
Quatre jours. Quatre journées passées à courir d’une scène à l’autre sous un soleil qui n’aura laissé aucun répit aux festivaliers comme aux artistes. Pour ce dernier acte, le Hellfest doit même adapter son fonctionnement : vigilance rouge canicule, vente d’alcool fort suspendue, bière limitée à 25 cl, feu d’artifice annulé… Les organismes commencent sérieusement à tirer la langue, mais l’affiche dominicale réserve encore son lot de découvertes, de grands retours et de concerts particulièrement attendus. Une ultime ligne droite qui, malgré la fatigue, ne laisse personne lever le pied.
Not Scientists (Mainstage 1)
Les premiers riffs de cette dernière journée reviennent aux Lyonnais de NOT SCIENTISTS. Malgré un horaire encore matinal et une température qui dépasse déjà largement les trente degrés, le public répond présent devant la Mainstage 1.
Le groupe pioche largement dans Voices, son dernier album, avec “Endgame”, “Hurrican” ou encore “Caught In A Web”, sans oublier plusieurs morceaux plus anciens qui permettent au concert de garder un excellent équilibre. Sans révolutionner sa formule, Not Scientists livre une prestation généreuse, portée par une évidente envie de profiter pleinement de cette première apparition sur une Mainstage du Hellfest. Une entrée en matière idéale pour remettre progressivement la machine en route.
REVNOIR (Mainstage 2)
Trois ans seulement après sa création, REVNOIR poursuit une ascension fulgurante en s’offrant une place sur la Mainstage 2. Les Franciliens démontrent rapidement que cette présence n’a rien d’un hasard.
Leur metalcore moderne, enrichi d’éléments électroniques parfaitement intégrés, trouve immédiatement son public. Dès “Bang Bang”, les premiers walls of death apparaissent devant la scène, tandis que les vidéos diffusées sur les écrans viennent renforcer une identité visuelle déjà particulièrement soignée.
Maxime Rodriguez-Medallo impressionne par sa polyvalence vocale, alternant passages mélodiques et cris plus abrasifs avec beaucoup d’aisance. “In Limbo”, “20mg” ou encore “Alchemised” confirment les belles promesses entrevues depuis Revenant, tout en laissant apparaître un groupe déjà très à l’aise sur une scène de cette envergure. Une prestation solide qui confirme que REVNOIR fait désormais partie des formations françaises à suivre de très près.
The Dwarves (Mainstage 1)
Impossible de parler des THE DWARVES sans évoquer leur réputation. Depuis près de quarante ans, les Américains cultivent une image volontairement provocatrice, multipliant les outrances et l’humour potache bien avant même de monter sur scène.
Pourtant, derrière cette façade irrévérencieuse se cache un groupe particulièrement efficace. Les morceaux s’enchaînent à une vitesse folle, dépassant rarement les deux minutes, tandis que Blag Dahlia alterne provocations et plaisanteries avec un naturel désarmant. À ses côtés, Nick Oliveri apporte toute son expérience à une section rythmique qui ne laisse aucun répit.
Plus qu’un concert, The Dwarves livrent une véritable décharge de punk hardcore, aussi brève que nerveuse, rappelant qu’il suffit parfois de trente minutes pour marquer durablement une journée de festival.
Gnome (Valley)
Impossible de passer à côté de GNOME. Les Belges débarquent sur la Valley avec leurs célèbres bonnets rouges distribués aux premiers rangs, transformant rapidement une partie du public en véritable armée de nains de jardin.
Mais derrière cette image volontairement décalée se cache surtout un excellent groupe de stoner. Les riffs groovy de Rutger Verbist trouvent immédiatement leur place dans une Valley déjà bien remplie malgré la chaleur, tandis que “Wenceslas”, “Golden Fool” ou “Kraken Wanker” déclenchent une ambiance aussi festive que bon enfant.
Le trio ne cherche jamais à en faire trop. Son univers suffit à embarquer le public, qui accompagne naturellement les morceaux en dansant autant qu’en headbanguant. Une excellente découverte qui apporte un peu de fraîcheur au milieu d’une journée pourtant étouffante.
