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CAGE FIGHT (04/05/26)

À l’occasion de la sortie de Exuvia, le nouvel album de Cage Fight, nous avons rencontré Rachel Aspe pour parler de ce projet particulièrement personnel. Entre renaissance artistique, écriture autobiographique, émotions brutes et réflexion sur sa place dans la scène metal, la chanteuse revient sans filtre sur la création de cet album qui marque un nouveau chapitre pour le groupe. Une conversation sincère, entre chaos créatif, introspection et énergie sans compromis.

Exuvia, c’est un titre hyper marquant. Ça représente quoi pour toi, et pourquoi c’était le bon nom pour cet album ?

Rachel Aspe (chant) : Ça a plein de significations. C’est la renaissance, c’est l’évolution, le renouveau, etc. C’est d’un côté pour le groupe, parce que du coup, on a un nouveau membre. Et là, cette fois, on a vraiment pris le temps d’écrire notre propre musique, vraiment ce qu’on voulait. C’est aussi pour moi, d’un côté personnel, parce que c’est la première fois que j’écris des paroles, c’est une nouvelle étape. J’ai choisi Exuvia, le latin de Exuvi, du coup, parce que ma grand-mère s’appelle Patricia et du coup, c’était la même sonorité. Ma grand-mère a participé à l’album. C’est la chanson qu’elle m’a aidée à écrire, “Exuvia”. Et la pochette de l’album, c’est le masque qu’elle portait pour sa radiothérapie. Tout est lié en fait, c’est sa coquille aussi Exuvia. Donc plein plein de significations. (rires)

Par rapport à ce que vous avez fait avant, en quoi tu trouves que Exuvia pousse Cage Fight encore plus loin ?

Rachel : C’est-à-dire qu’avant, j’écrivais pas les paroles. Donc, je donnais des thèmes dont j’avais envie de parler, mais la personne qui écrivait les paroles était vraiment dans la politique. Ça, ça me parle pas trop. On était vraiment restés dans un côté hardcore avant. On pensait qu’on était hardcore parce qu’on avait ces goûts-là. Mais au fur et à mesure, on a appris à se connaître et on a découvert qu’on avait plein plein d’autres goûts en commun et envie de vraiment, d’explorer toutes nos influences. Donc dans Exuvia, il y a vraiment toutes les influences qu’on veut explorer et on en a encore qu’on n’a pas utilisées. Je pense qu’au fur et à mesure qu’on se connaît, on découvre de plus en plus de points en commun.

Il y a quelque chose de très cathartique, presque confrontant dans cet album. Vous étiez dans quel état d’esprit en l’écrivant ? Plus dans la colère, la guérison, ou un mélange des deux ?

Rachel : Alors, c’est un mélange des deux parce que tout a commencé par la colère et la guérison. Ça va ensemble parce qu’avant j’écrivais pas du tout et je pensais pas que je pouvais écrire parce qu’à chaque fois que j’écrivais quelque chose, j’étais vraiment bloquée et je sentais que c’était vraiment trop personnel, etc. Mais là, en fait, j’ai vécu un événement traumatisant. Et c’est la première fois que j’ai pris un livre et j’ai écrit des mots, vraiment des pages et des pages et des pages au hasard, vraiment ce qui me passait par la tête. Et là, je me suis dit : “Ah ben ça y est, je crois que je peux écrire des paroles“. Et je me suis dit : “Ben en fait, je crois que je peux écrire des paroles, mais que si ça parle de moi et de mes expériences, parce que j’arriverai pas à parler d’autres choses.” Donc ça a commencé par ça. C’est une personne qui m’a fait vivre quelque chose de pas cool et j’ai dû suivre une thérapie. Et je n’ai jamais reparlé à cette personne. Je lui ai dit juste une fois ce que je pensais. Mais en fait, de pas lui reparler, je sentais que j’avais besoin quand même d’exprimer quelque chose. Donc voilà, ces paroles m’ont aidée. Donc oui, là, pour ça, c’était cathartique. Et il y a d’autres chansons où c’est simplement que j’écris mon histoire. Donc par exemple, “Un bon souvenir”, je parle de mon expérience avec mon ancien groupe. Mais je n’ai aucun ressenti par rapport à ça, j’avais juste envie d’écrire par rapport à ça parce que je traite mes paroles comme mon autobiographie en fait. Donc je trouve que c’est des histoires que d’autres gens peuvent vivre aussi. Et même si moi, ça ne me touche plus, eh ben je pense que ça peut parler à d’autres personnes et c’est bien d’en discuter. Et après, y a d’autres choses… C’est soit mes histoires et ça ne me touche plus, soit des histoires qui me touchent énormément. Il y a vraiment un mélange de tout. (rires)

