
La flamme est-elle en train de changer de main ? Depuis quelques heures, la planète metal retient son souffle. Arch Enemy a déclenché une vague de spéculations massives en laissant entrevoir un possible retour de son ex-frontwoman Angela Gossow. Un simple teaser, un blackout coordonné et un mystérieux “2026” ont suffi à embraser les réseaux. Coïncidence savamment orchestrée ou véritable réunion en préparation ? Tous les voyants semblent au rouge !
Tout commence par une opération digitale millimétrée. Le groupe suédois et Angela Gossow ont simultanément supprimé leurs publications Instagram, remplacé leurs photos de profil par un écran noir et partagé la même vidéo énigmatique : une silhouette encapuchonnée brandissant une torche enflammée, surplombée d’un unique message : “2026“. Dans la publication, sont identifiés Michael Amott, Joey Concepcion et Daniel Erlandsson… ainsi qu’Angela Gossow. Un détail loin d’être anodin. En parallèle, le site officiel du groupe affiche désormais un écran parasité accompagné du message : “Reconnexion – veuillez patienter“. Difficile de faire plus explicite sans officialiser.
Cette agitation intervient quelques mois seulement après l’annonce du départ d’Alissa White-Gluz, officialisé le 23 novembre 2025. Le groupe déclarait alors : “Arch Enemy et la chanteuse Alissa White-Gluz ont décidé de se séparer. Nous sommes reconnaissants pour le temps et la musique partagés et lui souhaitons le meilleur. Là où il y a une fin, il y a aussi un commencement. Rendez-vous en 2026.” De son côté, la chanteuse confiait : “Après douze ans au sein d’Arch Enemy, nos chemins se séparent. Je serai éternellement reconnaissante envers les milliers de fans incroyables rencontrés en route.“
Arrivée en 2014 pour succéder à Angela Gossow, White-Gluz avait enregistré quatre albums avec le groupe, dont le récent Blood Dynasty, marquant une période de succès commercial inédit pour la formation. Ironie du sort, en annonçant son propre départ en 2014, Gossow écrivait à l’époque : “Même si j’ai adoré mon parcours avec le groupe, il est temps pour moi de passer à autre chose, de me consacrer à ma famille et à d’autres projets.” Elle précisait néanmoins rester manager du groupe et ajoutait : “Je passe le flambeau à la super talentueuse Alissa White-Gluz, que je connais comme une amie chère et une chanteuse exceptionnelle depuis de nombreuses années. J’ai toujours pensé qu’elle méritait une chance de briller – et elle l’a désormais. Tout comme j’ai eu cette chance en 2001.“
Le symbole du flambeau, justement, n’a rien d’innocent dans le teaser publié cette semaine. Une torche levée vers le ciel. Une date. Une mention explicite de Gossow. Le parallèle est presque trop parfait pour être accidentel. D’autant que la chanteuse allemande, qui a dirigé le groupe vocalement de 2000 à 2014 et marqué des albums majeurs comme Wages Of Sin ou Khaos Legions, n’a jamais totalement quitté l’orbite d’Arch Enemy, assurant depuis plus d’une décennie la gestion du groupe en coulisses.
L’hypothèse d’un retour prend ainsi une dimension presque circulaire, comme si l’histoire était sur le point de se refermer sur elle-même pour mieux se réinventer. Johan Liiva, prédécesseur de Gossow, a d’ailleurs récemment clarifié qu’il ne serait pas concerné par un éventuel comeback, déclarant : “Je suis aussi surpris que vous tous. Je pense qu’Alissa était parfaite pour Arch Enemy. Le mystère demeure.”
Mystère, peut-être, mais stratégie parfaitement huilée, assurément. Arch Enemy n’a jamais laissé le hasard dicter son storytelling. En attendant une annonce officielle, une chose est certaine : 2026 s’annonce comme l’année d’une nouvelle ère. Ou d’un retour aux sources.
Si la torche revient bel et bien entre les mains d’Angela Gossow, ce serait plus qu’un simple changement de line up. Ce serait un chapitre qui se referme pour mieux renaître, une boucle bouclée pour l’un des poids lourds du death metal mélodique. La flamme vacille, mais elle n’a jamais semblé aussi vive.