End It (Warzone)
Retour à la Warzone où END IT confirme que la température n’a absolument aucune incidence sur l’énergie du public. Les Américains déclenchent rapidement une succession de circle pits grâce à un hardcore frontal et sans détour.
Akil Godsey prend régulièrement la parole entre les morceaux pour rappeler l’engagement du groupe, abordant sans détour les violences policières ou la situation politique américaine. Des interventions parfois longues, mais qui font pleinement partie de l’identité d’une formation dont le hardcore reste profondément ancré dans le réel.
Musicalement, le groupe ne relâche jamais la pression. Sans chercher la démonstration technique, End It livre un concert brut, sincère et parfaitement adapté à l’esprit de la Warzone.
Resolve (Mainstage 2)
Le metalcore français poursuit sa démonstration avec RESOLVE. Quelques notes d’Édith Piaf résonnent avant que les Lyonnais n’investissent la Mainstage 2, immédiatement accompagnés par plusieurs gerbes de flammes.
Anthony Diliberto occupe l’espace avec assurance tandis que les morceaux gagnent encore en puissance grâce à un son particulièrement massif. “Death Awaits” déclenche les premiers gros mouvements de foule avant que “Molotov” ne permette au chanteur de revenir sur ceux qui lui expliquaient autrefois qu’il était impossible de vivre de sa musique.
Au-delà de la qualité du concert, impossible de ne pas saluer la présence de deux interprètes en langue des signes, qui accompagnent l’intégralité du set avec une énergie remarquable. Une initiative encore trop rare sur les grands festivals et qui mérite d’être soulignée.
Black Tusk (Valley)
La Valley poursuit son immersion dans les sonorités du sud des États-Unis avec BLACK TUSK. Les Géorgiens déroulent un sludge rugueux, teinté de punk hardcore, qui semble parfaitement adapté à cette scène.
Sans chercher les effets de manche, les quatre musiciens se partagent naturellement le chant, laissant parler des riffs massifs servis par un son particulièrement convaincant. La setlist, largement centrée sur The Way Forward, confirme la bonne forme actuelle du groupe, tandis que le public répond malgré une chaleur qui continue de peser sur les organismes.
Une prestation sans surprise, mais particulièrement solide, qui ouvre idéalement cette longue séquence consacrée au sludge américain.
PRESIDENT (Mainstage 2)
Probablement l’un des groupes les plus attendus de cette dernière journée. Depuis ses premiers singles, PRESIDENT intrigue autant qu’il divise, entre esthétique mystérieuse, identité soigneusement entretenue et évidentes filiations avec Sleep Token.
Sous une chaleur devenue presque insoutenable, le groupe parvient pourtant à préserver toute la force de son univers. Costumes, masques, pupitre présidentiel et scénographie minimaliste suffisent à installer une atmosphère immédiatement reconnaissable. Malgré les contraintes imposées par ces tenues particulièrement éprouvantes sous plus de quarante degrés, Charlie Simpson livre une prestation vocale impressionnante, capable d’enchaîner passages en voix claire et explosions beaucoup plus agressives sans jamais perdre en précision.
“Fearless”, “Conclave”, “Destroy Me” ou encore “In The Name Of The Father” démontrent que le groupe possède déjà une identité musicale cohérente, même si certaines influences restent encore très perceptibles. Là où PRESIDENT convainc surtout, c’est dans sa capacité à faire vivre cet univers sur scène. Sans multiplier les prises de parole, la formation laisse ses morceaux, ses lumières et sa mise en scène raconter l’histoire. Une prestation aussi intrigante que prometteuse, qui confirme que le projet dépasse désormais largement le simple phénomène de curiosité après avoir fait la première partie de Bad Omens pendant la tournée americaine de debut d’année.
Drain (Warzone)
S’il ne fallait retenir qu’un concert de la Warzone ce dimanche, beaucoup citeraient probablement celui de DRAIN. Sous un soleil toujours aussi écrasant, les Californiens transforment la scène en immense terrain de jeu où groupe et public semblent ne faire qu’un.