Oui, donc tu te sers de ta façon d’écrire comme une thérapie, pour sortir des choses que tu n’as pas forcément eu l’occasion de dire à cette personne mais que tu avais quand même besoin de le crier finalement. Justement, par moments, tes vocaux sonnent complètement sauvages sur le disque – est-ce que tu arrives encore à te surprendre toi-même en studio ?

Rachel : Ouais. (rires) Eh bien oui, parce qu’en fait c’est bizarre, à chaque fois que je fais un live ou quelque chose, j’ai l’impression qu’il y a quelque chose qui se débloque encore. Je trouve que la voix, c’est vraiment un instrument génial parce qu’on peut vraiment le moduler à l’infini. Et oui, là, cette technique de ce nouvel album, je l’ai trouvée par hasard un jour, où j’essayais des trucs. J’ai envoyé aux gars, j’ai dit : “Ah, je sais pas si ça va avec Cage Fight parce que c’est pas hardcore, en fait“. Mais pour moi, c’était plus confortable. Et en fait, oui, constamment, je trouve des choses. Et même si c’est pas hardcore, mais plus confortable. Au début, oui, je trouvais ça très bizarre. Je trouvais que c’était un peu trop brutal, des fois. Et en fait, ils m’ont dit : “Mais non, en fait, c’est bien, t’inquiète pas“. Donc ouais, c’est marrant. (rires)


Ça sonne très bien en tout cas. Est-ce qu’il y avait un message ou une émotion particulière qui liait tous les morceaux entre eux pendant l’écriture ?

Rachel : Merci. Et ouais, ça passe par toutes les émotions quoi. Et le message, je dirais, c’est simplement un journal intime en fait. Et c’est ça qui est bien, c’est qu’il y aura toujours du contenu. (rires)

Oui, il y a toujours quelque chose à dire (rires). Pour en revenir à ta voix parce que c’était vraiment très intense sur certains titres. Est-ce que cette énergie tu la puises sur ce que tu ressens sur le moment ou c’est juste l’instinct de performance ?

Rachel : C’est vraiment ce que je ressens en fait, parce que je dirais que même pour les morceaux où il y a du chant clair en fait, j’ai pas réfléchi à : “Oh, je dois faire ci, je dois faire ça“. Tout est vraiment que du ressenti. Et par exemple, mes démos, quand je les fais, je les fais vraiment du tac au tac. Genre, je mets l’instru et je fais n’importe quoi dessus. Et c’est là que je sors des fois ces espèces de voix et je me dis : “Ah ben oui, mais en fait, ça colle“. Vraiment, je n’essaye pas de me dire : “Ça, ça serait bien là, ça, ça serait bien là, ça, ça serait bien là“. Parce que j’ai pas envie que ça sonne préparé. J’ai pas envie de dire : “Oh, je mets un blegh ici ou un truc ici“. Genre non, je mets un blegh quand je suis vraiment dégoûtée de quelque chose en fait. Je le mets pas juste parce que c’est un breakdown ou quelque chose. C’est vraiment au feeling quoi.

OK, et est-ce qu’il y a eu des morceaux pour toi qui ont été plus difficiles à enregistrer ou à écrire ?

