo" sera de très courte durée, seulement seize secondes, vu comment cela a débuté on en attendait plus. C’est donc là que "Vibetech" devient intéressant. Des guitares plus énervées (cela reste néanmoins du Marmozets), une voix de plus en plus criarde, bref on l’aura compris mieux vaut ne pas énerver la belle Anglaise. A l’écoute de ce morceau, une image vient à l’esprit : l’interprétation de "Killing In The Name" de Rage Against The Machine par une autre anglaise, Danni Monroe (ndlr : chanteuse de The Dirty Youth). La chanson éponyme de l’album (ou presque) n’a pourtant rien d’exceptionnel comparée à d’autres pistes de cette galette de quarante-six minutes. "Weird And Wonderful" a pourtant de quoi rester en tête, avec un refrain très prenant qu’il sera facile de le chanter (en yaourt certes mais quand même) lors du deuxième passage de refrain. "Hit The Wave" alterne les passages rapides et lents, une chanson non pas aussi émotionnelle que "Cry", mais la mélodie est très prenante et encore une fois on se sent pris dans un (très bon) piège. Cette idée de, justement se prendre des vagues en pleine face et débrouillez-vous avec vos sentiments par rapport à ce morceau. De plus, elle distille un solo de vingt-sept secondes (beaucoup plus que ses précédentes), un vrai petit bijou. Alors que l’univers de Marmozets commence à être familier, la colère se termine déjà avec un titre du quintette qui pourra en surprendre plus d’un. Becca semble s’être apaisé, les guitares moins énervées, une basse apportant de la gravité et une batterie accompagnant très bien le tout, permettant au morceau de rester très structuré et crédible. Il y a tellement d'éléments qu'il est difficile de décrire ce que cette composition fait ressentir, libre à l’auditeur de se faire sa propre idée.

Bien loin d’un Arch Enemy mais proche d’un Paramore, cette jeune formation a tout des grands. La chanteuse très charismatique, car très présente, dévoile plusieurs facettes de son talent. Par moment, elle est tellement hors de contrôle dans son chant (ou ses cris) qu’on pourrait se demander si elle ne serait pas une version plus soft d’Alissa White-Gluz. Pourtant, de par son attitude générale, elle se rapproche beaucoup de Hayley Williams (Paramore). Le seul reproche qu’il est possible de faire à Marmozets, c’est justement la présence trop importante de Becca qui, par moments, donne l’impression de voler la vedette à ses quatre frères (de sang et musical).

Informations

Notre sélection

  • Vibetech
  • Hit The Wave
  • Cry

Note RUL

4 / 5

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