Sammy Ciaramitaro ne tient jamais en place. Dès les premiers morceaux, il saute dans la fosse, tend régulièrement son micro aux premiers rangs et encourage sans relâche circle pits, stage dives et walls of death. Impossible de ne pas se laisser entraîner par cette énergie débordante.
Autour de lui, le groupe déroule un crossover hardcore aussi efficace que fédérateur. “Loudest In The Room”, “Good Good Things”, “Not The Only One” ou encore “California Cursed” provoquent une succession de mouvements de foule qui ne ralentissent jamais. Pour célébrer la dernière date de leur tournée, plusieurs membres de leur équipe viennent même partager les derniers morceaux sur scène, renforçant encore ce sentiment de grande fête collective.
Quarante minutes de pur plaisir, qui confirment définitivement Drain comme l’une des valeurs montantes du hardcore actuel.
Black Veil Brides (Mainstage 2)
Le milieu d’après-midi marque le retour de BLACK VEIL BRIDES sur les Mainstages du Hellfest. Longtemps perçus comme les représentants d’une scène metalcore plus accessible, les Californiens semblent aujourd’hui totalement à leur place devant un public venu en nombre.
Andy Biersack apparaît rapidement en grande forme, alternant échanges avec les premiers rangs et interprétation particulièrement maîtrisée. Si le groupe ne bénéficie pas d’une scénographie particulièrement développée, il compense largement par son aisance sur scène et une setlist qui fait la part belle à l’ensemble de sa carrière.
“Faithless”, “Crimson Skies”, “Bleeders”, “Knives And Pens” ou encore “In The End” déclenchent une réaction immédiate d’une foule qui reprend les refrains sans difficulté. Derrière lui, Jake Pitts et Jinxx multiplient les harmonies de guitares tandis que Christian Coma imprime un rythme constant à un concert qui ne connaît pratiquement aucun temps faible.
Longtemps considéré comme un outsider de la scène américaine, Black Veil Brides démontre aujourd’hui qu’il possède largement les épaules pour défendre un créneau aussi exposé.
Eyehategod (Valley)
Retour à la Valley pour l’une des formations les plus emblématiques de la scène de La Nouvelle-Orléans. Fidèle à sa réputation, EYEHATEGOD ne cherche jamais à séduire par les artifices. Tout repose sur les riffs poisseux, la lourdeur des compositions et cette impression permanente que le groupe joue exactement comme il l’entend.
Mike Williams multiplie les provocations bon enfant envers le public tandis que Jimmy Bower déroule ses riffs avec une décontraction presque insolente. Le concert reste volontairement minimaliste dans sa mise en scène, mais cette simplicité sert finalement parfaitement un sludge qui n’a jamais eu besoin d’en faire davantage.
Dans une Valley un peu plus calme que la veille, Eyehategod livre une prestation particulièrement convaincante, portée par un son excellent du début à la fin.
Three Days Grace (Mainstage 2)
Il y avait forcément une certaine curiosité autour de THREE DAYS GRACE. Le retour d’Adam Gontier aux côtés de Matt Walst offrait au groupe une configuration inédite, réunissant pour la première fois ses deux chanteurs sur une même scène.
L’alchimie fonctionne pourtant immédiatement. Plutôt que de se marcher dessus, les deux frontmen se partagent naturellement les morceaux, chacun apportant sa personnalité aux différentes périodes de la carrière du groupe. Les classiques comme “Animal I Have Become”, “Pain”, “Never Too Late” ou “Riot” retrouvent une intensité toute particulière, tandis que les morceaux plus récents s’intègrent avec beaucoup de naturel.
Le public répond présent du début à la fin, transformant plusieurs refrains en véritables chœurs géants. Plus qu’un simple retour nostalgique, Three Days Grace donne surtout l’impression d’avoir retrouvé un équilibre qui ouvre de nouvelles perspectives pour la suite de son histoire.
