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RockUrScene #63 : AUTOMATA !

Tout droit venu de Paris, le quatuor Autómata nous offre son premier album éponyme en cette fin janvier 2021. Au vu de cette année qui ne démarre pas comme on l’aurait tous souhaité, ce disque est une petite bulle de douceur !

Le commencement

À la base il y avait le groupe Lovely Girls Are Blind, qui a œuvré pendant une quinzaine d’années. Celui-ci était formé par David (guitare), François (guitare/claviers), Jean-Baptiste (basse) et Sebastien (batterie). Le groupe s’est dissous suite au départ de ce dernier. Quelques temps après, un certain Etienne les rejoint. Il récupère la guitare de David, qui lui prend place derrière les fûts. Autómata est né.

D’ailleurs, pourquoi ce nom ? Détrompez-vous ! Il ne vient absolument pas du fanatisme pour le groupe Between The Buried And Me mais plutôt du fait que la joyeuse bande trouvait que le morceau “automate” sonnait bien. (Il s’est aussi avéré que c’était le titre d’un film de science-fiction avec… Antonio Banderas, et cela, c’est une pépite !)

“Autómata” est donc le premier LP du groupe. Très friands du DIY, la formation est pourtant passée par une voie plus “traditionnelle” pour la création de cet album. Enregistré et mixé au studio Labosonique et au Studio De La Tour Fine, puis masterisé à la Villa Mastering. Le résultat est parfait !

Un doux voyage

Le groupe nous transporte grâce à son post rock metal délicat. Délicat certes, mais pas moins prenant ! L’ensemble s’ouvre sur “Tanger” qui monte lentement en puissance. Le mélange de claviers et de gros riffs saturés prend aux tripes. L’ajout de la guitare acoustique en plus de l’électrique est un véritable enchantement.

Pour nous faire voyager encore plus, les musiciens n’hésitent pas insérer des voix venues d’ailleurs. Venues d’ailleurs car sur “Church” ce sont des voix mongoles que l’on peut percevoir. Sur le titre “3×3+5”, c’est François que l’on entend parler d’une voix robotique, caché derrière son vocoder.

Avec “Verdik”, on file vers l’espace avec Youri Gagarine communiquant avec la planète Terre. Les riffs gras nous emmènent sur les contrées du post metal. La batterie et la basse sont lourdes, puissantes. On pourrait presque croire qu’on écoute du Russian Circles.

Mettre des notes sur des mots et des maux

Durant ces trente-cinq minutes d’écoute, le quatuor nous fait passer par tout un tas d’émotions. La peur et la colère avec des riffs rapides, lourds, saturés.

La mélancolie et l’espoir grâce à ces nappes lumineuses, lentes. L’ajout de clavier apporte cette petite touche duveteuse en plus. Le morceau éponyme qui clôture l’album en est l’exemple parfait. Une bulle qui nous enveloppe de toute sa tendresse, qui prend l’âme. Un morceau qui nous murmure qu’on va s’en sortir. Et que tout ira bien.

Entre ténèbres et lumières exquises, Autómata fait un bien fou. Dans ce contexte étrange, ce disque saura musicalement mettre des notes sur nos maux. Par ce froid, installez-vous confortablement sous votre meilleur plaid ou sous votre couette. Préparez votre boisson chaude préférée. Lancez cet album et laissez-le faire. Vous allez voir, cela fait du bien.

Autòmata

Etienne (guitare)
François (guitare/claviers)
Jean-Baptiste (basse)
David (batterie)

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