
Il aura fallu attendre trente ans pour revoir Def Leppard dans une salle parisienne. Une attente enfin récompensée ce 8 juillet, puisque les légendes du hard rock britannique se sont produites à l’Accor Arena pour le dernier concert de leur tournée européenne. Pendant près d’une heure et demie, Def Leppard célèbre plus de quarante-cinq ans de carrière avec un spectacle monumental où chaque classique rappelle pourquoi le groupe reste l’un des plus grands noms du genre. RockUrLife revient sur cette soirée d’exception.
Extreme
Pour accompagner cette tournée européenne, Def Leppard s’entoure d’une figure majeure du hard rock américain : EXTREME. Dans un décor inspiré de la pochette de Pornograffitti, le groupe déroule pendant une heure un set de classiques. De l’ouverture explosive sur “Decadence Dance” au plus récent “Rise”, en passant par les irrésistibles “Get The Funk Out” et “Play With Me”, Gary Cherone impressionne par son énergie débordante, même si celle-ci finit parfois par peser sur sa voix. Mais peu importe, Extreme maîtrise toujours aussi bien l’art de rassembler avec ses ballades “Hole Hearted” et “More Than Words”, reprises en chœur par toute l’arena.
L’homme de cette première partie est sans aucun doute Nuno Bettencourt. Le guitar hero capte tous les regards grâce à son charisme et sa maîtrise technique toujours aussi bluffante qu’il étale lors de ses solos sur “Midnight Express” et “Flight Of The Bumblebee”. Une démonstration peut-être un peu longue, qui aurait pu laisser de la place à quelques morceaux supplémentaires. Extreme conclut ce premier acte avec un medley en hommage à Ozzy Osbourne (“I Don’t Know”, “Bark At The Moon” et “Crazy Train”), accueilli avec une émotion particulière, près d’un an après son ultime concert.
Def Leppard
Avant même que les lumières ne s’éteignent, tout laisse présager un concert hors norme. L’imposante batterie de Rick Allen trône au sommet de la scène, d’immenses installations lumineuses habillent le fond de l’arena et une avancée scénique s’allonge jusqu’au cœur de la fosse. Le décor est planté : DEF LEPPARD est venu conclure sa tournée européenne en beauté.
Pour amorcer son retour à Paris, le quintette britannique choisit la retenue. Les premières notes de “Rejoice”, titre paru en janvier 2026, résonnent sous un gigantesque triangle de lumière qui dévoile un univers galactique. Pas l’ouverture la plus explosive de leur carrière, mais sans doute l’une des plus élégantes visuellement. Mais une fois la machine lancée, le groupe ne relâche plus la pression. “Animal”, “Let’s Get Rocked”, “Rocket”… les tubes s’enchaînent et le public parisien s’enflamme instantanément. Trente ans plus tard, les refrains résonnent toujours aussi fort et les riffs mélodieux de Phil Collen et Vivian Campbell donnent des frissons à toute la salle.
Si Def Leppard déballe les hymnes de stade, le groupe n’oublie pas non plus la force de ses ballades romantiques. “Bringin’ On The Heartbreak”, “Love Bites” ou encore “When Love And Hate Collide” offrent une parenthèse chargée d’émotion, avant que Nuno Bettencourt ne rejoigne le groupe pour une savoureuse jam sur “Slang”, l’un des grands moments de cette dernière date. Les classiques reprennent ensuite le dessus avec “Rock Of Ages” et “Photograph”, véritables machines à remonter le temps qui replongent toute la salle dans les années 80.
Mais la fin du set approche et, après un bref passage en coulisses, Def Leppard revient pour un rappel spectaculaire. Sur “Hysteria”, un immense triangle lumineux recrée l’univers visuel de l’album culte de 1987 et entraîne le public dans un voyage hypnotique et grandiose. Puis vient l’incontournable “Pour Some Sugar On Me”. Impossible de rêver d’une meilleure conclusion : l’Accor Arena tout entière chante ce classique intemporel avant de laisser les rockstars s’en aller pour de bon.
Pendant près d’une heure et demie, Def Leppard déroule un spectacle d’une précision remarquable, mêlant grands classiques, scénographie monumentale et émotion. Plus qu’un simple concert, cette date célèbre quarante-cinq ans de carrière et rappelle que les hymnes qui ont façonné les années 80 continuent de résonner avec la même intensité. Un concert qui nous a mis des étoiles dans les yeux et que l’on n’est pas près d’oublier, preuve que le hard rock britannique n’a rien perdu de son élégance.






