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RockUrScene #55 : MAUDITS !

Maudits groupe banner

Aujourd’hui nous mettons à l’honneur l’excellent trio Maudits, qui nous offre un post-progressif-metal-doom-ambiant d’une richesse absolue.

Si de part leur nom vous vous attendez à du chant guttural bien sale, vous vous fourrez le doigt dans l’œil jusqu’au coude. MAUDITS est un groupe instrumental (mais tout de même soutenu par les murmures angoissants de Dehn Sora sur le titre “Liminal”). 

L’écoute de cet album vous transportera aussi bien dans des abysses sombres et crasses que dans un océan de nuages duveteux. Cette dualité qui dure tout le long du disque -quarante-cinq minutes environ- est sans aucun doute la force principale du groupe.

Libérer ses émotions

Les compositions sont denses, très denses. Maudits aurait pu nous perdre à cause de cela. Mais que nenni tant la réalisation est brillante. L’ensemble s’ouvre sur le morceau éponyme et ses quelques treize minutes vous plongeront dans les ténèbres… apaisantes. La basse/batterie est impeccable du début à la fin (tout comme sur l’entièreté du disque). Les guitares y sont tantôt acérées, tantôt aériennes. Ce qui permet des moments de répit pour reprendre notre souffle afin de s’en remanger une couche derrière.

Sur “Grain Blanc” les blasts vous mettront un coup en pleine tête, mais les violons casseront cette mouvance et apaiseront quelque peu vos cœurs. Au contraire, avec “Solace”, Maudits calme son jeu. Un titre pur et d’une extrême douceur. Les violons de Caroline Bugala sont divins, la guitare est atmosphérique.

Pas de doute les bases sont posées. Et ce n’est pas “Verlon Strijd” qui nous fera dire le contraire. Lent, puissant, hypnotisant. Et si le morceau est très soigné dans sa composition, le clip, quant à lui l’était un peu moins.

Petite histoire

Afin d’illustrer ce morceau comme il se doit, nos trois compères et le réalisateur du clip William Lacalmontie se sont dirigés vers Reims, dans un fort datant du XVIIIème siècle. Ce lieu a connu les deux guerres mondiales et a donc, semblerait-il, connu des batailles sanglantes. Le tournage ne fut pas de tout repos. Rats qui grouillent dans les murs, trous béants dans le sol, aura mystique. Un vrai parcours du combattant durant deux jours, avec le stress de se faire attraper par la police, car tournage non autorisé. Expérimental au possible, ce clip est finalement très beau.

L’ambiance globale colle parfaitement aux sonorités doom du morceau (“Verlon Strijd” signifie “bataille perdue” ou “perdu d’avance” en flamand). Au milieu des feux de Bengale, on voit un personnage (joué par Anthony, le bassiste du groupe) errant tel un fantôme dans cet endroit duquel il n’arrive pas à s’échapper. Folie ou non, on vous laisse juger.


Vous l’aurez donc compris, Maudits est arrivé au monde dans le but de panser nos blessures. Respirez calmement et laissez-vous emporter, vous ne serez pas déçus du voyage.

Maudits

O (guitare)
A (basse)
C (batterie)

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