Corrosion Of Conformity (Valley)
Le voyage en Louisiane et dans le sud des États-Unis se poursuit avec CORROSION OF CONFORMITY. Dès les premiers accords, Pepper Keenan rappelle pourquoi il demeure l’une des grandes figures de cette scène, alternant riffs lourds et passages plus rock avec une aisance remarquable.
Le groupe déroule une setlist équilibrée entre les différentes périodes de sa carrière. “Who’s Got The Fire”, “Albatross” ou encore “Clean My Wounds” rappellent immédiatement l’importance de Corrosion Of Conformity dans l’évolution du sludge moderne.
Malgré un mix où la guitare rythmique se montre parfois un peu discrète, la prestation ne perd jamais en intensité. Sans jamais chercher à forcer les choses, les Américains livrent un concert empreint d’une grande classe, porté par plusieurs décennies d’expérience.
Architects (Mainstage 2)
Quatre ans après sa dernière venue à Clisson, ARCHITECTS retrouve le Hellfest dans une position qui ne surprend plus personne. Désormais installé parmi les têtes d’affiche incontournables du metal moderne, le quintette britannique investit la Mainstage 2 avec une confiance qui transparaît dès les premières minutes.
Les immenses écrans verticaux, les jeux de lumière millimétrés et les flammes accompagnent un concert pensé dans les moindres détails, mais c’est surtout Sam Carter qui capte immédiatement l’attention. Toujours aussi investi, le frontman alterne puissance, émotion et proximité avec le public, n’hésitant pas à descendre jusqu’à la barrière pour partager plusieurs refrains avec les premiers rangs.
La setlist fait naturellement la part belle à The Sky, The Earth & All Between, sans oublier les morceaux devenus incontournables comme “Impermanence”, “Curse”, “Animals”, “Doomsday” ou encore “Seeing Red”. Si les titres les plus récents témoignent d’une évolution vers une approche plus mélodique, leur impact en festival ne fait aucun doute, porté par un public qui reprend chaque refrain avec une ferveur impressionnante.
Plus qu’une démonstration de force, Architects confirme surtout sa capacité à faire évoluer son identité sans perdre ce qui a construit son succès. Une prestation à la hauteur de son statut.
Acid Bath (Valley)
Pour beaucoup, il s’agissait tout simplement du rendez-vous de cette journée. Reformé après près de trente ans d’absence, ACID BATH foulait pour la première fois une scène européenne, offrant à la Valley l’un des concerts les plus attendus de cette édition.
Dès “Tranquilized”, une émotion particulière envahit le public. Malgré une brève interruption liée à un problème technique, rapidement résolu, le groupe retrouve immédiatement le fil de sa prestation. Dax Riggs, toujours aussi magnétique, laisse parler des morceaux dont la charge émotionnelle semble intacte malgré les décennies.
La disparition tragique d’Audie Pitre plane inévitablement sur ce concert, particulièrement lors de “Venus Blue”, reprise avec une intensité bouleversante par une Valley suspendue aux moindres paroles du chanteur.
Plus qu’un simple retour, Acid Bath offre un véritable moment de communion, où le temps paraît soudain s’arrêter.
Un concert rare, chargé d’histoire, dont beaucoup se souviendront longtemps.
Napalm Death (Altar)
Pendant que la Valley retient son souffle, l’Altar retrouve toute sa brutalité avec NAPALM DEATH. Les Britanniques, figures fondatrices du grindcore, démontrent une nouvelle fois qu’ils n’ont rien perdu de leur rage.
Barney Greenway ne tient jamais en place. Fidèle à lui-même, il multiplie les mouvements désarticulés qui font désormais partie intégrante de son personnage, tout en alternant prises de parole engagées et déferlantes vocales.
Le groupe enchaîne les morceaux sans pratiquement laisser le moindre temps mort. Les blasts de Danny Herrera, la précision de Shane Embury et la violence intacte des compositions suffisent à transformer l’Altar en véritable champ de bataille. Même après plus de quarante ans de carrière, Napalm Death continue d’incarner une référence absolue du grindcore.