Rachel : À écrire, non, parce que vraiment tout ce que j’ai dans la tête, je l’écris. Donc c’est plutôt facile. Ce qui est difficile c’est d’organiser, parce que des fois j’ai trop de choses à dire en fait. Donc j’ai essayé de les condenser. Et ça, c’est le plus dur de condenser, parce que même les morceaux là, j’ai envie de les développer encore. Donc je pense que je vais faire des versions deux pour certains. Et sinon, le plus difficile à enregistrer… Je dirais que c’était “Élégie” parce que c’est vraiment que de l’émotion, parce que du coup, c’est… Attends, comment on dit en français ? (rires) Pardon, je sais même plus parler français, moi… c’est sur la mort. (rires) Du coup, c’était vraiment trop émotionnel parce que c’était une lettre d’adieu. Donc quand je l’ai chantée, j’avais les larmes aux yeux. Et en fait, quand tu chantes et que t’es triste, eh ben ta gorge, elle se serre. Donc je l’ai vraiment enregistrée en tout dernier en fait. Et les cris de la fin, c’est les tout derniers cris que j’ai enregistrés au studio. Et le chant clair, j’ai essayé de l’enregistrer en premier parce que je savais que j’ai tellement d’émotions dans l’album que j’ai pas envie d’avoir mon chant clair voilé parce que vraiment même quand j’en parle, ma gorge se serre.

Oui donc c’est vraiment de l’émotion pure sans réflexion… c’est joli. Une fois que les gens auront écouté l’album en entier, qu’est-ce que tu aimerais qu’ils en retiennent ?

Rachel : Alors, c’est vrai que c’est des sujets très lourds, certaines fois. Mais ce que j’aimerais que les gens retiennent… C’est juste qu’ils s’amusent en fait ! Que ça les motive. C’est quand même des chansons qui restent positives musicalement, pour moi, c’est motivant et après voilà, je sais qu’il y a du côté des paroles… Il y a des gens qui m’ont déjà envoyé des messages comme quoi certaines paroles les ont aidés. Donc j’ai déjà trouvé ça génial. Et moi tout ce que je veux, c’est qu’ils en retirent ce qu’ils veulent en fait. Vraiment, si c’est du côté émotionnel ou du côté pour s’amuser, pour faire du sport ou quoi que ce soit, voilà. Enjoy. (rires)


Et est-ce que ça ne te met pas de pression entre guillemets, de savoir que tes paroles peuvent avoir un impact, qu’il soit positif ou négatif sur quelqu’un ?

Rachel : Euh pas très sûr, non, parce qu’en fait les gens, ils m’attaquent sans arrêt sur Internet. Donc au final, je me dis, c’est bien que je parle en fait. Et moi, j’ai pas envie de débattre sur Internet, j’ai pas envie de passer ma vie à répondre à tout le monde. Donc si je peux en parler dans mes paroles comme ça, ça me suffit en fait. Donc non, ça me fait vraiment plaisir. Hier, j’ai reçu un message, vraiment j’ai failli pleurer, d’une fille qui me dit : “Voilà, “Oxygen”, je l’écoute en boucle, ça m’aide à respirer. C’est génial, merci. Nanana“. Donc non, rien que pour ça, je suis contente d’avoir fait l’album. Rien que pour ce message.

Du coup on va parler un peu plus de ton process créatif. Du coup l’écriture est basée essentiellement sur le fait que c’était un journal intime, donc ça sort du chaos. Mais est-ce que tu commences par écrire les paroles avant, ou tu les écris par rapport à un riff, une mélodie ?

