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MACHINE HEAD @ Olympia (02/05/26)

Ce samedi 2 mai 2026, les lettres rouges de l’Olympia s’illuminent pour les légendes de la Bay Area : Machine Head. Pas de quartier, pas de répit, trois heures de cardio intensif. Un marathon sonore que l’on n’est pas près d’oublier. RockUrLife vous replonge dans la fournaise.

An Evening with Machine Head

19h30 : l’Olympia, sold out, n’attend qu’une étincelle pour s’embraser. L’intemporelle “Bohemian Rhapsody” se propage dans la salle, reprise en chœur par un public déjà en ébullition. Et oui ! Un premier circle pit d’échauffement se forme. Puis, sans prévenir, noir total… Les premières notes de “Imperium” résonnent et le mythique “Hear me now” lance officiellement les hostilités.

Ouvrir avec “Imperium” c’est une valeur sûre ! En quelques minutes la fosse est déjà en nage. C’est un avant-goût parfait de ce qui nous attend : des riffs à s’en dévisser la nuque, des mélodies transcendantes et des refrains scandés par des centaines de voix. La soirée sera sans aucun doute grandiose.

Un voyage dans le temps

Cela faisait quatre ans que MACHINE HEAD n’était pas passé par la capitale, et le public compte bien rattraper le temps perdu. Pour ce grand retour, le groupe déroule une setlist d’anthologie qui balaie toute sa discographie, des classiques de Burn My Eyes aux hymnes récents de UNATØNED.

Et très vite la machine se met en marche avec l’incendiaire “Ten Ton Hammer” suivi de la déflagration ultra-rapide de “CHØKE ON THE ASHES OF YØUR HATE”. La fosse, elle, ne demande qu’à se défouler, et un circle pit démentiel engloutit la salle jusque dans ses moindres recoins.

Sans reprendre son souffle, l’Olympia suit au doigt et à l’œil les consignes de Robb Flynn, qui lui laisse le choix entre la catchy “Blood For Blood” et l’explosive “Aesthetics Of Hate”. C’est cette dernière qui l’emporte, déclenchant un nouvel élan de cardio en hommage à Dimebag Darrell, dont la silhouette s’affiche sur l’écran géant.

Une union scellée 

Pourtant, au milieu de ce chaos maitrisé, Robb Flynn s’accorde une parenthèse plus calme. Seul en scène, il revient avec émotion sur les live sessions acoustiques lancées avec Jared MacEachern pendant la pandémie, qui ont permis de revisiter plusieurs morceaux. Ce soir, “Circle The Drain” et “The Darkness Within” résonnent en version acoustique, dans une intensité rare.

Mais pas question de laisser la tension retomber trop longtemps. L’énergie repart de plus belle avec les singles “ØUTSIDER” et “BØNESCRAPER”, qui confirment que les morceaux du dernier opus sont déjà devenus incontournables.

Brutalité, intensité, fraternité 

Chez Machine Head, les titres ne trompent jamais. “Bulldozer” porte parfaitement son nom avec son riff massif qui retourne littéralement la salle. Même constat pour la dansante “The Blood, The Sweat, The Tears”, véritable hymne à la sueur parisienne qui fait suinter les murs.

Côté visuel, on prend aussi une vraie claque. Une rosace flamboyante aux couleurs vives habille l’intro de “Slaughter The Martyr”. Le tube “Locust” est accompagné d’une nuée de criquets verts néons rappelant la cover d’Unto The Locust. On assiste à un show immersif, où chaque morceau devient un tableau vivant.

Le sacre final

Mais après près de trois heures intenses, le concert amorce lentement sa conclusion, sans pour autant relâcher la pression. La puissante “From This Day” déclenche une valse chaotique de mosh pits et de stage divings. Puis arrive la tant attendue “Davidian”, et son “Let freedom ring with a shotgun blast“, qui prouve que le public parisien déborde encore d’énergie.

Dans un dernier instant de partage, Robb Flynn porte un toast à la salle avant de lancer son gobelet vers le balcon. Le trophée est attrapé par un duo pas comme les autres : un père et son jeune fils, remarqués par le frontman pour leur énergie inépuisable tout au long du show. Mais il est temps de clore cette célébration. L’ultime “Halo” résonne sous une pluie d’étincelles qui illumine l’Olympia une dernière fois avant que le groupe ne quitte la scène sous une standing ovation monumentale.

Ce soir, Machine Head a refait l’histoire. En enchaînant les tubes, le groupe a fédéré toutes les générations présentes dans la salle. C’est une soirée où on a chanté, headbangé et sué ensemble, dans une connivence totale avec le groupe. Et c’est en cela que Machine Head reste l’un des piliers incontestés du thrash moderne.

Machine Head Setlist L'Olympia Bruno Coquatrix, Paris, France, An Evening With Machine Head EU/UK 2026

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Lucie Allet
Tombée dans la marmite du metal dès mon plus jeune âge, je l’aime sous toutes ses formes et j’essaie de transmettre sa passion, sa force et sa sincérité dans mes chroniques.