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The Night Eternal – Cold Velvet 

Alors que la chaleur brûlante a dévoré l’été, certains se préparent déjà au retour de l’automne. Au cœur de l’obscurité persistante du heavy horror, une pâle lumière brille : celle de The Night Eternal. Le 21 août dernier, le groupe allemand levait le voile sur Cold Velvet, son troisième grimoire occulte, qui nous entraîne dans un voyage où le gothique règne en maître.

Magie noire et romantisme

Successeur tant attendu de leur brillant Fatale (2023), Cold Velvet vient envelopper la discographie du groupe d’une nouvelle couche de mysticisme. Si les riffs se montrent moins martiaux que sur son prédécesseur, The Night Eternal porte ici une attention toute particulière aux ambiances, avec un subtil parfum eighties. De l’introduction presque bonjoviesque de “Caught In A Spell” au riff entêtant de “Watcher Of The Burning Veil”, le groupe délaisse progressivement les influences earlyMercyful Fate pour embrasser une obscurité plus romantique, plus délicate, plus mélancolique, mais toujours résolument heavy.

Cold Velvet, c’est aussi une incantation, une tentative d’établir le contact avec un au-delà perdu aux confins de l’univers, là où la lumière ne survie pas et où seule la brume subsiste. “Where This World Ends”, avec son refrain ensorcelant, nous plonge à merveille dans cet univers. Un single percutant et envoûtant qui donne le ton de cette traversée nocturne.

La fougue des mages allemands 

La formule de cette délicieuse potion ? La voix de baryton, presque crooner, de Ricardo Baum, qui nous guide dans des méandres dramatiques, tandis que les mélodies, tantôt spectrales, tantôt proches de la NWOBHM, des guitares de Rob Richter et Henry Käseberg s’insinuent dans nos têtes sans jamais vraiment en sortir.

De son côté, Aleister Präkelt donne le ton avec sa batterie galopante, qui insuffle une dimension épique dès “Eurydice (Don’t Look Back)”. Son écho résonne à travers tout l’album avant d’exploser véritablement sur “Shape Of Sorrow”, un titre maidenesque à la batterie sulfureuse, peut-être le morceau le plus heavy de la collection.

Si l’album semble, au premier abord, moins heavy et moins aventureux que son prédécesseur, on y revient pourtant avec une étonnante facilité. Porté par ses mélodies gothico-eighties, à la fois dansantes et mélancoliques, Cold Velvet séduit par son groove et son atmosphère. Un disque efficace, qui pourrait bien devenir la bande-son idéale de l’automne qui ne tardera pas à pointer le bout de son nez.

Informations

Label : Season Of Mist
Date de sortie : 21/08/2026
Site web : thenighteternal.com

Notre sélection

  • Caught In A Spell
  • Shape Of Sorrow
  • Where This World Ends

Note RUL

 4/5

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Lucie Allet
Tombée dans la marmite dès mon plus jeune âge, j'explore les mille et une facettes du metal : du glam au death, en passant par le stoner et le thrash, rien ne m'échappe !