Rachel : Alors en fait, au début, j’écris des mots. Juste une liste sur mon téléphone, j’ai genre des listes entières de mots et de mots. Et j’ai des thèmes de chansons, de ce dont je veux parler. Et dès que j’ai un mot qui me vient dans ce thème, je le mets dans ma liste. Et y a un jour où je sens que j’ai envie de le faire, que j’ai besoin. Et là, je vais m’asseoir et en fait pendant toute la journée, je vais écrire des phrases… Et je ne m’arrête pas. Quand je commence quelque chose, je ne peux pas m’arrêter. Donc, je passe ma journée, deux jours, trois jours. Et donc j’ai toutes ces phrases et en général j’ai pas encore la musique. Donc une fois que j’ai toutes ces phrases, j’attends de voir les instrumentales que les gars ont faites. Et je vois laquelle collerait le mieux. Et là, je commence à essayer de placer le bon pattern et le bon nombre de mots. Et là, je mets tout en ordre.

OK, intéressant. Est-ce qu’il s’est passé quelque chose d’inattendu pendant la création de l’album qui a influencé le résultat final ?

Rachel : D’inattendu. Je pense que nous, tout, ce qui est marrant, c’est qu’au fur et à mesure qu’on écrivait, il y avait toujours des petits événements, des petits trucs. Donc par exemple c’était pas du tout prévu que Julien de Benighted chante dedans. En fait, je ne sais pas. Non, rien de spécial, d’inattendu, mais au fur et à mesure, il y a toujours des nouvelles choses. Donc c’est pour ça que ça a pris un peu de temps parce que vu que c’est vraiment tout personnel, on voulait vraiment faire au mieux.


Ça se comprend. Un peu plus profond, tu as souvent parlé de la place des femmes dans la scène metal. Au fil des années tu as vu une évolution, ou est-ce qu’il y a encore beaucoup à travailler sur ce plan-là ? (rires)

Rachel : Est-ce que tu as vu ma story d’hier ? (rires)

Ah non désolé, on ne te suit pas encore ton compte perso (rires)

Rachel : Alors, c’est très drôle. (rires) Alors, c’est pas la place de la femme, mais j’ai, encore une fois, je me suis connectée, je regarde, j’ai posté une vidéo et un des premiers commentaires, c’était : “Je suis rentrée chez moi et j’ai retrouvé une montagne de vaisselle pas faite.” Voilà. Donc ça répond. Les gens ne changent pas. Et il y a quand même un bon 20% de commentaires négatifs et de trucs sexistes. Bon après, il y a beaucoup beaucoup de gens qui soutiennent, etc. Donc ça pèse dans la balance, mais le reste, t’as vraiment l’impression que les gens, ils sont butés. Et même, j’ai posté ça et j’ai marqué : “On me demande souvent si les mentalités ont changé. Voilà la réponse“. Et quelqu’un répond, parce que j’ai répondu, j’ai dit : “Bah, il serait temps de grandir si tu peux pas faire ta vaisselle tout seul“. Et là, quelqu’un qui s’énerve et qui me dit : “Ce sera à toi de grandir et de pas répondre aux gens“. Alors si on ne répond pas, on fait quoi en fait ? (rires) Alors non, je passe pas ma vie à répondre aux gens parce qu’on n’est pas là pour les éduquer, mais en fait, il faut quand même constamment les exposer parce que non, ça n’évolue pas. Et même ! Il y a des concerts où on joue et j’en parlais avec ma copine, qui est aussi chanteuse. Des fois, quand on est là, on est sur scène parce que voilà, c’est les balances. On est là pour installer notre matériel et en fait, on nous regarde en mode : “Eh euh, qu’est-ce que tu fais sur scène ? T’es en plein milieu, dégage“. Alors que voilà.

Ah oui à ce point-là…

Rachel : Ben ça arrive, ça n’arrive pas tout le temps, mais ça arrive. Et si c’est un gars, ben on va pas lui dire ça quoi. Et moi, plusieurs fois, on me dit : “Sorry, sorry, t’es au milieu” nanana. Ben non, en fait, je suis là pour installer mes trucs. Donc voilà. Et je pense que oui, parce que t’es une femme, des fois, ils continuent à nous traiter comme ça. Mais heureusement dans le milieu des concerts etc., c’est pas tout le temps vraiment, heureusement. Mais voilà. (rires)

C’est quand même fou que quelqu’un te reprenne pour le fait que tu installes ton matériel pour jouer. S’ils savaient déjà qui était à l’affiche, bon ça aurait peut-être aidé. (rires)

Rachel : Ouais, et je me demande si des fois, ils savent hein ! Mais des fois ils ont pas peur. Mais bon, heureusement, ça reste quand même rare, mais voilà, ça arrive.

