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Poppy revisite Alanis Morissette avec une reprise de “Hand In My Pocket” !

Poppy s’attaque à un monument des années 90. L’artiste américaine vient de dévoiler sa reprise de “Hand In My Pocket”, classique incontournable d’Alanis Morissette paru en 1995 sur l’album culte Jagged Little Pill !


Cette relecture s’inscrit dans la bande originale du film indépendant canadien Mile End Kicks, produit par Sumerian Pictures, société sœur de Sumerian Records. Le long-métrage de Chandler Levack, présenté l’an dernier au Toronto International Film Festival avant une sortie plus large au printemps, plonge dans la scène indie rock montréalaise du début des années 2010. On y suit une jeune femme, incarnée par Barbie Ferreira, partie à Montréal avec l’ambition d’écrire un livre sur Jagged Little Pill, avant de se retrouver embarquée dans l’univers d’un groupe local, Bone Patrol, et dans un triangle amoureux avec deux de ses membres.

Dans ce contexte, l’album d’Alanis Morissette occupe une place centrale, au point d’inspirer une série de reprises réunies sur la bande originale du film. Après “Ironic” d’Avril Lavigne, Sumerian Records poursuit donc son hommage avec Poppy, qui choisit ici une approche loin de ses fulgurances les plus abrasives. Pas de hurlements metalcore ni de virage brutal : sa version de “Hand In My Pocket” se veut plus dépouillée, plus douce, presque mélancolique, portée par une atmosphère feutrée qui met en avant une autre facette de son univers.

Ce choix n’a rien d’anodin pour une artiste habituée à brouiller les pistes entre pop expérimentale, metal, électro et visions cinématographiques. En reprenant Alanis Morissette, Poppy ne cherche pas à écraser l’original sous une relecture spectaculaire, mais plutôt à en extraire la fragilité et la tension intérieure. Là où le morceau de 1995 avançait avec son énergie alt-rock lumineuse, cette nouvelle version semble ralentir le mouvement, comme pour laisser résonner autrement les contradictions et les doutes qui traversaient déjà le texte.

La bande originale de Mile End Kicks rassemble également d’autres artistes autour de l’héritage de Jagged Little Pill, parmi lesquels Avril Lavigne, Charlotte Sands, Lights, The Haunt, Taylor Acorn et Bailey Spinn. Une manière de rappeler l’impact colossal de l’album d’Alanis Morissette, certifié 17 fois platine, et son influence durable sur plusieurs générations d’artistes.

Cette reprise arrive alors que Poppy continue d’occuper une place à part dans le paysage alternatif actuel, capable de passer d’une violence sonore radicale à une interprétation plus intimiste sans jamais perdre son étrangeté magnétique. Le public français pourra d’ailleurs la retrouver sur scène le 17 septembre à l’Accor Arena, en ouverture d’Evanescence, pour une date déjà complète.

Avec “Hand In My Pocket”, Poppy ne se contente donc pas d’ajouter son nom à un hommage prestigieux : elle offre une lecture plus sombre et délicate d’un classique générationnel, confirmant une nouvelle fois que son art du contre-pied reste l’une de ses plus grandes forces.

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Anthony Bé
Fondateur - Rédacteur en chef du webzine RockUrLife