Bad Omens (Mainstage 2)
Cette dernière journée très orientée metalcore s’achève sur la Mainstage avec BAD OMENS, enfin présent au Hellfest après le rendez-vous manqué de 2024. Le groupe avait alors annulé sa tournée européenne afin de permettre à Noah Sebastian, victime d’un épuisement extrême, de prendre du recul. LANDMVRKS avait brillamment assuré son remplacement, mais l’attente autour de cette première apparition à Clisson n’en était devenue que plus grande.
Deux ans plus tard, les Américains débarquent avec un tout autre statut. Le parterre est noir de monde tandis que le soleil commence enfin à décliner sur le festival, offrant un peu de répit après quatre jours de canicule. L’ambiance est électrique bien avant les premières notes de “Specter”, qui installe immédiatement l’atmosphère si caractéristique du groupe.
Très vite, un détail attire pourtant l’attention. Habitué à une justesse presque irréprochable en concert, Noah Sebastian, connu pour souffrir d’allergies et d’une forte sensibilité à la chaleur, peine parfois à retrouver la clarté vocale qui fait habituellement sa réputation. Certaines notes demandent davantage d’efforts, mais jamais au point de compromettre la prestation.
La setlist repose en grande partie sur The Death Of Peace Of Mind, tout en laissant une place aux nouveaux morceaux comme “Dying To Love”, “Left For Good” et “Impose” Les différentes séquences vidéos “Tape” assurent les transitions et renforcent une scénographie particulièrement soignée où jeux de lumières, écrans, lasers par dizaines et vidéos parfaitement synchronisés participent pleinement à l’immersion.
Le final sur “Dethrone” libère une dernière vague d’énergie devant une foule entièrement conquise. Bad Omens assume pleinement son nouveau statut. Plus qu’un simple concert attendu depuis deux ans, cette première apparition à Clisson marque une étape importante dans l’histoire du groupe, qui confirme sa place parmi les têtes d’affiche incontournables de cette nouvelle génération du metal moderne.
Down (Valley)
La Valley referme son immense parenthèse consacrée à La Nouvelle-Orléans avec DOWN. Plus qu’un simple concert, c’est toute une scène qui semble se retrouver une dernière fois autour de Phil Anselmo, Pepper Keenan, Jimmy Bower, Pat Bruders et Kirk Windstein.
Le groupe pioche très largement dans Nola, dont les morceaux prennent une ampleur toute particulière dans ce décor. Phil Anselmo apparaît particulièrement en voix, alternant plaisanteries, hommages à Dimebag Darrell, Vinnie Paul et Ozzy Osbourne, tout en laissant une large place à ses musiciens, tous figures majeures du sludge américain.
La magie opère surtout lors du final. “Bury Me In Smoke” se transforme progressivement en immense jam session où se succèdent amis, musiciens et invités venus célébrer cette journée entièrement dédiée au son de La Nouvelle-Orléans. Kirk Windstein invite même plusieurs festivaliers à venir jouer quelques mesures sur sa guitare, sous les applaudissements d’une Valley totalement conquise.
Plus qu’un concert, Down donne l’impression de conclure un immense rassemblement familial. Une façon idéale de refermer cette programmation exceptionnelle consacrée au sludge américain.
Bilan
Quatre jours de concerts, des centaines d’artistes et une chaleur qui aura marqué cette édition autant que sa programmation. Malgré des conditions particulièrement éprouvantes et plusieurs changements de dernière minute, le Hellfest a une nouvelle fois démontré sa capacité à rassembler toutes les familles du metal autour d’une affiche d’une rare diversité.
Des découvertes de la Hellstage aux têtes d’affiche des Mainstages, en passant par les moments de grâce de la Valley, la brutalité de la Warzone ou les célébrations de l’Altar et de la Temple, cette édition 2026 aura offert son lot de concerts mémorables. Les retrouvailles avec des groupes mythiques, les premiers pas de jeunes formations prometteuses et quelques prestations appelées à rester dans les mémoires rappellent une nouvelle fois pourquoi Clisson demeure, année après année, l’un des rendez-vous incontournables de l’été pour les amateurs de musiques extrêmes.