Et à ton avis, qu’est-ce qu’il pourrait faire changer ce genre de comportements ? Même si on pense pas qu’il y ait vraiment de solution miracle. (rires)

Rachel : Eh, c’est une très bonne question. Heureusement, mon groupe est très suportif et eux, justement, quand il y a quelque chose comme ça qui arrive ils n’hésitent pas à me dire : “Ben non, ben viens, en fait, fais ça, fais ci“. Donc quand t’es entouré des bonnes personnes, ça aide déjà. Et après moi, voilà, c’est vrai que quand je fais un concert ou quoi, je mets mon espèce d’armure et j’en ai rien à faire si les gens pensent que je suis pas sympa ou quoi, parce que j’essaie de rester très froide et très pro etc. Parce que si tu commences à être amicale, des fois, les gens, tu leur donnes la main et ils te prennent le bras en fait hein. Donc maintenant, je m’en fiche de ce que les gens pensent et je reste vraiment dans ma zone et froide. C’est triste mais ouais. (rires)


Si ça fonctionne c’est mieux pour toi. En parlant de live justement… Quel morceau de Exuvia tu as le plus hâte de jouer en live ?

Rachel : J’étais vraiment très contente de jouer “Oxygen”. Et sinon, là, on a pour la première fois joué “Exuvia”. Et je crois que c’est un de mes préférés live. Vraiment, j’adore “Exuvia” parce qu’il y a vraiment de tout dedans. C’est groovy, c’est brutal, il y a un peu de clair. Ouais, c’est mon préféré.

D’accord, et à l’inverse est-ce qu’il y a un titre de cet album qui va surprendre les gens en live ?

Rachel : Surprendre en live. Je pense pas que ça va surprendre les gens en live. Celle qui est différente pour les gens en live, qui marche bien, c’est “Pick Your Fighter”. Parce que du coup, c’est une grosse chanson pour faire la fête en fait. Et du coup, à chaque fois, je vais dans la fosse et j’attrape tout le monde et j’essaie de danser avec les gens, j’essaie de vraiment partager un moment.

OK, et est-ce que tu as un rituel mental avant de monter sur scène ? Parce qu’on imagine que ça doit être assez prenant.

Rachel : Euh, non, je suis en angoisse absolue. (rires) Je suis une très grosse stressée de la vie. Et en fait, le truc, c’est qu’on est toujours en train de courir partout, donc j’ai jamais le temps de me poser, malheureusement. Donc j’essaie vraiment d’avoir juste cinq minutes… Et mental ? J’arrive pas à avoir de rituel mental parce que je cours partout et je suis quelqu’un de très désorganisé. (rires) Genre, par exemple, j’oublie de mettre mes in-ears et je m’en rends compte deux minutes avant. Mais ça serait bien que j’aie un rituel mental. Je suis incapable, je suis partout. Ma tête est partout. (rires)

OK, on avait préparé des questions un peu plus fun et légères qui changent un peu que juste de la promo si ça te va ?

Rachel : Ouais.

Peut-être une question un peu difficile à répondre mais si Exuvia était un plat, ce serait lequel ?

Rachel : L’album, tu veux dire ? (rires) Oh, si c’est moi qui fais les plats, ben je dirais une salade, une salade mixte. (rires) C’est une salade mixte avec tout, tout, tout, tout. Parce que de toute façon, c’est tout ce que je mange. Je mange tous les jours de la même chose, des salades avec tout ce qu’on peut trouver et tout, ouais. (rires)

(rires) OK, et le truc le plus absurde ou chaotique qui te soit arrivé en tournée ?

