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Top 10 des morceaux de Architects

Alors que le quintette anglais metalcore vient d’annoncer la sortie de son neuvième album “For Those That Wish To Exist” le 26 février prochain, revenons sur la carrière d’Architects à travers dix chansons toutes plus dévastatrices les unes que les autres. L’occasion de constater que le groupe de Brighton, malgré le temps et les épreuves, incarne un futur glorieux pour le metal européen.

N°10 – North Lane

C’est ici que tout commence. Présente sur le deuxième album d’Architects, le premier avec Sam Carter au chant, “North Lane” est avant tout une rue centrale de Brighton, leur ville d’origine. Bien que le groupe revendique aujourd’hui fièrement sa provenance, en 2007 la lassitude de ne jamais l’avoir quitté semblait peser lourd sur les épaules de Carter. C’est une colère encore maladroite, mais on sent déjà le potentiel d’écriture de la formation.


N°9 – Black Blood

Chanson bonus du mitigé “Daybreaker” (2012), “Black Blood” offrait enfin un véritable moment de défouloir dans un album qui laisse une tiède impression. On sent un groupe bien plus relâché, Carter envoie des lignes vocales puissantes et un refrain d’anthologie. Petit bonus, le groupe jouera cette chanson en live lors de leur premier Alexandra Palace complet, à Londres en 2018.


N°8 – The Blues

Parler de “The Here And Now” (2011) aux fans d’Architects risque de provoquer des tensions. Les Britanniques, après des débuts très énervés, envoyaient tout balader et sortait un disque presque pop. Tout n’est pas à jeter, bien au contraire, et derrière les singles fédérateurs au possible, mais pourtant absents de toute setlist depuis des années, se cache “The Blues”. On retrouve la fougue du groupe de Brighton et surtout, probablement le meilleur refrain de sa carrière.


N°7 – Colony Collapse

Bien que le virage avait déjà été amorcé sur “Daybreaker”, “Lost Forever//Lost Together” (2014) est véritablement le premier album d’Architects où le groupe fait de son combat social et politique un élément central de sa musique. En résulte, notamment, “Colony Collapse”, titre écrit suite à la tragédie de Fukushima au Japon. On sent un groupe pleinement investi sur une chanson travaillée et terriblement bien écrite.


N°6 – Dethroned

“Hollow Crown” (2009) est un album culte de la première décennie des années 2000. Architects y joue un metalcore aux grandes influences mathcore des plus raffinées. Un véritable concentré de colère, illustré parfaitement par le deuxième titre de l’album. En lien direct avec le titre du disque, les paroles évoquent la frustration que l’on peut ressentir face à quelqu’un qui n’est pas étouffé par l’humilité. Et sa frustration, Sam Carter la hurle avec une frénésie rarement entendue.


N°5 – A Wasted Hymn

La lumière au bout du tunnel. Album clairement dédié au décès de Tom Searle, “Holy Hell” (2018) se conclue sur une humeur bien plus optimiste. Le groupe voulait offrir à ses auditeurs une porte de sortie, une respiration, une projection positive. Elle intervient avec “A Wasted Hymn”, durant laquelle Carter répète que tout n’est pas perdu. Ce deuil qui ne doit pas se poursuivre uniquement dans la douleur, la chanson contient donc l’une des dernières parties de guitare enregistrée par Tom Searle.


N°4 – Gravedigger

“Lost Forever//Lost Together” marque un tournant important dans la carrière d’Architects. Le groupe affirme enfin son identité et propose un metalcore puissant, progressif qui annihile presque les envolées pop entrevues des deux albums précédents. “Gravedigger” ouvre l’album avec des paroles rageuses mais fédératrices. Petit bonus, Sam Carter y inaugure également la saison des “BLERGH” avec un pré-refrain d’anthologie.


N°3 – Gravity

Presque un second volume de “Lost Forever//Lost Together”, “All Our Gods Have Abandoned Us” (2016) est encore plus sombre, et pour cause. Il n’est pas question de lueur d’espoir, mais bien de colère et de frustration. “Gravity” n’échappe pas à la règle et s’adresse à toutes les personnes qui acceptent sans broncher notre société. Las de se voir reprocher sa perpétuelle indignation, Architects lance, comme un avertissement, que ne pas avoir de combat peut s’avérer fatal quand les fondations s’écroulent.


N°2 – Early Grave

Dans un monde où il y aurait une justice, cette chanson serait en haut du top. Rarement l’ouverture d’un album aura été aussi puissante et dévastatrice. Pour son troisième album, Architects accouche d’un chef d’œuvre et “Early Grave” lance les hostilités avec brio. La structure de la chanson révèle d’ors et déjà le songwriting virtuose des frères Searle. Malheureusement, le titre est absent des setlists depuis de nombreuses années, le groupe ne se retrouvant pas dans la colère infantile du titre. La chanson offre pourtant l’un des breaks les plus dévastateurs du XXIème siècle. “The choices I’ve made, will lead me to an early fucking grave”.


N°1 – Gone With The Wind

Parce que le monde est injuste, Tom Searle, guitariste, compositeur principal, parolier et frère jumeau de Dan le batteur, nous a quitté prématurément en août 2016. Et si le groupe surfait depuis deux ans sur un succès de plus en plus grand, son départ a donné la clé de compréhension aux deux chefs d’œuvres que sont “Lost Forever//Lost Together” et “All Our Gods Have Abandoned Us”. “Gone With The Wind” laisse éclater la rage et la frustration liée à cette maladie qui le ronge. Voyant sa santé se dégrader, Tom Searle voyait son optimisme parfois entamé par l’espoir d’une rémission qui n’arrivera jamais. En résulte cette phrase devenue tristement culte depuis : “hope is a prison”.

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Nathan Le Solliec
LE MONDE OU RIEN