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Slipknot : nouveau single “Arsenal” !

Slipknot est de retour. Trois ans après “Bone Church“, le groupe de Des Moines vient de surprendre ses fans avec “Arsenal”, accompagné d’un clip réalisé par M. Shawn “Clown” Crahan et mettant en scène l’acteur Jackson White. Le morceau marque surtout une nouvelle étape pour le groupe puisqu’il s’agit de sa première sortie avec Eloy Casagrande derrière les fûts !


Depuis The End, So Far, paru en 2022, Slipknot a traversé plusieurs changements majeurs. Après le départ du batteur Jay Weinberg, Casagrande a rejoint le groupe en 2024, avant que Craig Jones et, plus récemment, Sid Wilson ne quittent eux aussi la formation. “Arsenal” est donc le premier véritable aperçu musical de cette nouvelle configuration, même si la présence du percussionniste masqué qui accompagne le groupe sur scène depuis 2023 reste incertaine.

Musicalement, Slipknot ne cherche pas à faire dans la demi-mesure. “Arsenal” concentre une bonne partie de l’arsenal sonore qui a fait sa réputation : riffs massifs, changements de dynamique, claviers acérés et une interprétation particulièrement agressive de Corey Taylor. Le morceau démarre avec une courte séquence parlée – “I hope no bad people show up” (“J’espère qu’aucune mauvaise personne ne va se pointer” – avant de basculer dans un déferlement rythmique où Taylor alterne passages scandés, envolées punk et hip hop et hurlements. Au milieu du titre, le groupe casse brutalement son élan avant de reconstruire progressivement la tension jusqu’à un final dévastateur.

Le chanteur affiche également une certaine autodérision lorsqu’il lance notamment : “I fought a
f*cking god and the god lost
” (“J’ai combattu un putain de dieu et c’est le dieu qui a perdu“), avant de se moquer de sa propre image en déclarant : “I know I’m a hack and a has-been, but motherf*cker I’m a .45 and not a Mach 10” (“Je sais que je suis un has-been et un incapable, mais putain, je suis un .45, pas un Mach 10“). Une manière de rappeler que, malgré près de trois décennies de carrière, Slipknot n’a visiblement rien perdu de son mordant.

Et “Arsenal” pourrait n’être que le début. Jim Root a récemment révélé que le groupe avait commencé à travailler sérieusement sur son prochain album, avec le producteur Matt Wallace. Le guitariste évoque déjà “au moins 50 arrangements” en cours de développement et décrit une méthode de travail particulièrement spontanée, basée sur de longues sessions d’improvisation avec Casagrande, Michael Pfaff et Clown.

Il y a une nouvelle vie dans tout ça. Et avoir Eloy aide énormément“, expliquait Root, visiblement enthousiaste à propos de son nouveau partenaire. Il souligne notamment l’étendue des influences du batteur brésilien, capable aussi bien d’explorer des approches très techniques que des terrains plus expérimentaux. “Je découvre moi aussi des choses grâce à lui. C’est vraiment génial“, ajoutait-il.

Root décrit d’ailleurs les nouvelles compositions comme les plus proches qu’il ait jamais entendues de la musique qu’il a en tête, évoquant des riffs de grindcore très rapides, des passages lourds et doom, des interludes acoustiques ou mélodiques et même des expérimentations pouvant flirter avec l’univers de Pink Floyd. “Ça ne ressemble à rien de ce que j’ai déjà entendu. Et pourtant, il y a quelque chose de familier, comme si j’écoutais cette musique depuis toujours. C’est simplement du Slipknot“, résumait-il.

Avec “Arsenal”, Slipknot offre donc bien plus qu’un simple nouveau single : le morceau constitue le premier véritable signal d’une nouvelle ère pour le groupe. Plus compact, brutal et manifestement revitalisé par l’arrivée de Casagrande, le groupe semble avoir retrouvé cette envie de repousser ses propres limites. Aucun titre ni date de sortie n’a encore été annoncé pour le prochain album, mais une chose est désormais certaine : Slipknot est à nouveau en train de charger ses armes.

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Anthony Bé
Fondateur - Rédacteur en chef du webzine RockUrLife