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SCORPIONS @ Accor Arena (17/07/26)

60 years of Love, Peace and Rock n’roll, c’est ce que sont venus célébrer les maîtres du hard rock allemand ce 17 juillet à l’Accor Arena. Un jubilé de diamant attendu par près de 17 000 fans, venus rocker comme des ouragans. Avec un show à la hauteur de leur légende, Scorpions revient sur les morceaux phares qui ont marqué sa carrière. RockUrLife vous embarque pour ce voyage dans le temps.

Adam Bomb

Pour ouvrir cet anniversaire, rendez-vous à 19h50 avec le flamboyant ADAM BOMB. Dès son arrivée, le frontman nous plonge dans les années 80 avec strass, paillettes et guitare néon, fidèle à son esthétique glam. Après ses classiques “I Want My Heavy Metal” et “Pure S.E.X.”, il tente de marquer la soirée avec son titre en français “Je t’aime Bébé” et son refrain explicite qui résonne dans toute l’Accor Arena. Une séquence aussi improbable qu’inoubliable.

Longtemps resté dans l’ombre malgré ses collaborations avec de grands noms du rock, Adam Bomb était considéré comme un prodige à ses débuts. Ce soir, il s’attaque au mythique solo “Eruption” de Van Halen… avec un résultat bien éloigné de l’original. Si son jeu laisse parfois à désirer, son batteur Léonard Cakolli, alias Kid Léo, attire tous les regards avec son énergie débordante. Véritable pile électrique, le jeune Lillois apporte une fougue digne d’un Tommy Lee au sommet de sa forme à ce premier acte décalé, conclu par “l’hymne national français” selon Adam Bomb : “Antisocial” de Trust, repris en chœur par un public parisien prêt à accueillir les icônes de la soirée.

Scorpions

SCORPIONS entretient un lien tout particulier avec Paris, et plus précisément avec l’Accor Arena. Et pour cause : les Allemands ont inauguré la salle le 29 février 1984. 42 ans plus tard, l’histoire continue de s’écrire. Devant une arena sold out, les maîtres du hard rock reviennent partager les morceaux qui ont forgé le mythe.

Quelques instants avant que le quintette ne foule de nouveau la scène, une voix off accompagnée de photos d’archives retrace 60 ans de passion. Puis l’obscurité s’installe. Une immense planète surgit du fond de scène, une fine couche de fumée recouvre le sol, avant que Klaus Meine n’apparaisse pour lancer “Coming Home”, immédiatement repris par la foule. Une chose est sûre : le public de Scorpions connaît ses classiques sur le bout des doigts.

Ce soir, les 80’s sont mises à l’honneur. Du riff lourd et hypnotique de “The Zoo” à “Big City Nights”, en passant par “Bad Boys Running Wild” et “I’m Leaving You”, les morceaux emblématiques s’enchaînent et font vibrer la salle. Car s’il y a bien une chose que Scorpions maîtrise depuis toujours, c’est l’art du tube. Ce soir encore, les hymnes défilent sans temps mort pour le plus grand plaisir du public parisien.

Sur scène, Scorpions ne célèbre pas seulement ses propres succès, mais aussi tous ceux qui ont participé à construire son histoire. Le medley 70s, qui reprend “Top Of The Bill”, “Steamrock Fever”, “Speedy’s Coming” et “Catch Your Train”, rend hommage à la période d’Uli Jon Roth. Le savoir-faire guitaristique du groupe est ensuite mis à l’honneur avec l’iconique “Coast To Coast”, où Matthias Jabs et Rudolf Schenker s’offrent un duel plein de complicité. Un moment prolongé par “Delicate Dance”, où Jabs invite son roadie Ingo Powitzer à le rejoindre, pour célébrer une amitié qui dure depuis plusieurs années.

Depuis maintenant 10 ans, Scorpions peut compter sur un batteur d’exception derrière les fûts : Mikkey Dee (ex-Motörhead, ex-King Diamond). Il est l’homme de la soirée. Le batteur rayonne derrière son immense batterie et transmet son énergie solaire à une foule qui lui rend au centuple. Son solo “New Vision”, pensé comme un jeu façon machine à sous, devient un moment d’interaction magistral avec l’arena.

Mais un concert de Scorpions ne serait rien sans ses ballades qui ont fait danser des générations de couples dans slows toujours plus romantiques. Ce soir, les amoureux sont servis avec “Send Me An Angel”, “Wind of Change” et “Still Loving You”, qui font éclore des centaines de lumières dans la foule. Si ces riffs ont marqué une génération, ce soir ils prouvent qu’ils dépassent les âges et résonnent toujours avec la même intensité plus de 50 ans après avoir retenti pour la première fois.

60 ans de carrière, c’est historique. Si les traces du temps se font parfois sentir dans le chant ou la guitare, avec quelques fragilités ici et là, on assiste tout de même à un show monumental. Klaus Meine se donne pleinement, reste proche de son public et arbore toujours avec élégance son look signature : cuir, casquette et lunettes. Rock’n roll isn’t just a phase, apparemment. 

Mais le concert approche déjà de sa fin. Les tubes se sont enchaînés à une vitesse folle et on profite de chaque instant. Mais les lumières s’éteignent une dernière fois avant de laisser apparaître un dard, puis une queue, puis un scorpion géant venant encercler la batterie de Mikkey Dee. Scorpions n’a pas dit son dernier mot et nous réserve un final explosif avec “Blackout”, qui frappe la salle comme un coup de tonnerre, avant de conclure avec l’incontournable “Rock You Like A Hurricane”. Toujours aussi efficace, entraînant et indémodable, cet hymne offre une dernière dose de rock n’roll à une salle plus que comblée.

Pendant près d’une heure et demie, Scorpions traverse six décennies avec un show à la fois touchant, nostalgique et profondément sincère. Célébrer cet anniversaire aux côtés de ces pionniers du hard rock est un vrai privilège. En 2026, leurs classiques continuent de résonner avec la même ferveur, la même puissance et cette classe intemporelle qui n’appartient qu’aux légendes.

Scorpions Setlist Accor Arena, Paris, France 2026, 60th Anniversary

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Lucie Allet
Tombée dans la marmite dès mon plus jeune âge, j'explore les mille et une facettes du metal : du glam au death, en passant par le stoner et le thrash, rien ne m'échappe !