
À peine quelques mois après avoir marqué les esprits avec l’EP King Of Terrors, PRESIDENT enclenche déjà la vitesse supérieure. Le mystérieux collectif masqué britannique dévoile “Angel Wings”, premier single de 2026 et toute première sortie sous la bannière d’Atlantic Records. Un morceau qui ne se contente pas de poursuivre l’ascension fulgurante du groupe : il inaugure officiellement une nouvelle ère !
Depuis son apparition remarquée en 2025, PRESIDENT cultive le mystère avec une précision chirurgicale. Masques de latex, esthétique religieuse détournée, communication millimétrée et storytelling assumé : le projet a su transformer l’ombre en lumière. L’EP King Of Terrors, paru en septembre dernier, avait posé les bases d’un univers mêlant metal moderne, envolées mélodiques et textures électroniques industrielles. Une carte de visite suffisamment percutante pour propulser le groupe sur les line ups de festivals avant même d’avoir une discographie étoffée, mais aussi pour l’embarquer en tournée aux côtés de poids lourds comme Bad Omens et Architects.
Avec “Angel Wings”, PRESIDENT affine encore sa formule. Synthés frémissants, beats programmés nerveux, riffs djent caverneux et refrains vertigineux s’entrelacent dans un écrin plus maîtrisé, plus dense, plus ambitieux. Le morceau semble prolonger l’ADN de King Of Terrors tout en le poussant vers une dimension plus introspective. Là où le premier EP sonnait comme une déclaration d’intention, ce nouveau single s’apparente à une profession de foi.
Le frontman, toujours dissimulé derrière son masque, éclaire l’intention du titre : ““Angel Wings” reflète une quête de rédemption spirituelle et la volonté de recommencer. Il marque l’ouverture d’un nouveau chapitre. En son cœur, la chanson parle de garder près de soi ceux qui comptent le plus, tout en restant insensible aux détracteurs.” Une déclaration limpide qui répond aussi aux critiques ayant accompagné l’ascension météorique du groupe. Accusé par certains d’être un simple produit calibré ou comparé un peu trop vite à d’autres formations masquées, PRESIDENT semble choisir la hauteur plutôt que la polémique.
La vidéo renforce cette dimension narrative. On y observe le chanteur à travers un judas, enfermé dans une pièce aux murs de pierre, oscillant entre sourire inquiétant et grimace fiévreuse. Ailleurs, le groupe investit des salles de bal désertes et des mausolées austères, tandis qu’une silhouette ailée traverse l’écran comme une apparition. En filigrane, un message : “Certains portent des masques pour se cacher; d’autres pour être libres.” Une phrase anonyme qui résonne comme une clé de lecture du projet tout entier.
Le teasing avait d’ailleurs préparé le terrain. Une courte séquence montrait un enfant dans un château sombre, entouré de dessins éparpillés au sol, alors qu’une figure ailée semblait passer devant la fenêtre. Une légende glaçante apparaissait : “Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?” Un vers qui laissait entrevoir les thématiques religieuses et existentielles explorées sur le morceau, dans la continuité des questionnements déjà amorcés autour de la figure du “Père” et du divin.
Cette sortie marque également le début officiel de l’aventure avec Atlantic Records, sans que les contours du contrat ou d’un éventuel album ne soient encore précisés. Sur les réseaux et dans leur newsletter, un message revient : “Un an plus tard, un nouveau mandat commence.” Un clin d’œil évident à l’imaginaire présidentiel qui structure tout le projet. La campagne continue, et elle prend de l’ampleur.
Alors que PRESIDENT s’apprête à repartir sur les routes, notamment en Amérique du Nord aux côtés de Bad Omens, “Angel Wings” agit comme une relance stratégique parfaitement orchestrée. Plus qu’un simple single, c’est une pierre angulaire dans la construction d’un univers qui ne cesse de s’étoffer.
En à peine un an, PRESIDENT est passé du statut de curiosité masquée à celui d’acteur incontournable du metal alternatif britannique. Avec “Angel Wings”, le groupe ne cherche pas seulement à confirmer l’essai : il redéfinit son horizon. Plus mature, plus affirmé et toujours aussi insaisissable, PRESIDENT ouvre un nouveau chapitre dont on devine déjà qu’il ne se contentera pas d’un simple mandat.