Rachel : C’est toujours la même chose qui m’arrive en fait. C’est pas drôle du tout. C’est juste que j’oublie de mettre mes in-ears. Et avant de monter sur scène, ben je vais faire pipi. Alors en fait, là, je me rends compte qu’il faut se réhabiller et remettre les in-ears en dessous des vêtements. Et donc, je suis très souvent en retard. Très souvent. (rires)

[(rires) Et si tu pouvais partir en tournée avec trois groupes, morts ou vivants, tu choisis qui ?

Rachel : Autre bonne question ! J’aimerais beaucoup jouer avec Walls Of Jericho, parce que je trouve que c’est une énergie incroyable. Et euh… tu sais quoi ? C’est le genre de question où j’y pense souvent et je me dis : “Ah ouais, ça” . Et à chaque fois, j’oublie. (rires) Mon Dieu, mais qu’est-ce que j’écoute comme musique ? Je sais même pas ce que j’écoute. J’ai une mémoire horrible. Walls Of Jericho. Non, je suis très nulle à ça. Attends… C’est tout moi ça parce que j’ai ce truc où je panique quand je commence à réfléchir et que je trouve pas. C’est pour ça que “Oxygen” en fait. Quand je pense à un truc, j’ai plein de trucs qui viennent dans la tête et je n’arrive pas à réfléchir. Et là, c’est le cas.

Quel est l’artiste non metal que tu adores ? S’il y’en a un.

Rachel : Oh ! Eh ben non, parce que j’écoute même pas de non metal, en fait. Qu’est-ce que j’écouterais moi, sinon ? On n’a qu’à dire Nâdiya ? (rires) J’écoute pas de non metal. Quand j’écoute du metal plus léger, j’écoute du Leprous ou du Karnivool, mais ça reste du metal. Je crois que j’arrive pas à écouter de non metal.

OK old school (rires) et si Exuvia était un film d’horreur ce serait quel genre de film ?

Rachel : Je ne regarde pas de films d’horreur. (rires) J’ai trop peur. Je suis vraiment trop sensible. Désolée. (rires) j’ai regardé qu’un seul film d’horreur, c’était une série. C’est le seul truc que j’ai regardé parce que je me force. J’ai trop peur. (rires)

Ah alors la question suivante va peut-être poser problème. (rires) Parce que c’était : lequel des membres du groupe Cage Fight serait le plus susceptible de mourir en premier dans un film d’horreur ? (rires)

Rachel : (rires) Je pense que ça serait James. Parce que James, il est aussi bordélique que moi et on renverse tout. Et si c’est pas James, c’est moi en fait, parce que je me suis déjà électrifiée trois fois. (rires) Je pense que c’est moi. Je me suis fait renverser par une voiture il y a un an et demi, deux ans. Non, c’est moi en fait. (rires) C’est peut-être pour ça que je regarde pas de films d’horreur (rires)


Ah oui quand même (rires) je comprends mieux. Dernière question : notre média s’appelle RockUrLife, donc qu’est-ce qui rock ta life ?

Rachel : Oui. Je crois que j’ai une vie très rock parce que je suis quand même une tatoueuse. Donc vraiment… J’ai une liberté incroyable dans tout ce que je fais. Je fais mon tattoo, mon sport. Je pourrais pas vivre si je faisais pas de sport et de dessin, de tattoo, en fait. Tout ce que je fais, c’est créatif.

Techniquement c’était la dernière question. Est-ce que tu veux rajouter quelque chose en plus que tu aurais aimé parler dans cette interview ?

Rachel : Ah non, j’aimerais juste que les gens checkent notre album et j’espère que ça leur plaira et que ça leur parlera et qu’ils viennent nous voir cet été en festival. On a Motocultor Festival, Sylak Open Air, Extreme Fest. On en a six en France, normalement il y en a pour tout le monde. (rires)


Site web : facebook.com/cagefightldn

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